mardi 19 septembre 2017

Comme une pierre que l'on jette

Autrice : Hayat El Yamani
Editeur : Editions Persée
Parution : 17 octobre 2016
Pages : 163

Résumé :

En retrouvant par hasard son amour d’étudiante sur Facebook, Frida n’imaginait pas que tant de souvenirs remonteraient à la surface. Les photos et les actualités qui défilent font ressurgir dans sa tête admiration, frustration, et quantité de sentiments enfouis.

Elle ressent à nouveau l’intimité partagée vingt ans plus tôt, le doute, la jalousie, le renoncement. Alors elle rédige un message qui, comme une bouteille lancée à la mer, ramènera dans son sillage bien des surprises.

Un roman tout en douceur qui rappelle l’infime frontière entre l’amour et l’amitié. Loin des clichés de la littérature sentimentale, on oscille avec les personnages entre le passé et le présent. On rature et on réécrit l’histoire en même temps qu’on apprend à la connaître. Un écrin d’émotions pour une ode à la vie.


Mon avis :

Je remercie les éditions Persée et Livraddict pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

Si je devais résumer ce livre en quelques mots, je dirais que c'est l'histoire d'une retrouvaille, virtuelle. Car c'est en vagabondant sur Facebook et en passant de profil en profil que Frida trouve le profil de Clark, un garçon qu'elle a aimé, aujourd'hui devenu homme, marié et père de famille.

S'ensuit alors une lettre ouverte, de Frida à Clark, de tout ce qu'elle n'a pu lui dire. Ses souvenirs sont intacts, elle va jusqu'à se rappeler de minuscules détails concernant son ami, comme des habitudes ou des regards. Ce qui est d'autant plus dramatique car les sentiments n'étaient pas partagés, Clark la voyant comme une grande amie, lui préférant sa femme, Inès. 

Au travers de ses mots, Frida nous livre un récit plein de sentiments, d'abord de l'amour bien entendu, mais surtout de l'amitié, cette amitié qui est justement à la base de cette relation. La plume de l'autrice n'est pas désagréable, même si j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, notamment dans certaines descriptions. 

Et ce livre nous permet de nous demander, à l'instar de Frida : "Qu'est-ce que l'amour, au fond ?"
Bon, ne me regardez pas, je n'ai pas la réponse. De toute façon, je ne pense pas qu'il y en ait une seule, mais une par personne, chacun ayant sa propre interprétation de ce sentiment.

Une lettre ouverte qui permet au lecteur de découvrir un personnage qu'il ne connait pas, via son passé et sa relation avec la narratrice. Ce n'était pas inintéressant, mais j'ai préféré l'échange qui survient aux deux tiers du récit, une fois que la lettre a été envoyée. Il y a un échange sincère avec un nouveau personnage, que je ne dévoilerai pas. Comme une pierre que l'on jette est une lecture agréable, à lire emmitouflé dans son plaid dans une atmosphère cocooning.

lundi 18 septembre 2017

La lune est à nous

Autrice : Cindy Van Wilder
Editeur : Scrineo
Parution : 14 septembre 2017
Pages : 377

Résumé :

Max et Olivia n’ont pas grand-chose en commun. Max, solitaire et complexé, peine à s’intégrer dans son nouveau lycée. Olivia, sociable et hyperactive, vient d’être recrutée par la très populaire chaîne YouTube « Les Trois Grâces » et s’investit dans le milieu associatif. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est qu’ils sont en surpoids, et que le monde le leur fait bien payer. Lorsqu’ils se rencontrent, ils se comprennent instantanément. Et décident de réagir – chacun à sa manière. L’habit ne fait pas le moine, dit-on… Ni Max ni Olivia ne s’attend aux défis qu’ils vont rencontrer. Et si l’aiguille de la balance n’était pas le seul challenge ? Et s’il était possible de décrocher la lune, même après être tombé à terre… ?

Mon avis :

Un livre que j'attendais avec une grande impatience. Le synopsis m'a parlé, je savais que je me retrouverais quelque part dans cette histoire, et connaissant Cindy, je savais qu'elle ne me décevrais pas.

L'histoire d'Olivia et de Max, surnommé "Bouboule", ne peut pas laisser indifférent. Nos deux héros font partie de ces gens qui sont toujours critiqués en raison de leur poids, de leur différence, ils sont mis au rebut, on les regarde soit avec pitié, soit avec cet éclair de méchanceté caractéristique, et c'est un regrettable reflet de notre société.

Et ils ont chacun leur lot de problèmes : Max débarque en Belgique suite au divorce de ses parents et au déménagement de sa mère qui veut retrouver ses racines, et Olivia qui a perdu ses parents assez jeune et vit chez son oncle et sa femme. Max est gros et gay et ne se sent pas bien dans sa peau. Olivia assume davantage ses rondeurs et s'est même ouvert un compte Instagram sous le nom de Curvy Grace, et reçoit une offre incroyable : rejoindre la chaine Youtube "Les Trois Grâces". Une offre qui va lui attirer les foudres de trolls et autres cyber-harceleurs...

L'une des forces de ce livre se trouve dans la justesse de la plume de Cindy. A travers ses personnages, elle nous livre des situations qui sont vécues au quotidien par des milliers de gens, et je dois avouer que je me suis reconnu dans certaines de ces situations, ce qui a donné davantage d'impact à ce livre. Les moqueries, le harcèlement, les insultes, que ce soit "en vrai" ou virtuellement, ça laisse toujours des traces. Et ce roman nous montre qu'il faut garder la tête haute et ne pas laisser gagner cette haine, qu'il faut faire front et que nous ne sommes jamais seuls. Cindy nous redonne du courage, de la force. Elle nous délivre un message, qui dit que nous sommes comme nous sommes et que personne n'a le droit de nous juger sur ce que nous sommes. La lune est à nous déborde de justesse et de cette volonté de montrer que nous avons tous notre place sur Terre et que personne n'a le droit de nous dire le contraire !

Cindy aborde également le sujet du body shaming, notamment avec cet effroyable jeu Find your match qui consiste à laisser une intelligence (hum) artificielle donner un score à la beauté des candidats, le genre de concept qui me hérisse le poil. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la résolution, mais chuuut. L'autrice revient également sur les droits LGBT et les difficultés d'un coming out, entre autres. Des sujets qui sont toujours d'actualité, et qui encore une fois parleront à beaucoup de lectrices et de lecteurs.

La lune est à nous, c'est un livre qui à la fois nous fait l'effet coup de poing tant son histoire peut nous chambouler, mais c'est aussi un livre qui a un effet câlin, qui nous réconforte, nous les gens qui ont déjà été fissurés voire brisés par la haine gratuite. C'est un livre que je considère comme essentiel, car sa lecture ne peut que faire du bien. Je sais que ce genre de livre m'aurait beaucoup aidé à l'adolescence. Maintenant, il est là et il faut qu'il soit lu et qu'on en parle. Cindy, tu es une autrice en or, merci !!

Et c'est évidemment un coup de coeur, mais en doutiez-vous ?





jeudi 14 septembre 2017

Throwback Thursday #48 : T'es pas mon genre mais je t'ai quand même aimé


Salutations les pandas de tous poils ! C'est jeudi, ce n'est pas spaghettis mais le jour du Throwback Thursday livresque lancé par la fantastique BettieRose ! Le concept est de parler de lectures passées, sur un thème donné. Aujourd'hui, je vous parlerai d'une lecture dont le genre ne figure pas parmi mes favoris mais que j'ai tout de même aimé.


Ma réponse immédiate, c'est la série Queen Betsy, que j'ai découverte il y a au moins cinq ans maintenant. Queen Betsy, c'est de la Bit-Lit, un genre qui parlera de vampires. Autant vous dire qu'à l'époque, moi et les vampires, ça ne collait pas, principalement à cause des films Twilight qui ont surpopularisé le genre. On en voyait partout, c'était une véritable surdose, et je n'ai pas vraiment accroché aux films que j'ai vus, le premier et le dernier. Je n'ai pas d'avis sur les romans car je ne les ai pas encore lus, donc je ne dirai rien dessus.

Je me baladais donc dans les rayons de la Fnac avec une amie, qui me montre alors le premier tome de Queen Betsy et m'en parle tellement en bien que je finis par l'acheter, me disant "on verra bien".

Je l'ai dé-vo-ré.

Voici le synopsis du premier tome, pour vous faire une idée :

Mourir, ça fait réfléchir ... Par exemple, cette semaine, j'ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident, et quand je me suis réveillée à la morgue, j'étais devenue vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m'habitue à mon nouveau régime liquide.... Aucun problème. Mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoirs, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu'ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non ...

C'est bien simple, ce livre m'a fait rire aux éclats, il m'a fait rencontrer une héroïne atypique, parfois agaçante mais souvent adorable et sympathique malgré ses nombreux défauts. Les bases de son univers sont posées dès ce premier livre et s'étendent, se développent avec les suites qui ne manquent pas de rebondissements. Chaque tome m'a donné le sourire aux lèvres, c'était toujours une joie de me replonger dans ce drôle de monde peuplé de fantômes, de loups-garous ou encore de Satan elle-même ! 

Queen Betsy a réussi à me réconcilier avec les vampires et à casser l'image que je m'étais faite de cet univers dans la littérature moderne. La série s'est terminée au quinzième tome il y a quelques mois, mais je ne regrette aucunement de m'être embarqué dans cette aventure.

mercredi 13 septembre 2017

Tag : Les réseaux sociaux


Coucou les pandas, ça fait longtemps que je n'ai pas participé à un tag, pas vrai ? Et pour l'occasion, je reprends le tag préparé par Dame Pocket Jeunesse et qui traite des réseaux sociaux, vous savez, ces petits grignote-temps modernes que nous aimons quand même.

Sans plus tarder, voici les questions et les réponses :

Sur quels réseaux sociaux parlez-vous de livres?

Essentiellement sur Twitter et Instagram. Twitter me permet d'échanger avec d'autres fanas de livres, tandis qu'Instagram me permet de partager des photos mais surtout d'en découvrir (et de baver devant certaines) 

Quels blogs littéraires/bookstagrammeurs/booktubers recommandez-vous?

J'ai toujours tendance à recommander les blogs de Margaud Liseuse, de BettieRose, de LauraPassage mais aussi de Saefiel, Fée moi lire, Fairy Neverland et Pluie de Mots. Il y en a d'autres, mais ce sont ceux que je visite le plus régulièrement.

Sur quels sites/plateformes partagez-vous vos avis sur les livres (blog, Goodreads, Booknode, Babelio, Livraddict...)?

Essentiellement sur Livraddict. Je m'y suis inscrit il y a deux ans et j'aime beaucoup leur système, la bibliothèque virtuelle et les échanges sur le forum. J'ai aussi un compte sur Babelio mais j'y suis un peu moins présent.

Quels livres voyez-vous le plus souvent sur les réseaux sociaux en ce moment?

J'entends beaucoup parler de Sirius, que je lis à l'heure où j'écris cette réponse, Dans l'ombre de Stella qui semble beaucoup plaire et La lune est à nous qui sort cette semaine.

Citez un livre que vous avez lu grâce aux réseaux sociaux

Shades of Magic de Victoria Schwab, grâce à Robin !! Une excellente surprise d'ailleurs.

Citez un livre que vous aimeriez davantage voir sur les réseaux sociaux.

Apprentie sorcière de James Nicol, que j'ai beaucoup aimé mais que je ne vois quasiment pas sur les réseaux francophones.

Quel est le dernier livre dont vous avez parlé sur les réseaux sociaux?

 J'ai évoqué ma relecture de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, qui fut un excellent moment.

Qui, sur les réseaux sociaux, influence le plus vos choix de lectures?

Ha ha ! Je peux dénoncer Margaud Liseuse et BettieRose. Mais aussi LauraPassage, via sa page annoçant les futures sorties YA et ados sur son blog. 

C'est tout pour ce tag. N'hésitez pas à le reprendre et partager avec moi vos résultats.

Bonne lecture !




mardi 12 septembre 2017

L'Petit Mardi

Hey, salut les pandas. Aujourd'hui, je vous présente un nouveau magazine français, disponible dès aujourd'hui dans 6000 kiosques en France, pour la modique somme de 0,90€. L'petit mardi est donc un magazine culturel écrit par des jeunes gens de 16 à 19 ans. Que leur âge ne vous fasse pas reculer, car je dois dire qu'en le feuilletant, je n'ai pas vu la différence avec un magazine "d'adulte" tant la qualité est présente, autant dans le contenu que dans la présentation et la maquette.

Je parlais de contenu, attendez-vous à retrouver dans ce premier numéro des articles aux thèmes aussi variés que les Templiers, du théâtre, un article sur la culture française ou encore la rentrée littéraire. J'ai notamment pas mal apprécié un article traitant de l'homme et de la technologie, bien écrit et passionnant.

L'petit mardi apporte un coup de fraîcheur dans le monde des magazines et n'a rien à envier à ses confrères. Je remercie Nathan pour m'avoir fait découvrir cette nouveauté, que je vais suivre de près.

Leur Twitter : @lpetitmardi , et n'hésitez pas à utiliser leur hashtag #CultureJeTaime !

lundi 11 septembre 2017

Blue

Autrice : Camille Pujol
Editeur : Michel Lafon
Parution : 12 janvier 2017
Pages : 212

Résumé :

Blue n’est pas une adolescente comme les autres. À seulement 17 ans, elle dissimule un lourd secret qui l’a obligée à changer brutalement de vie, à déménager avec ses parents et son jeune frère, et à rester discrète pour ne pas attirer l’attention. Mais ses mystérieux cheveux bleus captent inévitablement tous les regards et attisent la curiosité des élèves de son nouveau lycée. Et comment se fondre dans la masse alors que son ex violent refait surface et que Nathan, un jeune homme à la réputation sulfureuse, a décidé de la percer à jour ? Elle serait plutôt du genre "fourmi rouge"

Mon avis :

La couverture de Blue a ce petit quelque chose qui accroche le regard. Cette simplicité, mais surtout la couleur de cheveux de la jeune fille de la photo. Ajoutons à ça un résumé assez intriguant et il ne m'en fallait pas davantage pour que j'achète ce livre.

La vie de Blue n'a pas été facile. Du haut de ses 17 ans, la jeune fille emménage à Toulouse avec sa mère et son petit frère, Kylian. Cependant, ce déménagement s'est fait suite à un mystérieux évènement que Blue doit absolument dissimuler, l'obligeant à rester discrète. Sauf que quand on a les cheveux bleus, c'est une tâche fort peu aisée... Cette particularité lui permettra quand même de se faire une poignée de camarades, mais attirera également l'attention de Nathan, un garçon aux airs de bad boy à la réputation plutôt négative...

Blue est un roman à l'apparence classique mais qui est plus profond qu'il n'y parait. Il parle bien entendu d'un lycée, d'une nouvelle venue qui se fait des amis et s'attire bien entendu les faveurs d'un bad boy beau gosse, entrainant une dynamique "je t'aime moi non plus" amusante, mais sous cette surface se cache quelque chose d'un peu plus mature, plus grave aussi, et qui se dévoile petit à petit tout au long de cette aventure. J'avoue que je me suis pris au jeu de cette découverte, parce que le passé de Blue est essentiel à l'histoire et je voulais en savoir davantage. Mais il serait criminel de spoiler quoi que ce soit à ce sujet.

Mais un autre thème ressort de cette lecture : le renouveau. Comment vivre après un évènement grave ? Est-il facile de repartir de zéro, dans une nouvelle ville, entouré d'inconnus ? Comment concilier le passé et le présent ? Peut-on vivre sans que le passé ne viennent empiéter sur notre nouvelle vie ? C'est un thème que j'aime bien retrouver en littérature, j'aime voir comment les personnages réagissent et répondent à ce qui leur arrive, et Blue offre une histoire de renouveau vraiment intéressante.

J'ai vu que certains reprochent au livre d'avoir des personnages caricaturaux. Ce n'est pas faux, mais j'ai trouvé que la sauce prenait tout de même, j'ai bien aimé la bande de copains de Blue, et Nathan était sympathique malgré son aspect dangereux. Et évidemment, l’héroïne s'est révélée fort attachante. J'ai eu envie de la connaitre, de suivre son bout de chemin et qu'elle trouve le meilleur.

Bon, par contre, la fin m'a un petit peu frustré, je ne m'attendais pas trop à ce qu'il s'est passé. Je ne dis absolument pas qu'elle est mauvaise, attention, elle fonctionne. Mais... zut-euh ! Je ne peux rien dire. Vous verrez par vous-même ^^

Blue a donc réussi à m'accrocher tout au long de ses pages. Camille Pujol nous offre, du haut de ses seize ans, une histoire à la fois tragique et positive, qui ne laisse pas indifférent. Je ne refuserais pas de lire sa prochaine histoire !

jeudi 7 septembre 2017

Throwback Thursday #47 : Un livre à faire lire à l'école


Bienvenue, chers pandas, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday Livresque, notre rendez-vous du jeudi lancé par BettieRose consistant, sur un thème donné, à revenir sur des œuvres lues précédemment pour en parler ensemble. Cette semaine, le thème porte sur un livre qui, selon nous, devrait être lu à l'école.


J'avoue que j'ai un peu hésité, ne sachant plus trop ce qu'on fait lire de nos jours aux élèves. Je sais que de mon temps, mes professeurs ne m'ont pas fait lire tant de livres que ça. Je me souviens de Tristan & Yseult, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux et l'un ou l'autre roman peu connus dont les titres ne me reviennent pas. Je n'ai donc pas eu à lire ces fameux "classiques" que nous connaissons tous.

Et puis, je me suis tourné vers un duo de bande-dessinée, à savoir les "Culottées" de Pénélope Bagieu.

Pourquoi ce choix ? D'abord parce que ces albums sont bourrés d'informations. Condensées, certes, mais l'essentiel est présent, et raconté d'une manière qui reste suffisamment ludique que pour qu'on continue à tourner les pages et à en apprendre davantage.

Mais aussi pour éveiller ces jeunes lecteurs à ces histoires de femmes, dont on ne parle pas assez même à notre époque et qui pourtant ont eu beaucoup d'impact et d'importance. Il faut leur présenter ces récits pour qu'ils réalisent que tout le monde, homme ou femme, peut accomplir de grandes choses. La représentation est importante et peut inspirer de futures carrières.

Enfin, le support bande-dessinée peut aider à intéresser les gens qui n'ont pas l'habitude de lire, ou qui n'auraient pas envie de lire des "pavés". Il est aussi plus rapide à lire.

Vous pouvez retrouver mes chroniques du tome 1 et du tome 2 en cliquant sur les liens correspondants.


mercredi 6 septembre 2017

La fourmi rouge

Autrice : Emilie Chazerand
Editeur : Sarbacane
Parution : 23 août 2017
Pages : 254

Résumé :

Vania Strudel a 15 ans et:
- un père taxidermiste qui l'emmène au collège à bord de sa "ouafture"
- Une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée
- Un œil qui part en vrille, et une vie qui prend à peu près la même direction
Bref, son existence est une succession de vacheries.
Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu'elle n'est pas une banale "fourmi noire" sans ambition.
Elle serait plutôt du genre "fourmi rouge"

Mon avis :

Je dois avouer que ce qui m'a le plus attiré vers ce livre, c'est son résumé, qui me promettait une histoire loufoque et des personnages hauts en couleurs. Et vous savez quoi ? C'est ce que j'ai eu, et mieux encore.

Vania Strudel est une adolescente de 14 ans plutôt acerbe. Son regard sur la vie est aiguisé, suite à ses expériences de vie. Mais derrière ce caractère piquant se cache une jeune fille qui a souffert, de part ses déboires à cause de son physique, de son nom et de la disparition de sa mère. Elle vit avec son père taxidermiste dans un immeuble, elle a un ami d'enfance nommé Pierre-Rachid qui vit au même étage et une amie, Victoire, dotée d'un problème d'odeurs qu'elle ne contrôle pas. Vania vit donc son existence dans une routine qui la satisfait jusqu'à l'arrivée d'un e-mail anonyme plein de vérités, parfois blessantes, mais qui remue la jeune fille. C'est alors qu'elle commence à se rendre compte que les gens autour d'elle évoluent. Mais elle, en a-t-elle envie ?

Le récit de La fourmi rouge se suit avec beaucoup de plaisir. La plume d'Emilie Chazerand est légère, fluide et entrainante. Elle nous fait suivre son histoire du point de vue de Vania avec une efficacité redoutable et nous incite à rester accrochés à ces pages ! De plus, les thèmes sont variés. Il y a l'adolescence et ses problèmes, les relations d'amitié, mais l'autrice nous parle surtout de l'évolution des gens. Rester dans ses habitudes est-il vraiment bénéfique pour une personne ? Comment gérer les changements qui s'opèrent chez nos proches ? Et ceux qui ont une incidence sur notre vie, quelle réaction faut-il adopter ? Vania va devoir trouver elle-même les réponses à ces questions, malgré ses réticences.

Ah, vous vous souvenez que je parlais de personnages hauts en couleurs ? Nous avons donc le père taxidermiste et sa "Ouafture", l'ami d'enfance qui se fait passer pour un aspirant djihadiste aux yeux de ses parents pour les faire flipper, une meilleure amie qui sent le poisson, sa mère qui collectionne les perruques suite à un problème capillaire, une rivale, Charlotte, qui ne peut s'empêcher de jouer de sales tours à Vania... toute une troupe de personnages variés mais qui forme un ensemble cohérent et agréable à retrouver (sauf Charlotte !!) au fil des pages. Et je peux vous dire que j'ai pas mal rigolé durant ma lecture.

La fourmi rouge est une réussite, un roman qui ne manque pas de faire rire grâce à ses situations cocasses et ses personnages colorés. Une lecture légère et rapide, qui se referme, le sourire aux lèvres.

lundi 4 septembre 2017

Sonic Mania


Ce n'est guère un secret, je suis fan des jeux-vidéos de la série Sonic the Hedgehog. Je l'ai découverte en 1991 avec l'opus Master System, rapidement suivi de la Megadrive, et depuis, la série ne m'a plus quitté. On dit souvent que la série s'est perdue dans les années 2000 avec le passage à la 3D et je ne suis pas tellement d'accord, nous avons eu des titres de qualité au style de gameplay varié (Bon pour moi, Sonic Lost World est juste médiocre/moyen et Sonic Boom avait du potentiel...) et les joueurs ont souvent réclamé un retour aux sources. C'est l'année dernière que Sega a dévoilé Sonic Mania, un jeu développé par une équipe de fans dont Taxman (qui avait déjà bossé sur les remasters de Sonic 1, 2 et Sonic CD), et le résultat est tombé.

Le scénario reste assez classique : le Docteur Eggman a envoyé ses cinq robots d'élite, les Hard-Boiled Heavies, récupérer une pierre précieuse nommée Phantom Ruby sur Angel Island, l'île flottante où vit Knuckles. Sonic et Tails ont justement perçu le signal du rubis mystérieux et sont arrivés au moment où les robots l'extrayaient du sol, causant alors une torsion dans le continuum espace-temps, envoyant nos trois héros dans des zones d'anciens jeux.

Sonic Mania est une célébration des 25 ans (maintenant 26) de la licence et ça se ressent. D'abord, comme je l'ai dit, nous revisiterons des lieux explorés dans les précédents jeux en 2D de l'ère Megadrive et Mega-CD. Chaque niveau est truffé de son lot de nouveautés pour montrer que ces mondes ont évolué avec le temps, et ça se ressent surtout dans la deuxième partie de ces niveaux, qui sont souvent truffées d'éléments inédits et de nouveaux décors ! Mais il y a aussi pas mal de références à d'autres niveaux et même d'autres jeux ! Mention spéciale au trio de cameos dans un certain niveau...

Mais il n'y a pas que des reprises, il y a aussi une poignée de niveaux inédits, comme Studiopolis qui nous emmène dans un studio de télévision, ou encore le superbe Mirage Saloon qui nous fait atterrir dans le désert. Et ces nouveaux mondes s'intègrent très bien au lot d'anciens niveaux, formant véritablement une aventure cohérente. Le travail de pixel-art est magnifique et témoigne de la passion des développeurs. Sans parler des personnages qui sont plus expressifs et animés que jamais !

Au niveau des musiques, c'est également une réussite. Tee Lopes est parvenu à créer une bande-son extraordinaire et à donner une nouvelle jeunesse aux pistes musicales d'antan. Sans parler des nouvelles créations musicales tout aussi réussies. Mes préférées étant celles de Mirage Saloon et Stardust Speedway, ainsi que celle des stages spéciaux qui permettent d'obtenir une Chaos Emerald dans un niveau en 3D évoquant l'époque de la Sega Saturn.

Et que dire du gameplay ? Il est dans la lignée directe de Sonic 3 & Knuckles, la physique du jeu est impeccable, on rebondit partout comme une bille de flipper, bref le jeu aurait pu s'appeler "Sonic 4" que ça n'aurait surpris personne (mais il existe déjà un Sonic 4, assez... différent),  conjugué au panel d'expressions des personnages plus varié que j'ai cité plus haut ! Si vous avez connu les Sonic "à l'ancienne", vous ne serez pas dépaysé.

Mention spéciale aussi à l'introduction animée, dirigée par Tyson Hesse, qui avait déjà excellé avec ses dessins dans les pages du comic Sonic the Hedgehog édité chez Archie Comics (qui a malheureusement cessé leur partenariat avec Sega, mais IDW reprendra la licence) et qui nous livre un dessin-animé pétillant de couleurs et de beauté, simplement, que je vous invite à découvrir ici :


Concernant les défauts, je peux citer les quelques bugs qui peuvent arriver dans une partie mais qui n'ont en général pas d'incidence sur votre partie. On pourrait dire le manque de nouveaux stages, un point que je comprends tout à fait, même si les nouveautés dans les anciens sont suffisantes pour offrir une nouvelle expérience. Je dirais aussi qu'il y a un léger manque de bonus une fois qu'on termine le jeu et les stages bonus et spéciaux.

Il n'en reste que Sonic Mania est un excellent jeu qui arrive à se hisser parmi les meilleurs de la série Sonic, sur lequel on a envie de passer des heures même une fois qu'on l'a terminé. Il se hisse facilement dans mes coups de coeur et fera longtemps parler de lui. En espérant avoir une suite !

Et voici un petit fanart que j'ai dessiné :


Sonic Mania est sorti le 15 août 2017 sur Playstation 4 et X Box One et le 29 août sur Steam/PC.

samedi 2 septembre 2017

Sors de ce corps, William!

Auteur : David Safier
Editeur : Pocket
Parution : 2012
Pages : 356

Résumé :

Afin de réparer ses erreurs et reconquérir l'homme de sa vie, Rosa décide d'avoir recours aux services de Prospero, un magicien soi-disant capable de faire voyager les gens dans le passé. Et voilà comment la jeune femme se réveille dans la peau du génial William Shakespeare ! Lequel, oh dear, n'apprécie pas vraiment cette cohabitation forcée...

Mon avis :

En cette fin de mois d'août, j'avais envie de lire quelque chose de léger et d'amusant, et c'est tout naturellement que je me suis tourné vers ce livre de David Safier, auteur allemand qui a déjà su me faire bien rire avec ses autres romans.

Et question comédie, nous sommes en plein dedans. Imaginez que suite à un tour de magie, votre âme se retrouve dans le corps de l'un des plus grands écrivains au monde, le fameux William Shakespeare ! C'est ce qui arrive à Rosa, après avoir rencontré un magicien qui lui a affirmé être capable de l'envoyer dans le passé de son âme. Pour revenir dans son propre corps, Rosa va devoir comprendre ce qu'est le véritable amour, tout en cohabitant avec Shakespeare dans une époque dont elle ne connait que peu de choses...

J'ai apprécié ma lecture. Pas autant que Maudit Karma, par exemple, mais j'ai passé un bon moment. Alors certes, les personnages sont quelque peu clichés et l'histoire reste prévisible, mais elle n'a pas la prétention de vouloir tout révolutionner, et surtout, c'est ce que je cherchais : une lecture tranquille qui me donne le sourire. Pari réussi, car la relation entre William et Rosa est désopilante et ne manque pas de sel. Rosa est d'ailleurs plutôt attachante dans sa quête, et elle ne manque pas de répondant. Les deux personnages se répondent parfaitement et forment un duo inattendu et pourtant complètement fonctionnel.

J'ai cependant trouvé ma lecture un peu longue, je pense qu'on aurait pu couper au moins cinquante pages, et j'ai trouvé l'histoire de la comtesse parfois confuse, il m'est arrivé d'être un peu perdu face à une certaine foule de personnages.

Toutefois, je me dois de souligner la qualité de la plume de l'auteur, fluide et amusante. Il parvient toujours à nous offrir des situations rocambolesques et farfelues, mêlées à des moments plus sérieux, plus profonds. J'ai été notamment touché par ce qu'a vécu William dans cette histoire et ce qu'il a à raconter à Rosa lors d'un certain passage de l'intrigue. Ce mélange de comédie et de sérieux fonctionne encore une fois dans ce livre.

Sors de ce corps, William ! est une chouette comédie, une aventure très sympathique pour s'évader le temps de quelques heures. David Safier nous fait passer du rire aux larmes aisément, et moi, j'en redemande !

jeudi 31 août 2017

Throwback Thursday #46 : Du bruit pour rien


Bien le bonjour, chers pandas. J'espère que votre mois d'août se passe bien. Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouveau chapitre du Throwback Thursday livresque, le rendez-vous lancé par BettieRose et qui est consacré aujourd'hui aux livres qui ont fait beaucoup de bruit mais pas forcément de façon justifiée.


Il arrive souvent qu'une oeuvre fasse un gros buzz sur la blogosphère et qu'une fois entre nos mains... ça fait l'effet d'un pétard mouillé. Il y a une infinité de raisons à cela. Il est possible que ce ne soit pas le bon moment pour le lire. Il est tout autant possible qu'il ne corresponde finalement pas à nos goûts littéraires, ou simplement qu'il est surcoté.

Ce thème m'a fait repenser à "La 5e vague" de Rick Yancey, qui a fait un carton et dont on a même sorti un film. Je l'ai chroniqué en février 2016 avant de l'offrir lui et sa suite (que j'avais aussi acheté...) et je ne pense pas que je m'y intéresserai à nouveau. Voici ce que j'en disais dans ma chronique :

Qu'avons-nous là ? Un monde où des aliens intelligents sèment le chaos, tuant quelque 7 milliards d'humains. Une héroïne qu'on va suivre dans sa lutte pour survivre et retrouver son petit frère. Jusque là, tout va bien.
Mais je me suis ennuyé. Je ne suis pas parvenu à entrer dans l'histoire ni à m'intéresser aux personnages. Cassie m'a semblé assez générique dans l'ensemble, rien en elle ne m'a tapé dans l'oeil. Comme l'histoire est divisée en plusieurs points de vue, nous avons aussi Ben "Zombie" Parrish, récemment élevé au rang de soldat dans l'armée visant à défendre la planète, et Evan Walker, un garçon mystérieux sur qui Cassie tombera. Bon inutile de faire un dessin, ça sent le triangle amoureux. Je n'ai rien contre, habituellement, mais...
Pour l'histoire, on nous raconte donc que ces extra-terrestres ont lancé jusqu'ici quatre vagues. Ces informations sont le plus souvent racontées via des flashbacks, assez longs et nombreux et ça m'a sorti de l'histoire. Le rythme est lent, avec parfois l'une ou l'autre scène d'action assez molle et confuse. Encore une fois, je n'ai pas eu de sensation de danger pour les personnages. Je tournais les pages, sans saveur. J'ai eu plusieurs fois envie de changer de lecture, et au bout de 375 pages, j'ai cédé. Et je n'ai même pas parlé des extra-terrestres. Je n'ai absolument pas ressenti leur présence, leur menace. On a bien des allusions comme quoi ils se sont infiltrés dans la population en volant des corps, mais rien de bien folichon.

Bien entendu, il ne s'agit que de mon avis et si cette trilogie vous a plu, j'en suis ravi. N'hésitez pas à me donner votre opinion d'ailleurs. Ou me parler de livres populaires que vous n'avez pas aimé.

mercredi 30 août 2017

Mulo, tome 1 : Crachin Breton

Auteurs : Pog (scénario), Cédrick Le Bihan (dessins et couleurs)
Editeur : Dargaud
Parution : 18 août 2017
Pages : 96

Résumé :


Qui es-tu, Mulo ?
Un bâtard, fruit de l'union d'un âne et d'une jument, ayant l'habitude d'ignorer les regards chargés de mépris. Quand on grandit dans un orphelinat, on apprend à encaisser les coups et les railleries.
Qui es-tu, Mulo ?
Ignorant tout de ses origines, il n'a jamais pu répondre à cette question. Une lettre anonyme arrive pourtant un beau matin et prétend qu'il trouvera des éléments de réponse dans le casier d'une ancienne conserverie située sur une île.
Qui es-tu, Mulo ?
Le héros têtu et tenace de ce polar animalier. Une vraie tête de mul
   

Mon avis :

On ne peut pas dire que cette couverture n'attire pas l'oeil : déjà par ses couleurs mais aussi par ce regard intense de Mulo, ensuite parce que ce héros a l'air assez atypique. Il n'en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité.


Mulo est né de l'union d'un âne et d'une jument. Ses origines lui valent de nombreuses railleries à l'orphelinat où il grandit mais il apprend à encaisser et s'endurcit. C'est alors qu'un jour, il reçoit un mystérieux courrier lui indiquant qu'il pourrait en apprendre plus sur ses origines en se rendant en Bretagne, dans une conserverie abandonnée. Mais une présence, au sommet d'un phare, semble attendre impatiemment sa venue.

Cet album se divise un peu comme un roman, avec des chapitres courts dont la fin donne toujours envie de tourner la page et de lire la suite. L'histoire écrite par Pog est passionnante et les révélations sur le passé de Mulo ne manqueront pas de toucher le lecteur. Ne vous attendez pas à une histoire toute gentillette juste parce que c'est un univers animalier, que nenni : c'est un polar, avec son lot de passages difficiles, d'armes à feu et de sang. Un scénario fort intéressant, mais je m'attendais à un peu plus de suspens, d'enquête. On suit une ligne droite, il y a peu d'hésitation.

Au niveau des dessins, j'ai adoré la patte de l'artiste, les personnages sont plutôt expressifs, les couleurs sont très bien choisies (mention spéciale à l'utilisation du rouge pour les moments de fureur de Mulo) et les décors sont fouillés et recherchés ! On ressent l'authenticité de la documentation et la Bretagne ressort plus fascinante que jamais. De plus, sachez qu'il y a un joli carnet graphique rempli de croquis et de recherches à la fin de l'album, un petit plus que j'apprécie toujours de retrouver.

Mulo est le premier tome d'une série intéressante et pleine de promesses. Je suis curieux de voir où mèneront les pas de notre héros dans sa prochaine aventure, car je serai au rendez-vous pour une suite.

samedi 26 août 2017

Facéties de chats

Auteurs : Sébastien Perez (textes), Benjamin Lacombe (Illustrations)
Editeur : Editions Margot
Parution : 2015
Pages : 72

Résumé :

Le chat... Quel animal mystérieux que celui-là ?
Vous êtes-vous déjà demandé quelles pensées secrètes fleurissent derrière leurs yeux envoûtants ? Quelles idées farfelues leur passent par la tête ? Ou bien s'ils vivent des aventures extraordinaires lorsque vous avez le dos tourné ? Eux seuls le savent mais voici imaginées ici pour vous quinze facétieuses histoires de chats.
 
Mon avis :

J'ai reçu ce magnifique livre lors du swap "Les livres et les chats" avec ma chère amie Bettierose. Je l'ai laissé attendre un peu, histoire de le savourer lors d'un week-end calme.

Cet ouvrage nous propose donc de petites histoires, qui tiennent sur une page, nous contant de petites histoires mettant en scène nos petites boules de poil préférées. La particularité de ces récits, c'est qu'ils sont écrits comme des poèmes, et m'ont évoqué les Fables de La Fontaine. Tendres et humoristiques, ces textes ne laissent pas indifférent et j'ai beaucoup aimé découvrir les différents chats et leurs (més)aventures.

Je ne connaissais que très peu le travail de Benjamin Lacombe et j'avoue que ses illustrations ont fait leur effet. J'aime bien sa patte et son style, parfois démesuré, parfois décoloré, mais toujours au point.

A savoir aussi qu'un lexique, détaillant les différentes races rencontrées, se situe à la fin pour plus d'informations. Un bonus non négligeable !

Si vous aimez nos amis à pattes de velours, ce livre est fait pour vous !


jeudi 24 août 2017

Throwback Thursday #45 : J'aurais voulu une autre fin


Le retour du rendez-vous du jeudi ! Et pour l'occasion, le thème portera sur une fin que j'aurais voulu différente. Parce que c'est un fait, les fins sont souvent à des lieues de ce que nous attendions. Parfois c'est super et on est plus que satisfaits, d'autres fois, on repose le livre et on se dit "tout ça pour ça ?", et ces fins font partie des pires, à mon avis.



Pour l'occasion, je vais prendre un roman que je n'ai pas chroniqué ici. Eleanor & Park, de Rainbow Rowell. Un beau roman, qui a fait couler beaucoup d'encre à sa sortie. Un presque coup de coeur, si ce n'est pour la fin, qui m'a vraiment, vraiment frustré à l'époque, mais qui m'est restée en tête pendant quelques jours. Je ne suis pas forcément partisan des happy endings, surtout forcés, mais ici j'avais envie d'en avoir un, je voulais que les héros trouvent le bonheur qu'ils méritent. Car c'est une des forces de ce livre, c'est qu'on s'attache énormément aux deux héros, on a envie de les prendre par la main et les amener là où ils seront mieux. Bon, ça ne m'empêchera pas de le relire un jour, car je le répète, ce roman est très beau.

Pour celleux qui ne connaitraient pas :

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

lundi 21 août 2017

Les beaux étés


J'avais envie de vous présenter cette bande-dessinée depuis un bon moment. Scénarisée par Zidrou (L'élève Ducobu, L'adoption...) et dessinée par Jordi Lafebre (La mondaine) qui travaille aussi sur les couleurs avec Mado Peña, la série se centre sur la famille Faldérault qui décide de partir en vacances dans leur 4L pour un mois. Voici d'ailleurs le résumé du premier album :

Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault : entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de "beaux étés" ! Chaque année, les mêmes rituels : Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l'étape pique-nique... Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l'aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l'essentiel. Cap au sud !

Un mois pour oublier les tracas du quotidien : les difficultés du couple, une tante malade, les difficultés du métier de dessinateur de bande-dessinées... Exit la Belgique, cap vers le sud de la France pour se ressourcer en famille.

J'ai été enchanté par cette série, déjà avec l'aspect graphique : les dessins sont superbes, expressif autant dans les expressions de visage que dans le mouvement des personnages. Les couleurs ne sont pas en reste avec des palettes variées et adaptées aux moments de la journée, et qui ajoutent un cachet à l'ensemble et participent aussi au coté rétro de l'ambiance.

Rétro, parce que nous sommes en 1973 et ça se ressent. Les références sont nombreuses, comme une chanson de Sardou, les motifs de tapisserie ou encore le look de nos personnages. Et l'histoire est vraiment prenante. On a vraiment l'impression de voyager au sein de cette famille, de visiter le sud de la France avec eux, dans leur chère voiture, on vit avec eux, on rit et on pleure avec eux. Chacun des personnages a sa particularité et son histoire, et on tient à en savoir toujours plus.
Chaque tome se déroule à une époque différente. Le deuxième se situe en 1969 et le troisième en 1962. Le prochain à sortir se déroulera quant à lui en 1980.

Cette bédé parle de la vie d'une famille simple, il n'y a pas de grande bagarres ni de complot, ni de grand ennemi. Nous les suivons dans leur petite aventure estivale et ça fait du bien. Les beaux étés est rapidement devenu une série que je prends plaisir à retrouver chaque été et que je relirai avec joie. Un petit rayon de soleil bienvenu, quelle que soit la saison.

Carry On

Autrice : Rainbow Rowell
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 5 janvier 2017
Pages : 585

Résumé :

Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l'évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu'il se trouve à l'école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n'a rien, mais vraiment rien de l'Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue...

Mon avis :

Comme je vous le disais dans ma chronique sur Fangirl, j'étais vraiment impatient de découvrir le monde de Simon Snow. Au vu de la myriade d'avis positifs, j'entrais fort confiant dans ce livre.

Pour situer l'histoire, Carry On est le nom de la fanfiction sur l'univers de Simon Snow qu'a écrit Cath, le personnage principal de Fangirl. Ce projet d'écriture se fait en anticipation du dernier tome de la saga et rencontre un beau succès sur la toile. La différence avec ce tome, c'est que ce n'est pas la version de Cath mais de Rainbow Rowell.

L'histoire se situe donc après les sept premières aventures de Simon. Celui-ci entre en dernière année et a le statut d'Elu, sensé être le magicien le plus puissant au monde. Il doit combattre une entité maléfique qui a la capacité de faire disparaitre la magie dans certains lieux. Toutefois, l'esprit de Simon est préoccupé par l'absence de Baz, son colocataire et sa Némésis. Les deux garçons partagent la même chambre depuis la première année et se sont toujours entendus comme chien et chat. Simon le soupçonne d'ailleurs d'être un vampire et de comploter derrière son dos...

J'avoue que je suis plutôt mitigé. Rainbow Rowell nous balance ici dans les dernières aventures d'une saga fictive où tous les personnages se connaissent déjà et ont un passif que nous ne connaissons pas vraiment. Elle ne nous laisse pas totalement dans le flou car certains événements sont expliqués, mais il n'empêche que je me suis senti un peu perdu par moments. C'est comme si vous n'aviez jamais lu Harry Potter et qu'on vous faisait lire le dernier volume. Un autre détail m'a dérangé : entre Fangirl et Carry On, certains termes ont une traduction différente, voire n'en ont pas. On passe ainsi de la "Monotonie rampante" au "Humdrum" ou encore de "sirènes-garous" à "loup-sirène"... je trouve ça dommage.

La plume de Rowell reste de qualité, on retrouve dans ce livre sa patte particulière, cette petite lenteur permettant aux personnages de se (re)découvrir et se développer. Maintenant, est-ce adapté à ce genre de livre ? Je n'en suis pas certain. J'ai trouvé que par moment, ça trainait en longueur et qu'elle s'attardait sur des choses qui auraient pu être racontées de manière plus rapide sans perdre en efficacité.

Concernant les personnages, celui qui m'a plu le plus, c'est Baz. Cynique et troublé, un brin rebelle, il reste le plus terre-à-terre mais aussi le plus réfléchi du lot. Parce que je dois avouer que Simon est quelquefois "tête à claques", obstiné et s'attardant sur des détails peu utiles. Il n'est pas détestable pour autant, attention, je ne lui jette pas que des cailloux. J'ai apprécié le personnage de Pénélope, la tête pensante du groupe. Par contre, Agatha sera restée jusqu'au bout le personnage principal le moins intéressant, elle m'a vraiment donné l'image du cliché de la blonde égoïste.

Rainbow Rowell a testé un genre différent de ses autres livres, et bien qu'il y ait des défauts, ça reste prometteur. Je ne sais pas si je conseillerais de lire Carry On avant ou après Fangirl, les deux approches ont autant de bons cotés que de mauvais. Ce ne sera pas un coup de coeur pour moi, mais cette lecture fut quand même divertissante. Peut-être avais-je trop d'attentes ?

jeudi 10 août 2017

Fangirl

Autrice : Rainbow Rowell
Editeur : Castelmore
Parution : Février 2015
Pages : 507

Résumé :

Cath est fan de Simon Snow.
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow...

Mais pour Cath, être une fan résume sa vie - et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c'est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.
Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l'univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La soeur de Cath s'est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s'en passer. Elle n'en éprouve pas l'envie.

Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a annoncé à Cath qu'elle ne voulait pas qu'elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d'écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots...
Mais elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n'a jamais vraiment été seul.

Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s'habituer à cette nouvelle vie ?
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ?
Et veut-elle vraiment grandir si c'est synonyme d'abandonner Simon Snow ?

Mon avis :

Deux ans. Fangirl est dans ma pile à lire depuis deux ans et je ne l'ai sorti que cette semaine. Il faut dire que j'en ai entendu tellement de bien que j'ai eu un peu peur d'être trop influencé et que ça gêne ma découverte. J'ai donc attendu de sentir le bon moment, et il s'est présenté.

Cath et sa jumelle Wren sont fans de Simon Snow, une série de romans qui font clin d'oeil à Harry Potter, avec un jeune garçon, une école de magie, un rival nommé Baz... Cath a commencé à écrire de la fanfiction sur cet univers depuis quelques années et s'est fait un nom sur la toile sous le pseudo de Magicath. Son projet, commencé il y a deux ans et nommé Carry On, attire les lecteurs en manque d'aventures du jeune sorcier dont le huitième tome, officiel, sort dans quelques mois. La rentrée approche et les soeurs entrent à l'université. Wren ne désire pas partager de chambre avec sa soeur, et celle-ci se retrouve alors chez Reagan, une étudiante froide et quelque peu distante. Elle rencontre aussi son compère Lévi au sourire rayonnant. Il est temps pour Cath de grandir, mais comment va-t-elle conjuguer l'écriture de sa fanfiction et ses études ? Et que dire du comportement de sa soeur, de plus en plus inquiétant ?

Cath est un personnage fort peu social, qui préfèrera rester dans sa chambre à écrire plutôt qu'aller à une fête et voir du monde. Et j'avoue que je me suis pris de sympathie pour elle, car quelque part je m'y suis reconnu. Elle a réussi à me toucher en assez peu de temps, même si je l'ai trouvée parfois un tout petit peu trop pleurnicheuse. Mais le personnage évolue tout au long du livre, et j'étais très satisfait de sa progression. Les autres personnages ne manquent pas de sel, comme Lévi, que l'on peut résumer à un rayon de soleil, un personnage très chouette que j'ai aussi beaucoup apprécié. Reagan, la copine de chambre, est un peu le contraire de Cath, plus dure dans ses paroles, moins renfermée, mais elle a quand même bon fond et il est difficile de ne pas l'apprécier. Il y a aussi Nick, qui deviendra partenaire d'écriture avec Cath, ou encore le père des jumelles, qui se noie dans le travail pour oublier la souffrance de la séparation d'avec sa femme lors d'un certain 11 septembre...

L'écriture de Rainbow Rowell est fluide et addictive. Elle m'avait déjà conquis avec Eleanor & Park (lu avant l'ouverture de ce blog) et elle réitère avec Fangirl. Elle prend le temps de poser toutes ses bases et développe tranquillement son histoire et on entre dedans délicatement, on y reste comme dans un bain chaud duquel on ne veut pas sortir.

J'ai beaucoup aimé cet univers tournant autour de la fanfiction. Je n'en lis pas spécialement, mais je partage l'engouement que ces œuvres peuvent apporter aux fans d'une création particulière. Rainbow le retranscrit assez bien d'ailleurs, notamment avec l'attente du fameux dernier tome des aventures de Simon Snow. En parlant de lui, sachez qu'entre chaque chapitre se trouve un extrait soit d'un des livres de Simon, soit d'une fanfiction écrite par Cath. Un élément qui ne plaira pas à tout le monde (et je l'avoue, j'avais un peu peur que ça ne me plaise pas) mais j'ai trouvé que c'était utile pour se faire une idée de ces écrits et des personnages dont parlent Cath et ses amis. Je serais même curieux de lire de "vrais" livres Simon Snow...

Fangirl, c'est ce petit plaisir sucré qui nous fait du bien et dont on ne veut pas voir venir la fin. Fangirl, c'est un coup de coeur pour moi. Je ne regrette pas ma lecture et je pense que je vais même passer directement sur Carry On, pour découvrir un peu plus les aventures de Simon Snow, écrites par Rainbow Rowell cette fois.


dimanche 6 août 2017

A la croisée des mondes, tome 3 : Le miroir d'ambre

Auteur : Philip Pullman
Editeur : Folio Junior
Parution : 2007
Pages : 638

Résumé :

Lyra, l'héroïne des Royaumes du Nord et de la Tour des Anges, est retenue prisonnière par sa mère, l'ambitieuse et cruelle Mme Coulter qui, pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s'est lancé à sa recherche, escorté de deux anges, Balthamos et Baruch. Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. Mais, à son réveil, Lyra lui annonce qu'une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts...

Mon avis :

Pour lire ma chronique du premier tome et celle du deuxième tome, cliquez dessus !

Voilà, ça y est, j'ai terminé la trilogie phare de Philip Pullman, un peu plus d'un an après l'avoir commencée...Et quelle aventure ! Je ne sais pas par quoi commencer.

Bon, le topo est simple. Lyra est détenue par sa mère, Lady Coulson, qui la maintient dans un sommeil artificiel. Will, le jeune garçon rencontré dans le tome précédent, se lance à sa recherche, aidé par deux anges, Balthamos et Baruch. Lord Asriel continue ses préparatifs et une nouvelle menace plane sur la vie de la jeune fille. Celle-ci comprend, durant son sommeil, qu'une nouvelle mission s'ouvre à elle, consistant à pénétrer dans le royaume des morts et retrouver Roger, son jeune ami qui a perdu la vie à la fin du premier tome.

Malgré un début qui m'a semblé un peu long (ce fait s'explique par la mise en place de nombreux éléments), j'ai dévoré cette nouvelle aventure. Imprévisible et remplie de rebondissements, elle m'a ébouriffé jusqu'à la dernière ligne. L'auteur est même parvenu à me faire douter sur le "camp" auquel appartiennent certains personnages, ainsi que sur la justesse (ou non) de leurs actions. Lady Coulter s'est révélée sous un nouveau jour à mes yeux, et ce de façon limpide et naturelle.

Et non content de creuser davantage l'univers que nous connaissions déjà, Philip Pullman se permet d'en ajouter de nouveaux, dotés chacun de leurs propres règles et leur fonctionnement particulier ! Sans parler des nouvelles créatures, tout à fait fascinantes, qui peuplent le monde dans lequel se retrouve Mary Malone, la scientifique rencontrée dans la précédente histoire.

Chaque personnage rencontré durant ces trois aventures remplira son rôle jusqu'au bout. Chaque élément introduit aura son importance, grande ou petite, rien n'est oublié. Le grand climax est à couper le souffle, et n'a pas manqué de me tenir en haleine. Et cette fin... cette fin !! J'ai eu le coeur brisé. Belle, triste, cruelle mais pourtant optimiste, c'est ainsi que je peux la résumer.

Je n'ai pas envie de révéler trop de choses sur cet opus car il faut le lire, que dis-je le vivre et le déguster. A la croisée des mondes n'a rien à envier aux plus grandes sagas littéraires, et je suis impatient de lire la trilogie dont la sortie du premier tome est imminente. Coup de coeur pour ce tome mais surtout pour cette formidable trilogie, que je relirai avec plaisir dans les années à venir. Merci M.Pullman.


samedi 29 juillet 2017

Abzû


Abzû est un jeu-vidéo sorti en été 2016 sur Playstation 4, Xbox One et PC. Le jeu a été développé par Giant Squid sur une période de trois ans. D'ailleurs, des membres du staff ayant travaillé sur le merveilleux "Journey" sont allés travailler sur ce jeu.

Mais de quoi parle-t-il ? Hé bien... vous êtes libres de tout interpréter. En effet, il n'y a pas de scénario à proprement dit. Vous dirigez une plongeuse dans un immense océan et c'est à vous de trouver votre but et votre chemin. Bien entendu, il y a des choses à faire, pour encourager les joueurs à progresser. Ainsi, au fil de votre exploration, vous découvrirez des orbes d'énergie à activer pour redonner vie à certaines parties de l'océan et raviver la faune et la flore locale. Cette énergie a été drainée par des drônes de forme pyramidale, que vous devez défaire. Vous trouverez aussi, sur votre chemin, des statues d'une civilisation antique (assez inspirée de la mythologie Sumérienne et du mythe de l'océan cosmique) qui vous permettront de faire une pause méditation et d'observer les créatures sous-marines des alentours, qui sont nommées, offrant un petit coté ludique fort bienvenu. Il y a aussi des poissons à délivrer et des coquillages à retrouver, donnant davantage l'envie d'explorer les décors.

Et parlons-en, des décors. Je suis resté scotché à l'écran durant toute ma partie tellement j'étais admiratif. Les couleurs explosent et donnent une ambiance spécifique à chaque endroit visité. Il y a aussi un coté stylisé dans ce jeu. Nous ne sommes pas dans un aspect réaliste, mais plutôt dessin-animé, et ceci couplé aux couleurs éclatantes donne vraiment une touche fantastique à l'univers d'Abzû. On sent qu'il y a eu énormément de recherches chez les développeurs et on a presque l'impression de faire un avec la nature. Une nature virtuelle certes, mais qui donne envie de se trouver au milieu de ce théâtre de vie et d'admirer.

L'ambiance musicale est tout aussi réussie. Chaque musique accompagne parfaitement les événements du jeu. Tantôt sereines, tantôt dynamiques, l'écoute des musiques est un plaisir, même en dehors du jeu.

Aussi, il n'est pas nécessaire d'être un grand habitué des jeux-vidéos pour accéder à Abzû. Les contrôles sont simples, trois touches suffisent pour vous lancer dans l'exploration de cet univers extraordinaire. De plus, vous ne faites pas que nager, vous pouvez aussi vous accrocher à certains grands poissons pour explorer d'une façon un peu différente, et il y a quelques phases se déroulant hors de l'eau. Mais vous vous en doutez, ce sont les phases sous-marines qui sont les plus importantes, et je vais me répéter, mais c'est un véritable plaisir de nager dans les eaux de cet océan gigantesque. Il y a un aspect onirique et poétique à nager dans ce monde, une sensation que l'on retrouve dans des jeux comme NiGHTS into Dreams (un jeu sorti sur la Saturn de Sega) et dont je ne me lasse pas.

Abzû est une pépite du jeu-vidéo, une ode à la nature et à la vie sous-marine et un véritable voyage merveilleux et onirique dans le monde des profondeurs. Le jeu est un peu court (deux heures au maximum) mais une seule partie ne suffit pas à tout voir. Je ne regrette absolument pas cet achat, chaque centime est amplement mérité. Coup de coeur, bien entendu !