vendredi 28 juillet 2017

Springald

Auteur : Kazuhiro Fujita
Editeur : Ki-Oon Seinen
Parution : Septembre 2016
Pages : 248

Résumé :

Au cœur de Scotland Yard, le Black Museum conserve secrètement les pièces à conviction des enquêtes liées aux pires criminels du pays, dont le mystérieux Jack Talons-à-Ressort…

Londres, 1837. Un monstre aux jambes immenses, à la bouche en feu et aux griffes acérées apparaît la nuit pour déchirer les vêtements d’innocentes jeunes filles avant de s’enfuir en sautant de toit en toit, ne laissant derrière lui que l’écho d’un rire aigu aux accents de folie… Son surnom : Jack Talons-à-Ressort !

Le criminel disparaît de lui-même au bout de six mois… avant de refaire la une des journaux trois ans plus tard. Mais cette fois, pour meurtre ! Ce qui avait des allures de farce a pris un tour macabre : les victimes, toutes des femmes, sont retrouvées éventrées... L’inspecteur James Rockenfield, connu pour ses méthodes d’investigation brutales, s’est juré de mettre la main sur l’insaisissable Jack. Hélas, l’enquête se corse lorsque les indices le mènent aux portes du manoir d’un des nobles les plus fortunés du pays…

Kazuhiro Fujita revisite avec brio le mythe de Jack Talons-à-Ressort, une des légendes urbaines les plus populaires de l’Angleterre du XIXe siècle ! Entre faits réels, dark fantasy et steampunk, laissez-vous entraîner dans l’univers sombre du premier récit de la collection “Black Museum” !


Mon avis :

Kazuhiro Fujita fait partie de ces mangakas que j'adore. Je vous ai déjà parlé plus d'une fois de son extraordinaire série Moonlight Act (foncez dessus !!!) d'ailleurs. A présent, l'éditeur Ki-Oon sort une autre série de l'auteur, The Black museum.

Springald est un one-shot qui revient sur une légende oubliée du XIXe siècle, celle du Spring-heeled Jack, autrement dit Jack Talons-à-ressort. Doté d'une ambiance sombre, ce manga pour adulte se révèle passionnant et haletant ! L'enquête visant à découvrir qui se cache derrière le masque de Jack déborde de rebondissements en tous genre. Surtout lorsque les actions de Jack Talons-à-ressort, qui pouvaient être assimilées à de simples farces, deviennent plus violentes, apportant son lot de cadavres. Est-ce le même Jack qu'il y a trois ans ?...

La mise en scène est très dynamique mais surtout, les dessins de Fujita sont toujours aussi bons, expressifs et complètement dingues et les scènes d'action sont à couper le souffle. J'ai retrouvé toutes les qualités que j'avais appréciées dans Moonlight Act dans ce manga, pour mon plus grand plaisir. C'est simple, je l'ai lu d'un trait tellement j'étais accroché dedans. Ce mec est un génie, un artiste qui possède un talent immense en dessin, mais aussi en composition et en cadrage. Son travail m'inspire énormément.

Sachez aussi qu'il y aura une autre histoire dans la série The black museum, qui s'appellera Ghost and the lady, en deux tomes, dont le premier est paru chez le même éditeur le 27 avril dernier, et que je lirai assez vite. Une histoire qui reviendra sur la légende urbaine de l'homme en gris, célèbre fantôme du théâtre londonien de Drury Lane ayant sévi durant plus de cent ans...


samedi 22 juillet 2017

Les Outrepasseurs, tome 3 : Le libérateur

Autrice : Cindy Van Wilder
Editeur : Gulf Stream
Parution : 2015
Pages : 347

Résumé :

Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...

Mon avis :

Voici enfin la troisième aventure de Peter et des Outrepasseurs, une saga que j'ai commencée il y a un an environ et que j'aime savourer. Bon, comme vous vous en doutez, je risque de spoiler un peu, donc si vous n'avez pas lu les premiers tomes, ouste !

Ce qui est bien avec l'écriture de Cindy, c'est qu'elle a cette facilité à nous embarquer dans ses histoires en quelques lignes. Et son univers, teinté de magie sur fond de contes, ça me parle, ça me plait. Je ne connais pas sa recette, mais je souhaite qu'elle continue à la cuisiner comme ça, car jusqu'ici je n'ai aucune déception !

Le seul hic que j'ai eu avec ma lecture, c'est que j'étais un peu perdu avec le nom de certains personnages. C'est de ma faute car j'ai laissé passer un peu trop de temps depuis ma lecture du tome 2, mais au bout de quelques chapitres, j'ai réussi à remettre de l'ordre dans mon petit cerveau. Mais sinon, je suis bien revenu dans cet univers si particulier, j'ai retrouvé cette délicatesse, cette force que j'avais déjà ressentie auparavant.

Et cette fin, poétique, belle, puissante. Il est peu courant qu'un auteur arrive à offrir une fin vraiment satisfaisante à son œuvre, mais n'ayez crainte, Cindy le fait avec brio. J'étais triste et content à la fois. De plus, à chaque début de chapitre se trouve un morceau d'une histoire parallèle tout aussi plaisante à suivre. Et une fois que tout se rejoint, on comprend, on saisit tout de l'histoire des Outrepasseurs et des fés, tout est logique. Ces trois tomes se complètent, mais sachez qu'un quatrième - et dernier - tome est paru il y a peu, tome que j'ai déjà en ma possession.

Les Outrepasseurs est une saga à l'histoire complexe et bien ficelée, agrémentée de personnages incroyables, et qui saura vous accrocher durant des heures. Le talent de Cindy Van Wilder n'est plus à prouver et j'attends avec impatience ses prochains écrits. Coup de coeur, de nouveau !


mercredi 19 juillet 2017

Ça aussi, ça passera

Autrice : Milena Busquets
Editeur : Gallimard/Folio
Parution : 2015/ 6 avril 2017 (poche)
Pages : 192

Résumé :

C'est l'été, la saison préférée de Blanca. Après le décès de sa mère, elle quitte Barcelone pour s'installer dans la maison de vacances familiale de Cadaqués. Sur cette terre riche des souvenirs de son enfance, sous le soleil de la Méditerranée, elle cherche l'apaisement. Mais elle ne part pas seule, une troupe disparate et invraisemblable l'accompagne : ses deux ex-maris, les fils qu'elle a eus d'eux, ses amies Sofía et Elisa, son amant Santi et, bien entendu, sa mère défunte, à qui elle ne cesse de parler par-delà la mort, tant cette disparition lui semble difficile et inacceptable. Les baignades, les promenades en bateau et les siestes dans le hamac vont se succéder, tout comme ces longs dîners estivaux au cours desquels les paroles s'échangent aussi facilement que les joints ou les amours. Les souvenirs affleurent alors, faisant s'entrelacer passé et présent. Blanca repense à cette mère fantasque, intellectuelle libre et exigeante, qu'elle a tant aimée et tant détestée. Elle lui écrit mentalement une lettre silencieuse et intense dans laquelle elle essaie de faire le bilan le plus honnête de leur relation douloureusement complexe. Elle lui dit avec ses mots tendres, drôles et poignants que face à la mort elle choisit l'élégance, la légèreté, la vie. Elle lui dit qu'elle choisit l'été et Cadaqués car elle sait que ça aussi, ça passera.

Mon avis :

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat sur Livraddict, en collaboration avec les éditions Folio, et je les en remercie.

Le pitch m'a beaucoup plu, il m'envoyait l'idée qu'on allait parler de reconstruction, d'amitié et de découverte. J'en ai eu un peu, mais au final ce roman m'a surpris de par son propos et son écriture.

Blanca a donc perdu sa mère. Leur relation n'était pas parfaite, on peut parler d'amour-haine. Pourtant, ce décès a un impact fort sur l'héroïne, et tout le livre est une sorte de lettre qu'elle adresse à sa défunte mère, un peu comme une lettre d'adieu. Un moyen comme un autre de passer ce cap difficile, pour se vider l'esprit, pour revivre certains souvenirs et parler d'événements passés ou présents et de choix de vie. Et pour Blanca, un autre moyen de traverser cette épreuve est de mener une vie frivole, emplie de séduction et de sexe.

Le problème, c'est que Blanca se comporte comme une adolescente capricieuse, une princesse trop gâtée, qui laissera de coté ses amis et ses enfants pour paresser ou encore passer des moments intimes par-ci par-là, et ira jusqu'à flirter avec le copain de l'une de ses amies... et ça ne l'a pas trop fait avec moi. Je l'ai trouvée insupportable et irresponsable. Tout doit se centrer sur sa personne, et ça l'a fait au point où j'ai fini par ne plus trop m'y retrouver dans le nom des personnages qui l'entouraient, entre ses enfants, ses ex-maris et autres conquêtes. C'est vraiment dommage car j'aurais aimé explorer plutôt d'autres voies, et voir Blanca se redresser, taper du pied et repartir de plus belle.

La plume de l'autrice est agréable et nous fait voyager dans différents paysages d'Espagne. Cependant, j'ai trouvé qu'elle s'attardait parfois trop sur des descriptions pas toujours utiles et alourdissant ma lecture. Le livre est néanmoins court et se lit donc assez vite.

Une petite déception, due à une héroïne trop égoïste et attachante et qui n'évolue pas. C'est dommage car l'idée de base est prometteuse.

mardi 18 juillet 2017

Apprentie sorcière, tome 1

Auteur : James Nicol
Editeur : Gallimard Jeunesse
Parution : 30 mars 2017
Pages : 416

Résumé :

Arianwynn, 15 ans, apprentie sorcière, est engagée par le maire de Lull. Les habitants l'attendent de pied ferme pour combattre les esprits maléfiques. Chasser des morvillards de la cuisine des voisins, défendre son amie Sally contre un dangereux rampeur : les missions ne manquent pas ! Mais, malgré l'œil bienveillant de Mme Delafield, sa tutrice excentrique, rien ne se passe comme prévu : une force mystérieuse perturbe ses sorts... Les premiers pas fracassants d'une héroïne gaffeuse et déterminée dans un village bordé d'une forêt enchantée.

Mon avis :

Après avoir relu le premier tome de la saga Harry Potter, j'avais envie de rester dans un univers à base de sorcellerie et de mystères avec une ambiance bon enfant, et c'est sans hésitation que je me suis tourné vers Apprentie sorcière, qui promettait de m'offrir ce que j'en attendais. Et vous savez quoi ? Je n'ai pas été déçu du tout !

L'univers proposé par James Nicol est intéressant : la magie et les sorcières sont connus des gens lambdas, et les services de ces dernières sont requis dans les différentes villes et villages des Quatres Royaumes. Il existe également des écoles qui forment de jeunes sorcières, et une fois leurs études terminées, elles doivent servir leur communauté durant vingt ans pour ensuite être nommées doyennes et pouvoir former d'autres apprenties.Quinze doyennes forment le Conseil des doyennes, qui gouvernent alors les sorcières de Hylund, Conseil dirigé par une doyenne supérieure.

Arianwyn, notre héroïne, est l'une de ces apprenties en fin de cursus. Lors de la cérémonie d'évaluation, la machine qui devait jauger ses compétences a eu un problème et la jeunne fille se voit remettre un badge de bronze en forme de lune, alors que les sorcières qui réussissent en reçoivent un en argent et en forme d'étoile. Malgré cet apparent échec, elle tente de garder la tête haute, surtout face à sa rivale Gimma, et se voit transférée au village de Lull pour y travailler ses capacités magiques. Ici, point de baguette magique, la magie s'utilise à l'aide de glyphes à dessiner du bout des doigts, les quatre principales représentant les éléments de l'eau, du feu, de la terre et de l'air, avec en plus une glyphe pour créer une boule d'énergie et une autre servant à bannir les créatures dans les ténèbres. Mais n'y a-t-il vraiment que ces glyphes-là ?...

Oui, j'ai beaucoup aimé ma lecture. La plume de l'auteur est fluide et simple, mais surtout entraînante. Les pages se tournent avec facilité, on a toujours cette envie d'avancer et de suivre les aventures de la jeune sorcière. L'histoire a ce coté "positif malgré les épreuves" que j'aime bien, avec aussi cette quête de confiance en soi et surtout, de courage et de dépassement. Arianwyn est un personnage fort attachant de part son caractère, elle a ses doutes, autant au niveau humain que sur ses capacités, mais elle arrive à se reprendre et à aller de l'avant.

James Nicol nous livre ici une aventure jeunesse pétillante et extrêmement prometteuse. Apprentie sorcière possède tous les ingrédients pour devenir une très bonne série et fera passer un excellent moment à tout lecteur qui s'aventurera parmi ses pages. La suite sort en 2018 et je me réjouis d'avance.

dimanche 9 juillet 2017

L'Epouvanteur, tome 07 : Le Cauchemar de l'épouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard Jeunesse
Parution : 2011
Pages : 350

Résumé :

" Je rêvais de Lizzie l'Osseuse... Elle trônait dans une grande salle. Le Malin se tenait à côté d'elle, une main posée sur son épaule. Des prisonniers hurlant de terreur attendaient d'être décapités, et le sol était rouge de sang. " La guerre. qui faisait rage au sud du Comté, a maintenant gagné l'ensemble du pays. A leur retour de Grèce. Tom Ward et John Gregory découvrent que les soldats ont mis le feu à la maison de Chipenden, réduisant en cendres la précieuse bibliothèque. De plus, pendant leur absence, les sorcières de Pendle ont libéré Lizzie l'Osseuse, que l'Epouvanteur avait enfermée dans une fosse. Rester dans le Comté s'avère trop dangereux. En compagnie de la jeune Alice, et des trois chiens, Griffe, Sang et Os, Tom et son maître s'embarquent pour l'île de Mona, gouvernée par le cruel lord Barrule. Seulement, ils n'y sont pas les bienvenus...

Mon avis :

Avertissement : ne lisez ceci que si vous avez lu les tomes précédents de la série car vous risquez d'être spoilé sinon.

Après les terribles événements du tome précédent, qui avait déjà pas mal chamboulé la vie de notre héros Tom Ward, Joseph Delaney n'en est pas resté là. En effet, à leur retour de Grèce, Tom, Alice et John Gregory découvrent que la guerre a avancé dans le pays et que leur maison a été incendiée par des soldats, détruisant également la précieuse bibliothèque de l'épouvanteur. Et comme pour retourner le couteau dans la plaie, la sorcière Lizzie l'Osseuse a été libérée par d'autres sorcières. Il est donc décidé que changer d'air serait plus raisonnable et la petite troupe, accompagnée par les trois chiens de feu Bill Arkwright, se rend sur l'île de Mona. Cependant, ils ne s'attendaient pas à un accueil aussi froid. Les habitants des lieux semblent ne pas apprécier l'arrivée du moindre étranger sur leurs terres et ils entendent bien le faire entendre...

Je dois tirer mon chapeau à l'auteur, qui arrive à chambouler le statu quo de son histoire de façon drastique dans ce volume. Au revoir, petit coin perdu de Chipenden, nous t'aimions bien. L'île de Mona est tout de suite moins attrayante, avec ses autochtones antipathiques et aux pratiques moyennageuses, surtout envers les personnes soupçonnées de traiter avec l'obscur. Je peux vous dire que j'ai grimacé quelques fois durant ma lecture, notamment lors d'un passage impliquant des tonneaux transpercés de pointes et une pente...

J'ai moins ressenti la menace du Malin dans ce tome, un point que j'avais apprécié dans les précédentes aventures de Tom, mais c'est assez bien compensé par les multiples menaces rencontrées au fil de l'aventure... et il faut bien l'avouer, je me suis demandé quelques fois comment nos protagonistes allaient se sortir de certaines situations tant elles semblaient sans issue ! Ajoutons à cela l'ambiance oppressante caractéristique de la série, et mise en oeuvre brillamment par l'auteur, et nous avons un roman qui vous fera hésiter à fermer complètement les yeux en éteignant la lumière, le soir dans votre lit.

Une nouvelle réussite, voilà ce que je peux en dire. Le monde de Joseph Delaney ne cesse de se dévoiler à nos yeux et continue à nous fasciner. Mais surtout, il reste imprévisible, et je suis vraiment impatient de lire les suites. Une série exceptionnelle !

lundi 3 juillet 2017

A la croisée des mondes, tome 2 : La tour des anges

Auteur : Philip Pullman
Editeur : Folio Junior
Parution : 2007
Pages : 423

Résumé :

Ayant franchi le pont entre les mondes édifié par Lord Asriel, son père, l'intrépide Lyra se retrouve dans la cité de Cittàgazze, la ville au-delà de l'aurore, où des spectres mangeurs d'âmes rôdent dans les rues, où les lointains battements d'ailes des anges résonnent au-dessus d'une mystérieuse tour. Mais Lyra n'est pas sans allié. Car le jeune Will Parry, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, a également pénétré dans cet étrange royaume par une porte magique. Ensemble, Lyra et Will vont entamer un périlleux voyage à travers les dimensions, et découvrir un secret mortel: un objet d'une puissance extraordinaire et dévastatrice. Mais à chaque étape de leur périple, ils se rapprocheront d'un danger plus funeste encore - et de l'incroyable vérité sur leur propre destinée...

Mon avis :

Je mérite une tape sur les doigts. Quand j'avais lu le premier tome de la trilogie A la croisée des mondes, l'an dernier, j'avais dit que je lirai la suite assez vite... et je ne m'y suis mis qu'un an pile plus tard. Mais je peux dire que je l'ai dévoré.

Ce tome 2 nous embarque dans un monde fort proche du notre, sans daemon. Nous y rencontrons un jeune garçon du nom de Will Parry, qui vit avec sa mère souffrant de problèmes mentaux. Le jeune garçon est à la recherche de son père et suite à une altercation, il tue un homme et se voit obligé de fuir. Il passe alors par une fenêtre qui l'amène dans un nouveau monde, quelque peu différent du sien. C'est là qu'il rencontrera Lyra et Pantalaimon qui viennent également d'un monde, aussi différent du sien que de celui dans lequel ils se trouvent. Notre héroïne est à la recherche de savants pouvant lui apporter des réponses sur la Poussière. Les deux enfants vont s'allier et s'entraider, et iront de découvertes en révélations. Mais ailleurs, Madame Coulter sillonne le monde à la recherche de sa fille...

Dès les premières pages, je me suis trouvé en terrain connu. La plume de Philip Pullman a ce petit quelque chose d'assez rare qui fait qu'on reconnait facilement son style, détaillé et riche tout en étant passionnant à lire. Sans parler de son univers, qui est décidément incroyable et fascinant et qui s'étoffe davantage dans cet opus ! Le mélange entre physique quantique et religion est toujours présent, l'auteur déborde d'idées et ça se ressent au fil de la lecture. Et comme je l'ai dit dans ma critique du premier tome, il ne prend pas ses lecteurs pour des idiots.

Contrairement au livre précédent, nous suivons plusieurs personnages selon les chapitres. Nous avons les deux héros, Lyra et Will, puis d'autres personnages secondaires qui prennent de l'importance, comme Lee Scoresby ou la sorcière Serafina Pekkala et chacun poursuit sa propre quête, et toutes ces histoires prennent tout leur sens et finissent par se rejoindre d'une manière ou d'une autre pour former un tout logique et palpitant !

Philip Pullman a encore réussi à m'emporter dans son univers avec brio. Oui, c'est un nouveau coup de coeur. Je suis impatient de lire la suite, et fin, de cette trilogie merveilleuse, surtout qu'au mois d'octobre sortira une nouvelle aventure se déroulant dans ce monde, et je ne peux que souhaiter y être happé de nouveau.