vendredi 28 juillet 2017

Springald

Auteur : Kazuhiro Fujita
Editeur : Ki-Oon Seinen
Parution : Septembre 2016
Pages : 248

Résumé :

Au cœur de Scotland Yard, le Black Museum conserve secrètement les pièces à conviction des enquêtes liées aux pires criminels du pays, dont le mystérieux Jack Talons-à-Ressort…

Londres, 1837. Un monstre aux jambes immenses, à la bouche en feu et aux griffes acérées apparaît la nuit pour déchirer les vêtements d’innocentes jeunes filles avant de s’enfuir en sautant de toit en toit, ne laissant derrière lui que l’écho d’un rire aigu aux accents de folie… Son surnom : Jack Talons-à-Ressort !

Le criminel disparaît de lui-même au bout de six mois… avant de refaire la une des journaux trois ans plus tard. Mais cette fois, pour meurtre ! Ce qui avait des allures de farce a pris un tour macabre : les victimes, toutes des femmes, sont retrouvées éventrées... L’inspecteur James Rockenfield, connu pour ses méthodes d’investigation brutales, s’est juré de mettre la main sur l’insaisissable Jack. Hélas, l’enquête se corse lorsque les indices le mènent aux portes du manoir d’un des nobles les plus fortunés du pays…

Kazuhiro Fujita revisite avec brio le mythe de Jack Talons-à-Ressort, une des légendes urbaines les plus populaires de l’Angleterre du XIXe siècle ! Entre faits réels, dark fantasy et steampunk, laissez-vous entraîner dans l’univers sombre du premier récit de la collection “Black Museum” !


Mon avis :

Kazuhiro Fujita fait partie de ces mangakas que j'adore. Je vous ai déjà parlé plus d'une fois de son extraordinaire série Moonlight Act (foncez dessus !!!) d'ailleurs. A présent, l'éditeur Ki-Oon sort une autre série de l'auteur, The Black museum.

Springald est un one-shot qui revient sur une légende oubliée du XIXe siècle, celle du Spring-heeled Jack, autrement dit Jack Talons-à-ressort. Doté d'une ambiance sombre, ce manga pour adulte se révèle passionnant et haletant ! L'enquête visant à découvrir qui se cache derrière le masque de Jack déborde de rebondissements en tous genre. Surtout lorsque les actions de Jack Talons-à-ressort, qui pouvaient être assimilées à de simples farces, deviennent plus violentes, apportant son lot de cadavres. Est-ce le même Jack qu'il y a trois ans ?...

La mise en scène est très dynamique mais surtout, les dessins de Fujita sont toujours aussi bons, expressifs et complètement dingues et les scènes d'action sont à couper le souffle. J'ai retrouvé toutes les qualités que j'avais appréciées dans Moonlight Act dans ce manga, pour mon plus grand plaisir. C'est simple, je l'ai lu d'un trait tellement j'étais accroché dedans. Ce mec est un génie, un artiste qui possède un talent immense en dessin, mais aussi en composition et en cadrage. Son travail m'inspire énormément.

Sachez aussi qu'il y aura une autre histoire dans la série The black museum, qui s'appellera Ghost and the lady, en deux tomes, dont le premier est paru chez le même éditeur le 27 avril dernier, et que je lirai assez vite. Une histoire qui reviendra sur la légende urbaine de l'homme en gris, célèbre fantôme du théâtre londonien de Drury Lane ayant sévi durant plus de cent ans...


samedi 22 juillet 2017

Les Outrepasseurs, tome 3 : Le libérateur

Autrice : Cindy Van Wilder
Editeur : Gulf Stream
Parution : 2015
Pages : 347

Résumé :

Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...

Mon avis :

Voici enfin la troisième aventure de Peter et des Outrepasseurs, une saga que j'ai commencée il y a un an environ et que j'aime savourer. Bon, comme vous vous en doutez, je risque de spoiler un peu, donc si vous n'avez pas lu les premiers tomes, ouste !

Ce qui est bien avec l'écriture de Cindy, c'est qu'elle a cette facilité à nous embarquer dans ses histoires en quelques lignes. Et son univers, teinté de magie sur fond de contes, ça me parle, ça me plait. Je ne connais pas sa recette, mais je souhaite qu'elle continue à la cuisiner comme ça, car jusqu'ici je n'ai aucune déception !

Le seul hic que j'ai eu avec ma lecture, c'est que j'étais un peu perdu avec le nom de certains personnages. C'est de ma faute car j'ai laissé passer un peu trop de temps depuis ma lecture du tome 2, mais au bout de quelques chapitres, j'ai réussi à remettre de l'ordre dans mon petit cerveau. Mais sinon, je suis bien revenu dans cet univers si particulier, j'ai retrouvé cette délicatesse, cette force que j'avais déjà ressentie auparavant.

Et cette fin, poétique, belle, puissante. Il est peu courant qu'un auteur arrive à offrir une fin vraiment satisfaisante à son œuvre, mais n'ayez crainte, Cindy le fait avec brio. J'étais triste et content à la fois. De plus, à chaque début de chapitre se trouve un morceau d'une histoire parallèle tout aussi plaisante à suivre. Et une fois que tout se rejoint, on comprend, on saisit tout de l'histoire des Outrepasseurs et des fés, tout est logique. Ces trois tomes se complètent, mais sachez qu'un quatrième - et dernier - tome est paru il y a peu, tome que j'ai déjà en ma possession.

Les Outrepasseurs est une saga à l'histoire complexe et bien ficelée, agrémentée de personnages incroyables, et qui saura vous accrocher durant des heures. Le talent de Cindy Van Wilder n'est plus à prouver et j'attends avec impatience ses prochains écrits. Coup de coeur, de nouveau !


mercredi 19 juillet 2017

Ça aussi, ça passera

Autrice : Milena Busquets
Editeur : Gallimard/Folio
Parution : 2015/ 6 avril 2017 (poche)
Pages : 192

Résumé :

C'est l'été, la saison préférée de Blanca. Après le décès de sa mère, elle quitte Barcelone pour s'installer dans la maison de vacances familiale de Cadaqués. Sur cette terre riche des souvenirs de son enfance, sous le soleil de la Méditerranée, elle cherche l'apaisement. Mais elle ne part pas seule, une troupe disparate et invraisemblable l'accompagne : ses deux ex-maris, les fils qu'elle a eus d'eux, ses amies Sofía et Elisa, son amant Santi et, bien entendu, sa mère défunte, à qui elle ne cesse de parler par-delà la mort, tant cette disparition lui semble difficile et inacceptable. Les baignades, les promenades en bateau et les siestes dans le hamac vont se succéder, tout comme ces longs dîners estivaux au cours desquels les paroles s'échangent aussi facilement que les joints ou les amours. Les souvenirs affleurent alors, faisant s'entrelacer passé et présent. Blanca repense à cette mère fantasque, intellectuelle libre et exigeante, qu'elle a tant aimée et tant détestée. Elle lui écrit mentalement une lettre silencieuse et intense dans laquelle elle essaie de faire le bilan le plus honnête de leur relation douloureusement complexe. Elle lui dit avec ses mots tendres, drôles et poignants que face à la mort elle choisit l'élégance, la légèreté, la vie. Elle lui dit qu'elle choisit l'été et Cadaqués car elle sait que ça aussi, ça passera.

Mon avis :

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat sur Livraddict, en collaboration avec les éditions Folio, et je les en remercie.

Le pitch m'a beaucoup plu, il m'envoyait l'idée qu'on allait parler de reconstruction, d'amitié et de découverte. J'en ai eu un peu, mais au final ce roman m'a surpris de par son propos et son écriture.

Blanca a donc perdu sa mère. Leur relation n'était pas parfaite, on peut parler d'amour-haine. Pourtant, ce décès a un impact fort sur l'héroïne, et tout le livre est une sorte de lettre qu'elle adresse à sa défunte mère, un peu comme une lettre d'adieu. Un moyen comme un autre de passer ce cap difficile, pour se vider l'esprit, pour revivre certains souvenirs et parler d'événements passés ou présents et de choix de vie. Et pour Blanca, un autre moyen de traverser cette épreuve est de mener une vie frivole, emplie de séduction et de sexe.

Le problème, c'est que Blanca se comporte comme une adolescente capricieuse, une princesse trop gâtée, qui laissera de coté ses amis et ses enfants pour paresser ou encore passer des moments intimes par-ci par-là, et ira jusqu'à flirter avec le copain de l'une de ses amies... et ça ne l'a pas trop fait avec moi. Je l'ai trouvée insupportable et irresponsable. Tout doit se centrer sur sa personne, et ça l'a fait au point où j'ai fini par ne plus trop m'y retrouver dans le nom des personnages qui l'entouraient, entre ses enfants, ses ex-maris et autres conquêtes. C'est vraiment dommage car j'aurais aimé explorer plutôt d'autres voies, et voir Blanca se redresser, taper du pied et repartir de plus belle.

La plume de l'autrice est agréable et nous fait voyager dans différents paysages d'Espagne. Cependant, j'ai trouvé qu'elle s'attardait parfois trop sur des descriptions pas toujours utiles et alourdissant ma lecture. Le livre est néanmoins court et se lit donc assez vite.

Une petite déception, due à une héroïne trop égoïste et attachante et qui n'évolue pas. C'est dommage car l'idée de base est prometteuse.

mardi 18 juillet 2017

Apprentie sorcière, tome 1

Auteur : James Nicol
Editeur : Gallimard Jeunesse
Parution : 30 mars 2017
Pages : 416

Résumé :

Arianwynn, 15 ans, apprentie sorcière, est engagée par le maire de Lull. Les habitants l'attendent de pied ferme pour combattre les esprits maléfiques. Chasser des morvillards de la cuisine des voisins, défendre son amie Sally contre un dangereux rampeur : les missions ne manquent pas ! Mais, malgré l'œil bienveillant de Mme Delafield, sa tutrice excentrique, rien ne se passe comme prévu : une force mystérieuse perturbe ses sorts... Les premiers pas fracassants d'une héroïne gaffeuse et déterminée dans un village bordé d'une forêt enchantée.

Mon avis :

Après avoir relu le premier tome de la saga Harry Potter, j'avais envie de rester dans un univers à base de sorcellerie et de mystères avec une ambiance bon enfant, et c'est sans hésitation que je me suis tourné vers Apprentie sorcière, qui promettait de m'offrir ce que j'en attendais. Et vous savez quoi ? Je n'ai pas été déçu du tout !

L'univers proposé par James Nicol est intéressant : la magie et les sorcières sont connus des gens lambdas, et les services de ces dernières sont requis dans les différentes villes et villages des Quatres Royaumes. Il existe également des écoles qui forment de jeunes sorcières, et une fois leurs études terminées, elles doivent servir leur communauté durant vingt ans pour ensuite être nommées doyennes et pouvoir former d'autres apprenties.Quinze doyennes forment le Conseil des doyennes, qui gouvernent alors les sorcières de Hylund, Conseil dirigé par une doyenne supérieure.

Arianwyn, notre héroïne, est l'une de ces apprenties en fin de cursus. Lors de la cérémonie d'évaluation, la machine qui devait jauger ses compétences a eu un problème et la jeunne fille se voit remettre un badge de bronze en forme de lune, alors que les sorcières qui réussissent en reçoivent un en argent et en forme d'étoile. Malgré cet apparent échec, elle tente de garder la tête haute, surtout face à sa rivale Gimma, et se voit transférée au village de Lull pour y travailler ses capacités magiques. Ici, point de baguette magique, la magie s'utilise à l'aide de glyphes à dessiner du bout des doigts, les quatre principales représentant les éléments de l'eau, du feu, de la terre et de l'air, avec en plus une glyphe pour créer une boule d'énergie et une autre servant à bannir les créatures dans les ténèbres. Mais n'y a-t-il vraiment que ces glyphes-là ?...

Oui, j'ai beaucoup aimé ma lecture. La plume de l'auteur est fluide et simple, mais surtout entraînante. Les pages se tournent avec facilité, on a toujours cette envie d'avancer et de suivre les aventures de la jeune sorcière. L'histoire a ce coté "positif malgré les épreuves" que j'aime bien, avec aussi cette quête de confiance en soi et surtout, de courage et de dépassement. Arianwyn est un personnage fort attachant de part son caractère, elle a ses doutes, autant au niveau humain que sur ses capacités, mais elle arrive à se reprendre et à aller de l'avant.

James Nicol nous livre ici une aventure jeunesse pétillante et extrêmement prometteuse. Apprentie sorcière possède tous les ingrédients pour devenir une très bonne série et fera passer un excellent moment à tout lecteur qui s'aventurera parmi ses pages. La suite sort en 2018 et je me réjouis d'avance.

dimanche 9 juillet 2017

L'Epouvanteur, tome 07 : Le Cauchemar de l'épouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard Jeunesse
Parution : 2011
Pages : 350

Résumé :

" Je rêvais de Lizzie l'Osseuse... Elle trônait dans une grande salle. Le Malin se tenait à côté d'elle, une main posée sur son épaule. Des prisonniers hurlant de terreur attendaient d'être décapités, et le sol était rouge de sang. " La guerre. qui faisait rage au sud du Comté, a maintenant gagné l'ensemble du pays. A leur retour de Grèce. Tom Ward et John Gregory découvrent que les soldats ont mis le feu à la maison de Chipenden, réduisant en cendres la précieuse bibliothèque. De plus, pendant leur absence, les sorcières de Pendle ont libéré Lizzie l'Osseuse, que l'Epouvanteur avait enfermée dans une fosse. Rester dans le Comté s'avère trop dangereux. En compagnie de la jeune Alice, et des trois chiens, Griffe, Sang et Os, Tom et son maître s'embarquent pour l'île de Mona, gouvernée par le cruel lord Barrule. Seulement, ils n'y sont pas les bienvenus...

Mon avis :

Avertissement : ne lisez ceci que si vous avez lu les tomes précédents de la série car vous risquez d'être spoilé sinon.

Après les terribles événements du tome précédent, qui avait déjà pas mal chamboulé la vie de notre héros Tom Ward, Joseph Delaney n'en est pas resté là. En effet, à leur retour de Grèce, Tom, Alice et John Gregory découvrent que la guerre a avancé dans le pays et que leur maison a été incendiée par des soldats, détruisant également la précieuse bibliothèque de l'épouvanteur. Et comme pour retourner le couteau dans la plaie, la sorcière Lizzie l'Osseuse a été libérée par d'autres sorcières. Il est donc décidé que changer d'air serait plus raisonnable et la petite troupe, accompagnée par les trois chiens de feu Bill Arkwright, se rend sur l'île de Mona. Cependant, ils ne s'attendaient pas à un accueil aussi froid. Les habitants des lieux semblent ne pas apprécier l'arrivée du moindre étranger sur leurs terres et ils entendent bien le faire entendre...

Je dois tirer mon chapeau à l'auteur, qui arrive à chambouler le statu quo de son histoire de façon drastique dans ce volume. Au revoir, petit coin perdu de Chipenden, nous t'aimions bien. L'île de Mona est tout de suite moins attrayante, avec ses autochtones antipathiques et aux pratiques moyennageuses, surtout envers les personnes soupçonnées de traiter avec l'obscur. Je peux vous dire que j'ai grimacé quelques fois durant ma lecture, notamment lors d'un passage impliquant des tonneaux transpercés de pointes et une pente...

J'ai moins ressenti la menace du Malin dans ce tome, un point que j'avais apprécié dans les précédentes aventures de Tom, mais c'est assez bien compensé par les multiples menaces rencontrées au fil de l'aventure... et il faut bien l'avouer, je me suis demandé quelques fois comment nos protagonistes allaient se sortir de certaines situations tant elles semblaient sans issue ! Ajoutons à cela l'ambiance oppressante caractéristique de la série, et mise en oeuvre brillamment par l'auteur, et nous avons un roman qui vous fera hésiter à fermer complètement les yeux en éteignant la lumière, le soir dans votre lit.

Une nouvelle réussite, voilà ce que je peux en dire. Le monde de Joseph Delaney ne cesse de se dévoiler à nos yeux et continue à nous fasciner. Mais surtout, il reste imprévisible, et je suis vraiment impatient de lire les suites. Une série exceptionnelle !

lundi 3 juillet 2017

A la croisée des mondes, tome 2 : La tour des anges

Auteur : Philip Pullman
Editeur : Folio Junior
Parution : 2007
Pages : 423

Résumé :

Ayant franchi le pont entre les mondes édifié par Lord Asriel, son père, l'intrépide Lyra se retrouve dans la cité de Cittàgazze, la ville au-delà de l'aurore, où des spectres mangeurs d'âmes rôdent dans les rues, où les lointains battements d'ailes des anges résonnent au-dessus d'une mystérieuse tour. Mais Lyra n'est pas sans allié. Car le jeune Will Parry, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, a également pénétré dans cet étrange royaume par une porte magique. Ensemble, Lyra et Will vont entamer un périlleux voyage à travers les dimensions, et découvrir un secret mortel: un objet d'une puissance extraordinaire et dévastatrice. Mais à chaque étape de leur périple, ils se rapprocheront d'un danger plus funeste encore - et de l'incroyable vérité sur leur propre destinée...

Mon avis :

Je mérite une tape sur les doigts. Quand j'avais lu le premier tome de la trilogie A la croisée des mondes, l'an dernier, j'avais dit que je lirai la suite assez vite... et je ne m'y suis mis qu'un an pile plus tard. Mais je peux dire que je l'ai dévoré.

Ce tome 2 nous embarque dans un monde fort proche du notre, sans daemon. Nous y rencontrons un jeune garçon du nom de Will Parry, qui vit avec sa mère souffrant de problèmes mentaux. Le jeune garçon est à la recherche de son père et suite à une altercation, il tue un homme et se voit obligé de fuir. Il passe alors par une fenêtre qui l'amène dans un nouveau monde, quelque peu différent du sien. C'est là qu'il rencontrera Lyra et Pantalaimon qui viennent également d'un monde, aussi différent du sien que de celui dans lequel ils se trouvent. Notre héroïne est à la recherche de savants pouvant lui apporter des réponses sur la Poussière. Les deux enfants vont s'allier et s'entraider, et iront de découvertes en révélations. Mais ailleurs, Madame Coulter sillonne le monde à la recherche de sa fille...

Dès les premières pages, je me suis trouvé en terrain connu. La plume de Philip Pullman a ce petit quelque chose d'assez rare qui fait qu'on reconnait facilement son style, détaillé et riche tout en étant passionnant à lire. Sans parler de son univers, qui est décidément incroyable et fascinant et qui s'étoffe davantage dans cet opus ! Le mélange entre physique quantique et religion est toujours présent, l'auteur déborde d'idées et ça se ressent au fil de la lecture. Et comme je l'ai dit dans ma critique du premier tome, il ne prend pas ses lecteurs pour des idiots.

Contrairement au livre précédent, nous suivons plusieurs personnages selon les chapitres. Nous avons les deux héros, Lyra et Will, puis d'autres personnages secondaires qui prennent de l'importance, comme Lee Scoresby ou la sorcière Serafina Pekkala et chacun poursuit sa propre quête, et toutes ces histoires prennent tout leur sens et finissent par se rejoindre d'une manière ou d'une autre pour former un tout logique et palpitant !

Philip Pullman a encore réussi à m'emporter dans son univers avec brio. Oui, c'est un nouveau coup de coeur. Je suis impatient de lire la suite, et fin, de cette trilogie merveilleuse, surtout qu'au mois d'octobre sortira une nouvelle aventure se déroulant dans ce monde, et je ne peux que souhaiter y être happé de nouveau.


mercredi 28 juin 2017

Qualia under the snow

Auteur : Kii Kanna
Editeur : Taifu comics (yaoi)
Parution : 26 janvier 2017
Pages : 224

Résumé :

Akio Kobayashi est passionné par les plantes et préfère leur compagnie à celle des personnes. Umi Ôhashi, un étudiant gay, enchaîne les aventures sans lendemain. Tous deux dans la même université, ils habitent également dans le même foyer étudiant. Inévitablement, ils finissent par passer beaucoup de temps ensemble. Ces moments vont leur permettre d’apprendre à mieux se connaître et se comprendre. Ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, leur relation évolue. Découvrez un récit de tranche de vie empreint de douceur et d’innocence. Une immersion dans le quotidien d’une jeunesse qui malgré ses doutes et ses incertitudes ne demande qu’à accepter ses sentiments et vivre pleinement sa vie !

Mon avis :

Le week-end dernier, je me suis fait une session de lecture de mangas, car j'en ai pas mal dans ma pile à lire et j'avais envie de l'alléger.

Dans cette pile se trouvait ce one-shot, un manga de type yaoi (en gros un manga parlant de relations sentimentales et/ou sexuelles entre deux personnages masculins). L'histoire nous présente donc Akio, un étudiant solitaire, qui préfère s'occuper de ses plantes que les sorties. Il rencontrera alors Umi, un autre étudiant qui ne veut pas s'attacher en amour et préfère les histoires d'un soir avec d'autres hommes. Vivant dans le même foyer étudiant, ils vont passer de plus en plus de temps ensemble.

Ce manga se classe bel et bien dans la branche des yaoi, mais il s'agit surtout d'une histoire douce, une tranche de vie, l'histoire d'une belle rencontre entre deux personnalités opposées qui ont été blessées dans la vie. Par exemple, le père d'Akio était de ceux qu'on nomme les pères absents, qui disparaissait en journée pour ne revenir que la nuit, quand ça le chantait, jusqu'à s'évaporer un jour en laissant sa famille derrière lui. Cet événement a laissé son empreinte, Akio garde en lui une rancoeur envers son géniteur, tout en fumant la même marque de cigarettes que lui. Un sentiment qui va parfois avoir un impact sur sa relation avec Umi, car le jeune homme ne comprend pas comment son nouvel ami peut vivre d'histoires sans lendemain.

Le scénario repose aussi sur des valeurs comme l'acceptation de soi et les douleurs engendrées par l'incompréhension. Il y a aussi une touche de feel good tout à fait adapté et bienvenu dans ce genre d'oeuvres. Un autre détail qui peut avoir son importance auprès de certains lecteurs/lectrices : il n'y a aucune scène de sexe (au plus, on voit sur deux cases deux personnages dénudés, rien de pornographique). Le manga se centre essentiellement sur les émotions et la relation entre les personnages et comme vous le savez si vous me lisez depuis un moment, c'est un aspect que j'apprécie beaucoup dans une lecture !

Enfin, j'ai beaucoup aimé les dessins, à la fois simples mais détaillés comme il le faut, aux expressions réussies et à l'encrage fin et précis. Je suis curieux de voir d'autres mangas de cet auteur.

Qualia under the snow est un one-shot tendre et attendrissant qui vous fera passer un bon moment de lecture. Je le recommande chaudement !

samedi 24 juin 2017

Wonder

Autrice : R.J.Palacio
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2012 (VO)/2013 (VF)
Pages : 502

Résumé :

« Je m'appelle August.

Je ne me décrirai pas.

Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire.

Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école.

A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège...

Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?

Ne jugez pas
un livre garçon
à sa couverture son apparence »


Mon avis :

Je me suis récemment lancé dans le concept de la book jar (une boite avec des noms de livres qui trainent dans ma PAL, j'en pioche un au hasard) et le premier titre qui en est sorti est donc Wonder, un livre qui a souvent été encensé même en dehors de la sphère booktube.

L'histoire d'August, né avec une malformation faciale difficile à décrire, ne manque pas de toucher. Le petit garçon a vécu bien des moments difficiles, des opérations multiples, avec les souffrances qu'elles engendrent. Il peut tout de même compter sur un entourage aimant et chaleureux qui l'aide dans la vie de tous les jours, y compris sa mère qui lui fait école. Le problème est qu'elle ne peut pas lui enseigner tout ce dont il a besoin, aussi décision est prise pour qu'August entre enfin à l'école...

La rentrée scolaire marque alors un pas énorme dans la vie de notre héros. Qui dit école dit élèves, et nous savons tous que les enfants peuvent être cruels les uns avec les autres. August en fera l'expérience, à cause de sa particularité physique. Mais grâce à ses nouveaux amis Summer et Jack, il pourra évoluer dans ce nouvel univers, jusqu'à alors inconnus à ses yeux.

J'ai beaucoup aimé découvrir le petit monde d'August et sa découverte du milieu scolaire. Le style d'écriture choisi par l'autrice aide aussi, on a vraiment l'impression de lire le journal d'un enfant de dix ans. Nous découvrons par ce biais un personnage plein de courage et d'intelligence, mais aussi, quelque part, fragile et tendre. On se surprend à se demander si nous aurions réagi comme lui, quels choix nous aurions fait à sa place mais nous nous prenons d'empathie pour lui. De plus, le livre est partagé en différents points de vue qui viennent chacun compléter et surtout renforcer l'histoire globale. J'ai beaucoup apprécié Olivia "Via", la soeur d'August, qui a été obligée de se débrouiller par elle-même dans la vie de tous les jours, de supporter sans râler, pour le bien des siens.

Wonder est une lecture passionnante, une porte ouverte sur l'histoire difficile d'un garçon handicapé qui doit découvrir un nouveau monde et ses règles, mais aussi nous fait ouvrir les yeux sur certains aspects de notre vie. Peut-être un rien trop idéaliste, mais le plaisir de la lecture n'en est en rien gâché.

Enfin, sachez qu'un film sort bientôt. Je vous laisse la bande-annonce ici :




dimanche 18 juin 2017

Shades of Magic, tome 1

Autrice : V.E.Schwab
Editeur : Lumen
Parution : 27 février 2015 (VO)/8 juin 2017 (VF)
Pages : 505

Résumé :

Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde a? l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre a? chaque fois. Le no?tre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffe?e d’air. Le troisie?me est blanc : les sortile?ges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est re?pandue quand la magie a de?vore? tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres a? couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde a? l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour de?fier la famille royale qui l’a pourtant adopte? comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans he?siter. Et un jour, il commet l’irre?parable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris ou? une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise.
Mais la magie n’attire jamais a? elle personne par hasard ! 

 
Mon avis :

Shades of magic, ou A darker shade of magic en version originale, est une trilogie dont j'ai beaucoup entendu parler ces derniers mois, surtout par l'ami Robin, grand fan de l'autrice. Le bougre a tellement bien vendu cet univers que j'ai acheté la trilogie en V.O. et plus récemment le premier tome en français, fraîchement sorti aux éditions Lumen dans une édition magnifique avec du vernis sur la couverture, et de jolies illustrations entre chaque chapitre.

Commençons par parler un peu de l'univers proposé : vous connaissez la ville de Londres. Et bien il se trouve qu'il en existe plusieurs versions dans des mondes parallèles bien différents, et la ville se retrouve sans faute dans chacun d'eux. Et comme monde parallèles, nous retrouvons le Londres gris, sans magie ; le Londres rouge, qui en déborde ; le Londres blanc qui lui en manque cruellement ; et enfin le Londres noir, dont l'accès a été scellé suite à sa chute, dévoré par la magie et les ténèbres. Et chacun de ces mondes possède des différences notables, comme par exemple en ce qui concerne la royauté. Alors déjà rien qu'avec tout ça, j'étais partant, moi qui adore le concept de mondes parallèles.

Kell vient du Londres rouge. C'est un Antari, un magicien du sang qui possède la capacité de traverser les frontières entre les mondes. Kell est malheureusement l'un des derniers Antari, avec Holland, son alter-ego plus ténébreux venant du Londres blanc. Enfin, c'est aussi le fils adoptif du couple royal qui règne sur son monde. Puis il y a Lila, du Londres gris, une voleuse qui rêve de liberté et qui déborde de débrouillardise et de répartie. Je tiens aussi à présenter le personnage de Rhy, le prince du Londres rouge et frère de Kell. Ces personnages posent la base de l'intrigue de cette aventure et je ne peux dire qu'une chose : je les ai adorés. Kell et Lila, les héros, qui s'éloignent de la plupart des clichés du genre, qui s'équilibrent et forment un duo éclatant ! Holland, le rival mystérieux et quelque part brisé. Rhy, prince attachant et complexé par sa faiblesse dans le domaine de la magie. Puis il y a les terribles jumeaux souverains du monde blanc, Athos et Astrid, qui sont juste imbuvables, mais on adore les détester.

Victoria Schwab, dont je découvre la plume, a ce talent pour nous emmener dans une histoire extraordinaire et avec une facilité déconcertante. Le premier quart du livre sert essentiellement à poser les bases de cet univers, en nous faisant visiter plusieurs endroits essentiels et rencontrer une multitude de personnages, et tout ça est parfaitement justifié par la suite. Le tout, sans la moindre sensation de lenteur, car on sent bien que l'autrice nous prépare le terrain. Et une fois ce stade passé, elle nous emporte dans un véritable tsunami d'aventure et de révélations, sans nous ménager mais en nous offrant un plaisir immense. J'ai eu du mal à lâcher ce bouquin !

Shades of magic est un titre extraordinaire, une totale réussite qui nous fait découvrir un monde vaste et très bien développé. Un début de trilogie prometteur et enchanteur. Je le place dans mes coups de coeur.

 

mardi 13 juin 2017

Là où tu iras j'irai

Autrice : Marie Vareille
Editeur : Mazarine
Parution : 15 mars 2017
Pages : 358

Résumé :

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique.
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier.
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

Mon avis :

Après mes lectures précédentes, j'avais envie d'une lecture fraîche et positive. En regardant ma PAL, je suis tombé sur cet ouvrage de Marie Vareille, qui m'a déjà convaincu deux fois par le passé. Ni une, ni deux, je me suis laissé embarquer dans les pages de sa nouvelle histoire.

Dès la première page, j'ai éclaté de rire. La description de Woody-Allen, le chihuahua qu'adopte Isabelle, est tordante, et déjà à cet instant je savais que je passerai un bon moment. Le cadre est rapidement planté : Isabelle, jeune trentenaire, est une actrice dont la carrière n'a jamais décollé, et elle se retrouve à bosser chez McDo. Malheureusement, suite à un désaccord sur le sujet épineux des enfants, elle rompt avec son petit ami Quentin. De fil en aiguille, et surtout pour récolter assez d'argent pour rembourser sa part de loyer à son ex, notre héroïne se retrouve à jouer le rôle d'une nourrice chez Jan Kozlowski, un richissime veuf dans le but de l'empêcher de se marier avec sa compagne, mission donnée par Adriana, l'un des enfants de ce dernier...

Alors je vous vois déjà dire, à la lecture de ces quelques phrases, que c'est cliché et déjà-vu, qu'on sait déjà à quoi s'attendre. Hé bien non ! Marie Vareille va à l'encontre de certains clichés de la chick-lit et nous emmène dans son histoire avec sa plume magnifique et un humour qui fait toujours mouche. Je dois l'avouer, elle a réussi à me surprendre quelques fois, en brisant ce à quoi je m'attendais et en prenant des virages inattendus, mais bienvenus !

Mais ce livre ne se contente pas d'être humoristique, bien loin de là. Au-delà de cet aspect se trouvent de multiples émotions causées par les divers sujets abordés dans son histoire. Qu'il s'agisse du deuil et des différentes façons qu'ont les gens d'y faire face, du sentiment d'abandon, de la colère, de la rancœur ou encore des difficultés vécues par les adolescents, toutes sont traitées de façon juste, sans fausse note et sans prêchi-prêcha. Et j'ai adoré le fait qu'Isabelle lise Harry Potter et les bienfaits que cette lecture prodigue à Nicolas, le petit bout qui a cessé de parler suite au décès de sa mère.

Je suis vraiment content d'avoir découvert les livres de Marie Vareille, tant sa plume me parle et tant ses écrits me plaisent et me passionnent. Là où tu iras j'irai m'a emporté, m'a fait beaucoup rire et m'a fait du bien. Une nouvelle réussite pour cette autrice décidément pleine de talent !

jeudi 8 juin 2017

Overlord, tome 1 : Le roi mort-vivant

Auteurs : Kugane Maruyama (texte), So-bin (illustrations)
Editeur : Ofelbe
Parution : 11 mai 2017
Pages : 559

Résumé :

Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puisante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas deconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde.

Mon avis :

Je remercie tout d'abord les éditions Ofelbe et Livraddict pour ce partenariat.

J'ai choisi ce livre pour le synopsis qui m'a interpellé. Bon, le coup du héros qui se retrouve coincé dans un MMO (un jeu de rôle online, en gros), c'est devenu assez classique maintenant, avec des oeuvres comme Sword Art Online, mais le twist annonçant qu'il devait conquérir le monde m'a séduit.

Alors autant vous avertir au préalable : ce livre sera assez difficile d'accès aux gens qui ne connaissent pas grand chose au monde du jeu-vidéo en ligne ! Il regorge de termes spécifiques à ce type de jeux, il y a bien quelques explications, mais rien de très détaillé et vous passerez complètement à coté de votre lecture.

Sachez aussi que je ne parlerai que de la première aventure, ce livre en comportant deux.

La première partie du livre m'a passionné : au travers des yeux de Momonga, le joueur incarnant le Mort-Vivant surpuissant, nous découvrons quelques pans d'Yggdrasil, terre virtuelle où se déroule l'action. On découvre peu à peu ses spécificités, ses règles et une partie des créatures la peuplant, jusqu'au supposé arrêt du jeu, qui n'intervient pas et qui voit certaines de ces règles changer. Momonga fait aussi connaissance avec son armée de fidèles Personnages Non Joueurs, qui sont à son service. Un peu perdu mais désirant sauver la face, notre protagoniste va explorer ses terres ainsi que ce qui les entoure afin de vérifier où sont les différences avec le jeu original et mieux appréhender cette réalité dans laquelle il se retrouve coincé.

Là où j'ai commencé à décrocher, c'est quand l'auteur a commencé à adopter une écriture digne d'un manuel de jeu-vidéo. Je n'ai rien contre le fait d'expliquer, par exemple, comment fonctionne tel monstre de ce jeu fictif, mais quand ça prend plus d'une page avec en plus cet aspect "manuel", je trouve que ça devient soporifique. On dit toujours, pour une oeuvre de fiction, "show, don't tell" ("montrez-le, ne le dites pas"), et ici j'aurais préféré acquérir ces notions via les actions des personnages, non les pensées de Momonga.

J'ai aussi levé un sourcil quand on a commencé à voir poindre les références sexuelles. Alors je suis loin d'être prude et je sais qu'un coté parfois "coquin" peut se retrouver dans ce genre d'oeuvre (et certains mangas), mais à partir du moment où un personnage féminin commence à parler de culotte "mouillée", ou qu'une autre s'urine dessus en voyant le héros, je grogne un peu. Il y a ce coté "harem qui entoure le héros et veut se l'amouracher" qui m'a gêné, avec ce coté un peu trop sexiste à mon goût...

Et c'est fort regrettable, car sans ces deux défauts, je suis certain que ce roman m'aurait davantage plu ! La plume de l'auteur avait tout de même réussi à m'intéresser pendant un bon moment, après tout.


Par contre, l'objet livre est très beau, avec des illustrations en couleurs du plus bel effet. Le livre est également vendu avec un joli poster, et il y a des pages dépliables dévoilant une carte et des dessins de personnages. Par contre, le bémol se situe au dos du livre, des fautes d'orthographes pourtant évidentes s'y trouvent !

 Une lecture prometteuse et à l'univers riche, malheureusement gâchée à mes yeux par les deux défauts cités plus haut. Mais si vous savez passer au-dessus et que vous aimez ce genre de littérature, foncez !


mercredi 7 juin 2017

Swap épistolaire


Coucou les pandas, je vous retrouve pour un nouveau swap, cette fois basé sur l'échange épistolaire, et j'ai eu le plaisir de le réaliser avec Novababy. Je remercie d'ailleurs Bettierose qui en fut l'organisatrice.

Pour cet échange, qui a commencé en juillet de l'an dernier, le but était d'apprendre à connaitre son binôme par l'échange de courrier et de cartes postales. Le swap se divisait en trois niveaux, je vous propose de découvrir le menu du niveau que nous avons choisi :

Niveau 3 : écrivain passionné
Contient la base du swap à savoir la carte postale d'été + la lettre de présentation + la carte de Noël
-1 livre épistolaire ou parlant de correspondances, lettres (si vous voulez remplacer par un autre thème de livres, pas de soucis, voyez entre vous)
- 2 à 3 livres de la wishlist de votre binôme (mettez-vous d'accord sur poches/grands formats, comme ça vous arrange)
- 1 carnet ou journal ou set de correspondance avec un crayon
- 2 à 3 marque pages
- UN JOURNAL de quelques unes de vos lectures rempli par votre soin. et oui, je vous demande ici, tout au long de votre swap, de noter dans un petit carnet ou même sur du joli papier, quelques impressions sur des livres, quelques petits conseils de lecture...je ne vous demande pas de faire des chroniques mais juste évoquer un peu vos lectures, celles que vous aimez aimé ou celles que vous n'aimez pas et pourquoi.

L'OPTION CORRESPONDANCE POSTALE
Cette option est possible pour tous les niveaux. Si vous la choisissez vous vous engagez à écrire au moins deux lettres en plus de la base du swap à votre swappée pendant la durée du swap. Le but étant comme je le disais de créer un lien.







Je vous propose donc de découvrir le colis, que je viens tout juste de déballer. Nova, j'ai suivi ton plan ^^

Un manga de ma wishlist, le fameux F.Compo de Tsukasa Hojo (Nicky Larson/City Hunter, Cat's Eye), une histoire assez farfelue avec une famille aux apparences assez trompeuses. J'ai adoré le premier tome en tout cas et je suis impatient de lire la suite !
S'ensuit un joli signet, qui je pense peut faire office de marque-page. Si je me trompe, Nova, n'hésite pas à me le dire ^^
Il était une lettre de Kathryn Hughes, un roman dont j'ai pas mal entendu parler sur la blogo, et tout à fait de circonstance pour ce swap ! Très bonne idée.
Ah, voici le tome 3 de F.Compo, très bonne surprise !!
Un joli stylo qui atterrira dans ma besace car on en a toujours besoin, surtout quand on dessine sur des feuilles volantes ou un carnet.

Nova a pensé à mon coté gourmand avec ce nougat noir. Je ne connaissais pas cette variété, mais je m'empresserai d'y goûter, en dessert ce soir. Je me régale d'avance ^^

Un autre livre dont j'ai beaucoup entendu parler, Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, qui me fait énormément plaisir !
Waouh ! Voici un carnet à pages vierges vraiment sublime, j'aime beaucoup la décoration de la couverture, très élégant. Nova, tu as vraiment très bon goût !!
Regardez donc ces petits marques-page autocollants trop adorables ^^
Une autre surprise, le tome 4 de F.Compo ! De belles heures de lecture en perspective !!
Enfin, le carnet de lecture, que je trouve absolument superbe, j'adore ce genre de carnet à l'ancienne mais je n'en ai jamais trouvé. Je me ferai un plaisir de lire ce que tu as écris dedans, Nova.


Voilà qui clôt ce merveilleux swap. Nova, encore merci pour ce beau colis mais surtout nos chouettes échanges tout au long de l'année écoulée. J'espère que nous garderons contact en tout cas !
Et j'espère que mon colis sera à la hauteur du tiens. En tout cas, je suis ravi.
 

samedi 3 juin 2017

Six Of Crows, tome 1

Autrice : Leigh Bardugo
Editeur : Milan
Parution : 18 mai 2016
Pages : 559

Résumé :

Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant...  

Mon avis :

Six of crows fait partie de ces livres que l'on a vu partout, qu'il s'agisse de blogs littéraires ou de chaînes Booktube. Toujours en des termes très élogieux, d'ailleurs. Et quand Milan a sorti le premier tome, j'ai eu très envie de découvrir l'univers de Leigh Bardugo.

Je ressors tiède de cette lecture.

L'univers proposé est très intéressant et complexe, mais surtout passionnant. Il y a différents peuples, chacun avec ses particularités, et les relations entre eux ne sont pas toujours au beau fixe. Cependant, vu l'abondance de termes spécifiques à cet univers, j'étais parfois désorienté, et je me suis demandé s'il n'aurait pas fallu lire la trilogie des Grisha, de la même autrice, pour mieux m'imprégner de ce monde. Mais attention, je ne dis pas que c'était handicapant, loin de là, j'ai quand même pu terminer le roman.

Une autre particularité de Six of Crows, c'est une certaine lenteur. Leigh Bardugo prend son temps pour introduire ses personnages, parfois à l'aide de flashbacks, et ça se révèle intéressant... mais du coup, la véritable histoire, que j'appelle "le casse", met beaucoup de temps à démarrer ! C'est à la fois une qualité et un défaut. Les six héros sont proprement introduits et le lecteur les définit aisément, mais à coté de ça l'aventure tarde, tarde...

La plume de l'autrice est riche, elle n'hésite pas à nous donner de multiples détails, nous ressentons vraiment ce que subissent les héros et on sent cette envie de nous immerger dans les pages du bouquin. A savoir aussi que chaque chapitre est conté du point de vue de l'un des personnages de la bande de Kaz, apportant une diversité agréable.

Un univers passionnant, une plume fournie, des personnages diversifiés et une aventure intrigante, mais une lenteur un peu trop présente qui m'a empêché de vraiment rentrer dans ce livre, voilà ce que je peux en dire. J'ai tout de même acheté la suite (et fin), je la lirai donc car je veux quand même connaitre le fin mot de l'histoire, mais je ne me presserai pas.

samedi 27 mai 2017

Sex-toys et bulles de savon

Autrice : Mily Black
Editeur : Charleston (Diva-Romance)
Parution : 9 mai 2017
Pages : 217

Résumé :

Fanny a tout plaqué pour ouvrir cette boutique. Tout, c'est sa vie, son job d'ingénieur dans une entreprise de cosmétique, et le salaire qui va avec. Pourquoi ? Pour vendre des produits de beauté bio et… des sextoys. Drôle d'idée, lui dira-t-on, surtout dans un petit village qui compte en tout et pour tout trois commerces. Mais l'idée va plus loin que ça. Fanny veut aider les femmes à se sentir mieux dans leur peau, par tous les moyens, pour elle-même surmonter les traumatismes de son adolescence. Alors quand elle fait la rencontre de Jenny, une jeune femme qui montre des signes de maltraitance, elle ne peut rester insensible.

Face aux détracteurs offusqués par ses produits, la jeune femme va devoir faire preuve de persévérance et d'humour. Deux qualités qui lui seront également utiles pour résister au charme d'Édouard, le policier du village qui lui donne du fil à retordre. Elle, qui a pourtant pour règle de ne s'attacher à personne…
 

Mon avis :

J'ai reçu ce livre dans le cadre de la Masse Critique de Babelio, que je remercie de même que les éditions Charleston. Je l'ai choisi de part son coté peu courant, avec cette histoire de sex-toys, qui m'a laissé penser que j'aurai droit à une histoire amusante et légère.

Fanny a décidé de changer de vie, elle a quitté son boulot bien payé d'ingénieur pour ouvrir, dans un petit village, une boutique de produits de beauté bio et de sex-toys, avec l'optique d'aider les femmes à prendre soin d'elles et se (re)découvrir tout en se faisant plaisir. L'affaire n'est pas gagnée quand, lors de l'inauguration de son enseigne, la mère du maire, Madame Lombarde, fait un scandale lorsqu'elle découvre le coin coquin. Cette dame se donnera alors pour mission de casser les pieds de notre héroïne, en envoyant par exemple son autre fils, policier de son état, sur les lieux pour intimider Fanny...

Autant le dire tout de suite, je me suis bien amusé avec cette lecture, qui tient de la romance moderne et sexy, au ton léger et très comique. Mais sous cette couche d'humour se cachent des sujets plus sérieux, plus important. Il y a d'abord la sexualité, bien entendu, un sujet fort délicat que l'autrice aborde avec délicatesse et brio, et malgré les quelques passages érotiques, il n'y a aucune vulgarité.

Mais il y a surtout le sujet des violences conjugales, au travers de Jenny, une femme au comportement trahissant la maltraitance qu'elle subit, et la mère de Fanny, qui l'a abandonnée au profit de son compagnon qui la battait en cachette. Un sujet touchant, troublant, malheureusement encore d'actualité, mais que Mily Black traite d'une plume juste, sans tomber dans le tire-larmes.

Ce livre se lit assez vite, je l'ai terminé en une journée, mais j'ai passé un très bon moment avec Fanny et sa clique. Mily Black a su me convaincre et j'espère avoir l'occasion de lire bientôt d'autres de ses romans !

jeudi 25 mai 2017

Nos coeurs en désaccord

Autrice : Krystale Sutherland
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2 mars 2017
Pages : 279

Résumé :

Henry Page rêve du grand amour. Jusqu'au jour où il rencontre Grace, qui marche avec une canne et porte des vêtements de garçon trois fois trop grands pour elle. Henry tombe sous le charme de cette drôle de fille. Il a vite fait de comprendre que quelque chose en elle est cassé. Il ne demande qu'à l'aider. Mais Grace a un lourd passé...

Mon avis :

Des poissons bleus en couverture, voilà qui a aidé cet ouvrage à se distinguer en rayons et a attirer mon attention. Quant au résumé, j'ai pensé "pourquoi pas". Une romance adolescente, un thème que je lis assez peu au final...

Qui dit romance dit rencontre entre deux êtres. Nous avons d'abord Henry, le narrateur de cette aventure, un adolescent qui en cherche pas à conquérir le coeur d'un nombre incroyable de filles. Non, lui c'est le grand amour qu'il cherche. En attendant, il passe du temps avec ses meilleurs amis Murray et Lola. Le second élément de la romance arrive peu après la rentrée et se nomme Grace Town. Affublée de vêtements de garçon, marchant à l'aide d'une canne, la demoiselle ne manque pas de se faire remarquer par Henry. Placés tous les deux dans un projet de journal de l'école, nos deux étudiants vont commencer à se rapprocher. Mais Grace cache des secrets et de terribles blessures, et Henry ne sait pas encore s'il sera capable de lui apporter son aide... mais Grace acceptera-t-elle ce soutien ?

Il ne faut pas s'attendre ici à une romance young adult conventionnelle où tout est facile et où l'amour parvient à réparer les blessures. Les protagonistes sont plus authentiques, plus terre-à-terre et surtout, souffrent. Chaque personnage a son propre poids sur les épaules et il s'avère intéressant de découvrir, petit à petit, quels secrets cache Grace. Nous nous trouvons face à une bande d'adolescent et l'autrice le retranscrit très bien. Ils font des bêtises, partent parfois dans l'excès, mais surtout, ils apprennent.

J'ai quand même eu un peu de mal avec Henry. Bien qu'attachant, je l'ai quelques fois trouvé sot dans ses réactions, parfois démesuré même. Concernant Grace, je me suis douté dès le début qu'il y avait anguille sous roche, et j'ai eu raison. Je ne dévoilerai cependant pas sur quel point, inutile de tout spoiler ici. Un certain point a tout de même réussi à me surprendre - positivement - et de toute façon, je voulais connaître le fin mot de l'histoire malgré mes soupçons. Malgré ça, plus on avançait, moins je trouvais les choix de Grace logiques et cohérents, ce qui m'a un peu éloigné du personnage. 

J'avoue aussi que, quelque part, ce roman m'a fait penser à Nos étoiles contraires, déjà avec ce nom "Grace" et aussi avec ce coté amourette adolescente sur fond de handicap. J'ai même craint qu'on tombe dans une fin tire-larmes mais il n'en est rien. La fin est somme tout logique, même si un peu décevante quelque part.

Une lecture en demi-teinte, avec une histoire plutôt prenante, sur fond de rédemption et de secrets, dotée de personnages aux multiples couches mais avec des réactions qui peuvent sembler étranges. Ou peut-être ne suis-je pas dans la tranche d'âge visée ?

mardi 23 mai 2017

Swap Livres et thé


Un swap, ça faisait longtemps ! Celui-ci s'articule autour du thé et des livres, un thème qui parlera à beaucoup d'amoureux des livres car on associe souvent ce breuvage avec les ouvrages de papier.

Pour cet échange, j'ai à nouveau eu le plaisir de participer avec Crystal, avec qui j'avais déjà fait le swap "Romance en hiver". Crystal est depuis devenue une amie avec qui j'adore discuter et faire la belette (elle comprendra ^^)

Les consignes étaient les suivantes :

Contenu du colis :
# Une carte / Lettre
# 2-3 livres (broché ou poche) de la WL de votre binôme
# 2-3 boites de thé
# Un marque-page
# Des surprises dont au moins une qui peut servir lors d’un tea time
# Une gourmandise pour accompagner les tea time prochains


Et je dois dire que ma binôme a encore réussi à me surprendre !
Un beau colis de six kilos, rempli à ras-bord et très bien emballé !


On commence par les thés : Thé vert mangue abricot, thé noir anis réglisse, thé violette framboise et thé aux sept agrumes. Comment dire que j'adore tous ces choix et que je sens que je vais me régaler ? Ce soir, il faut que j'en goûte un, mais par lequel commencer ? Dilemme...






Un joli porte-clefs chat rouge, deux marque-page aimanté et un superbe panda !



Une superbe tasse chat, qui sera étrennée ce soir ! J'adore le motif !!



Je n'ai qu'un mot à dire : Miam ! Et j'ajoute : miam miam miam miam miam !



Des enveloppes contenant une très jolie carte postale, qui va décorer une de mes bibliothèques, ainsi qu'un autre trio de marque-page représentant des licornes (j'adore), le Docteur de Doctor Who (je suis fan) et Totoro (je suis aussi fan). Crystal, tu me connais trop bien !


J'ai failli tomber de ma chaise ! Une boite à cookies Tardis !! Il ne faut pas faire des folies comme ça pour moi, chère Crystal... mais je te remercie infiniment. Waouh !




Passons aux fameux livres à présent.


  • Ekhö, monde miroir, tome 2 : Paris Empire, qui était dans ma wish-list. Je vais pouvoir continuer la découverte de cette belle bande-dessinée !
  • "J'ai toujours cette musique dans la tête", le dernier Agnès Martin-Lugand, une de mes autrices chouchou
  • "Doctor Who : Time Lord fairy tales", un superbe recueil de contes dans l'univers de Doctor Who, excellente idée !!
  • "Le journal d'Helga" de Helga Weissovà, un livre qui m'intéresse pas mal et qui m'évoque en un sens le journal d'Anne Frank pour ce coté témoignage.
  • "Licornes, charmes et sortilèges" de Marylin Weil, un livre qui me faisait envie depuis bien longtemps !
  • "Le chat derrière la vitre" de Gilbert Bordes, accompagné d'un élégant protège-livre de poche que je vais emmener très souvent avec moi. Encore une excellente idée !
  • "Jusqu'à ce que la mort nous unisse" de Karine Giebel, un roman que je ne connaissais pas mais dont le résumé me fait envie.
Et comme Crystal ne fait pas les choses à moitié, j'ai eu la surprise de découvrir une dédicace dans le livre des licornes :



Crystal, je te remercie du fond du coeur, ton swap est extraordinaire, une nouvelle réussite sans aucun doute possible. Tu m'as comblé et gâté comme pas permis. Encore un million de mercis ! 
Merci aussi à Bénédicte qui a organisé le swap sur Livraddict et à Marylin Weyl pour la dédicace.
 




 

dimanche 21 mai 2017

La bibliothèque des citrons

Autrice : Jo Cotterill
Editeur : Fleurus
Parution : 14 avril 2017
Pages : 358

Résumé :

À dix ans, Calypso n'a pas d'ami et trouve refuge dans les livres de sa bibliothèque, qu'elle dévore. Sa solitude prend fin le jour où arrive dans sa classe une nouvelle, Mae, qui bouscule ses habitudes de lectrice solitaire et lui ouvre les horizons insoupçonnés de l'amitié.
Cette amitié tombe à pic, car à la maison les choses tournent de moins en moins rond. Le père de Calypso, veuf depuis cinq ans, vit muré dans son travail et son silence. Il s'est attelé à l'écriture d'une histoire encyclopédique du citron. Par une froide soirée d'automne, ces maudits agrumes vont brusquement déverser sur la vie de Calypso une amertume parfaitement inattendue... Il faudra toute l'amitié de Mae et la générosité de sa famille pour que cette découverte acide devienne le point de départ d'un chemin de guérison où l'amour, enfin, pourra ressurgir !


Mon avis :

J'aime bien la thématique des bibliothèque. Bon, vous me direz, c'est normal pour un lecteur. Mais ce livre-ci m'a attiré par ce drôle de titre. Je n'associe pas vraiment les citrons aux biblios, plutôt à de bons jus ou une agréable odeur. Bon, ni une ni deux, il s'est retrouvé dans mes achats d'avril.

Sous ses airs simples, l'histoire de ce roman cache quelque chose de profond. Calypso est donc une enfant solitaire qui passe son temps le nez dans les livres, notamment ceux de la bibliothèque dont elle a hérité suite au décès de sa mère. Son père quant à lui est plongé dans son projet, un livre sur les citrons, ce qui lui prend tellement de temps qu'il en oublie même les courses et les repas. Calypso fait la rencontre de Mae, qui aime aussi la littérature, et cette nouvelle amitié va la faire sortir de la solitude dans laquelle elle s'était enfermée.Jusqu'ici, c'est assez simple et bon enfant. Cette amitié m'a particulièrement touché, je l'ai trouvée belle et sincère, surtout avec ce coté amour de la littérature. Les deux jeunes filles n'ont de cesse de citer des ouvrages plus ou moins connus, avec passion et émerveillement, sentiments qui se transmettent facilement aux lecteurs.

Mais sous ce coté bon enfant se cache également une histoire plus sombre, qui parle alors de dépression et de responsabilité. La passion dévorante du père de Calypso pour les agrumes ne cache-t-elle pas, au fond, une forme de désarroi suite au décès de Coral, sa femme ? Car c'est au fil de la lecture que l'on s'aperçoit que tout ne va pas, que ce comportement n'est pas normal et qu'autant lui que sa fille ont besoin d'aide. Du haut de ses dix ans, Calypso devait en effet s'occuper de la maison et devait jouer à l'adulte pour que son père bouge un peu de son bureau. N'est-ce pas trop pour son jeune âge ? Quelles solutions peuvent être trouvées ?

Ces deux facettes de l'histoire ont réussi à me captiver. J'ai dévoré chaque page, chaque ligne. J'ai d'abord adoré cette histoire d'amitié sincère, mais aussi l'amour des livres que partagent Mae et Calypso. Et puis, la situation avec le père de cette dernière m'a touché, m'a ému. Mais malgré ces malheurs, La bibliothèque des citrons véhicule ce petit message positif, cet espoir qu'il est essentiel de ne pas perdre même durant des situations difficiles.

Jo Cotterill nous offre un roman merveilleux, réfléchi et profond sur l'amitié, la littérature mais aussi des sujets plus adultes. J'ai passé un moment formidable en compagnie de ce bouquin et je n'hésiterai pas à lire d'autres écrits de cette autrice.

mercredi 17 mai 2017

Pax et le petit soldat

Auteurs : Sara Pennypacker (Texte), Jon Klassen (Dessins)
Editeur : Gallimard Jeunesse
Parution : 12 janvier 2017
Pages : 320

Résumé :

La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s'engage dans l'armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu'il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s'enfuit à la recherche de son renard.
Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d'une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce.


Mon avis :

Ce qui m'a attiré vers cet ouvrage, c'est le dessin de la couverture, à la fois simple et beau, et qui dégage une certaine ambiance que je ne saurais décrire. Son résumé a achevé de me convaincre et je l'ai ajouté à ma pile sans y réfléchir davantage.

L'histoire se suit selon deux points de vue. Il y a d'abord Peter, un petit garçon qui vit avec son père. Ensuite, il y a Pax, le renard qu'a trouvé le jeune garçon et qui a grandi dans son foyer. Seulement voilà, le père de Peter oblige son fils à abandonner le canidé dans un bois à des kilomètres de leur maison pour ensuite envoyer Peter chez son grand-père. Cette séparation se révèle douloureuse pour nos deux héros, qui vont se lancer chacun dans un voyage pour se retrouver l'un l'autre.

Je ne sais trop comment parler de la beauté de cette aventure. La plume de Sara Pennypacker est magique, elle est tendre et magnifique. L'autrice réussit à donner une voix à ses protagonistes et le lecteur ne peut qu'éprouver de l'empathie pour eux, mais aussi cette envie de suivre leurs aventures et les accompagner sur le chemin qu'ils vont parcourir.

J'avais cependant une légère crainte, à savoir le contexte de la guerre. Généralement, je ne suis pas fan de tout ce qui touche à l'armée, c'est un univers qui ne me plait pas. Heureusement, ce contexte n'est absolument pas omniprésent. Certes, on voit les malheurs qu'une guerre cause sur les humains et les animaux, mais ça a apporté un petit quelque chose en plus à cette histoire, ainsi qu'une ambiance particulière qui m'a avalé.

Ce qui ressort aussi, c'est cet aspect de progression, d'évolution qui survient chez nos deux héros. Chacun voyage à sa façon, rencontre moult difficultés et personnages, et ces derniers se révèlent tout aussi intéressants. Par exemple, Peter rencontrera une vieille dame isolée qui se nomme Vola, avec un caractère plutôt bourru mais qui sera source d'apprentissage pour le jeune homme, et qui est devenue l'un des personnages que j'ai le plus aimé découvrir. Chacune de ces rencontres fera avancer Pax et Peter, de façon différente certes mais qui les enrichira sur bien des aspects.

J'ajoute aussi que le livre contient quelques jolies illustrations, fort plaisantes.

Pax et le petit soldat est une aventure, un voyage extraordinaire sur fond de guerre mais surtout d'amitié, une amitié forte pour laquelle on est prêt à se surpasser. J'ai été touché par cette lecture et je la classe sans problème dans mes coups de coeur.


vendredi 12 mai 2017

L'homme idéal existe. Il est québécois.

Autrice : Diane Ducret
Editeur : J'ai lu
Parution : 3 mai 2017
Pages : 158

Résumé :

Bonne nouvelle : l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle. Vous l’aurez deviné : il est Québécois. Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L’homme idéal ? Satisfaite ou remboursée !

Mon avis :

En voilà un titre qui a attiré mon attention. Je ne sais pas trop expliquer pourquoi, mais il m'a fait sourire. En plus, avec la couverture rose fluo de l'édition de poche, il est difficilement ratable dans un rayon.

Ce livre nous raconte la rencontre entre notre héroïne, bonne citadine comme les autres, et Gabriel, québécois pure souche, qui l'invite à aller le rejoindre chez lui pour faire plus ample connaissance. Et quand je dis ça, je veux dire le rejoindre au Québec ! Et après avoir ressassé ses précédentes aventures et déboires amoureux, la jeune femme prend ses affaires et un avion et se retrouve dans une contrée qu'elle imaginait un peu... différente.

J'ai souri devant certaines situations et surtout devant les expressions "du pays" qu'utilise notre ami québécois, et surtout devant les réactions de l'héroïne. (je n'ai pas le souvenir que l'autrice donne son prénom...) Mais à part ça, je ressors de cette lecture quelque peu dubitatif. Je me doutais qu'il y aurait des clichés sur nos chers québécois, mais pas autant. De plus, l'autrice joue souvent sur la différence de langage entre la française et son nouveau compagnon, ce qui fait un peu rire, mais au bout d'un moment, je me suis surtout dit que dans une telle situation, je demanderais à mon hôte ce qu'il veut dire, ce que l'héroïne fait rarement (ou alors ce n'est pas dit) et le lecteur doit parfois deviner, sans explication donnée... J'ajoute aussi la fin, qui m'a assez déçu, elle tombe à plat.

La plume de Diane Ducret ne m'a pas totalement convaincu non plus. Elle manie les mots et certaines tournures de phrases avec aisance, là-dessus je n'ai rien à dire. Mais j'ai trouvé son rythme assez plat, uniforme tout au long de l'histoire, je n'ai eu aucune surprise, on suit un fil et puis voilà. Cette histoire s'apparente davantage à un essai.

Si vous cherchez un petit moment de rigolade avec un roman court, vous y trouverez votre compte.