dimanche 19 novembre 2017

Le pacte, tome 4 : Au-delà du monde

Autrice : Stéphanie Moins
Editeur : Auto édité
Parution : 8 mars 2017
Pages : 472

Résumé :

Au-delà du monde, il y a Avalon…

Cette contrée sacrée, où Julie et Gauvain sont destinés à s’unir l’un à l’autre.

Cet endroit s’apparentant au paradis, où Galaan et Gen découvriront que c’est là que tout, entre eux, a commencé…

Mais le Pacte n’attend pas et presse nos deux héros à poursuivre leur quête, ainsi qu’à recouvrer ce pendentif dérobé par Morgane. Tandis que Valérie soumet Galaan à un chantage cruel, une véritable course contre la montre s’engage et amène une fois encore le couple à croiser le chemin de Renaud, avec lequel s’établit progressivement une relation singulière… Qui est-il réellement?? Et pourquoi sont-ils irrésistiblement attirés vers cet homme prêt à tout pour leur venir en aide??

Pourront-ils récupérer ce bien si précieux, clé de leurs visions et leur assurant l’ultime protection??

Réussiront-ils à déjouer les plans diaboliques dressés par l’enchanteresse de l’Ombre plus que jamais déterminée à les séparer??

Seront-ils capables de faire face au mal infligé par Guillaume Blanec, assoiffé de vengeance à l’égard de Galaan et détenant un secret les liant tous deux??
 
Mon avis :

Si vous me suivez depuis au moins un an, vous vous souviendrez que j'ai adoré les trois premiers tomes de la série "Le pacte" écrite par Stéphanie Moins. Le tome 4 a attendu quelques mois, mais je viens de le terminer...

Et je ne peux rien dire d'autre que je n'ai déjà dit dans mes critiques des tomes précédents : Stéphanie a toujours cette faculté magnifique de nous emporter dans un tourbillon d'aventure, de révélations et de romance. Gen et Galaan sont toujours aussi attachants, Gauvain et Julie restent aussi électriques qu'auparavant (et je les adore toujours autant, ces deux-là, ils sont fantastiques, l'un des plus beaux couples de fiction à mes yeux), Morgane est toujours aussi fourbe, aidée de ses complices qui ne cessent de vouloir briser le bonheur de nos héros... Et puis, il y a ce personnage, apparu dans le tome 3, ce Renaud, qui ne cesse de titiller la curiosité des lecteurs, qui fascine pourtant de par son charisme et sa présence, et quand on comprend pourquoi... c'est juste magique. Les pièces du puzzle scénaristique se placent petit à petit, et on en veut encore.

Je ne spoilerai rien, mais je le répète encore une fois : si vous aimez les romances contemporaines et le mythe du roi Arthur, foncez ! Lisez cette saga extraordinaire !!

Ma chronique est courte car je ne veux pas en dévoiler trop sur l'intrigue, mais sachez que j'ai à nouveau dévoré ce livre, qui est un coup d'coeur. Je tiens aussi à remercier Stéphanie pour le remerciement qu'elle m'adresse à la fin du livre. Merci à toi surtout pour ces ouvrages magnifiques, et je suis impatient de lire la suite !

Retrouvez la saga sur ces liens :

 
 

mercredi 15 novembre 2017

Nos âmes jumelles, tome 3 : Nos âmes plurielles

Autrice : Samantha Bailly
Editeur : Rageot
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 295

Résumé :

Sonia et Lou se sont rencontrées sur un forum autour de leur passion créative : l’écriture pour Sonia, le dessin pour Lou. Leur blog BD, Trames jumelles, a été remarqué par un éditeur qui les a encouragées dans leur vocation. Bac en poche, elles réalisent leur rêve : s’installer à Paris en coloc ! Mais leurs tempéraments sont radicalement opposés… Sonia adore sa nouvelle liberté et les fêtes étudiantes, tandis que Lou s’investit pleinement dans sa formation aux Gobelins. L’année s’annonce électrique !
 
Mon avis :

Connaissez-vous ce plaisir que l'on ressent lorsqu'on s'apprête à retrouver des gens qu'on apprécie mais qu'on n'a pas vu depuis un bon moment ? Hé bien c'est un peu ce que j'ai ressenti avant d'ouvrir le troisième tome des aventures de Lou et de Sonia, comme si je retrouvais deux copines.

Parce que dès les premières lignes, Samantha nous remet dans le bain avec aisance, elle nous fait retrouver ses héroïnes et leur univers d'écriture et de dessin. Lou et Sonia vivent à présent en colocation, l'une étudie la philosophie et apprécie de plus en plus les soirées animées, l'autre a commencé ses cours dans la prestigieuse école des Gobelins, se renfermant petit à petit sur elle-même. Cette nouvelle étape mettra ces jeunes filles sur la route de l'âge adulte, où il faut apprendre à être plus responsable, à savoir entretenir un appartement et son ménage mais aussi à se connaitre et savoir se dire si la voie que l'on a prise est la bonne ou pas.

Je vais me répéter, mais la plume de Samantha est toujours aussi agréable et plaisante. Les mots se lisent de façon très fluide et surtout, on ressent derrière son histoire qu'elle se base sur certaines de ses expériences, notamment concernant la création d'une page Youtube (je vous recommande d'ailleurs sa chaine, si vous ne la connaissiez pas encore) et l'importance des réseaux sociaux pour tout créateur. 

Ce dernier tome se place sous le signe du changement et de la maturité. Samantha aborde avec énormément de justesse certains sujets qui touchent les jeunes d'aujourd'hui, en particulier le choix de sa vie professionnelle mais aussi tout ce qui touche à l'amitié et aux relations amoureuses ainsi qu'à la famille. J'imagine cette trilogie comme le cycle du papillon : la chenille insouciante (le premier tome), le cocon (le deuxième tome) et enfin la consécration, la naissance du papillon qui s'en va vivre sa plus grande aventure.

C'est avec une certaine nostalgie que j'ai terminé ce dernier opus ce matin, et pourtant je sais que nous les retrouverons dans le troisième tome de son autre série Les stagiaires, que je suis également impatient de lire ! Nos âmes plurielles marque la fin d'une trilogie coup de coeur, avec un dernier tome abouti et prenant !

Si ça vous intéresse, voici mon avis sur le premier tome et sur le deuxième.


vendredi 10 novembre 2017

La danse hésitante des flocons de neige

Autrice : Sarah Morgan
Editeur : Harlequin (&H poche)
Parution : 26 octobre 2016
Pages : 473

Résumé :

Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Mon avis :

Après ma précédente lecture, qui était assez sombre, j'avais envie de trouver un univers doux, chaleureux et sentant bon le cocooning. Les fêtes approchant à grand pas, je me suis tourné vers les quelques livres de ma pile à lire évoquant Noël, et j'ai eu envie de commencer cette trilogie et de découvrir la plume de Sarah Morgan, dont j'entends beaucoup de bien.

Et voilà, j'ai été séduit par cette découverte. Et j'ai eu ce que je cherchais. L'ambiance est on ne peut plus chaleureuse, d'abord par le décor de Snow Crystal, qui fait tout simplement rêver, avec sa forêt, ses bungalows, sa faune et le confort qui en émane. Mais aussi par la famille de Jackson, les O'Neil, une famille qui, malgré les disputes et l'éloignement de certains membres, est soudée et accueillante. 

Je ne suis pas un grand connaisseur en romances, mais même si celle-ci n'est pas transcendante, elle est prenante. Notre héroïne, Kayla, est un personnage réussi et intéressant à suivre. La jeune femme vit pour son travail et se réfugie derrière ses dossiers. Elle a Noël en horreur suite à une enfance difficile et fera tout pour y échapper. Sans parler de sa vision de la famille, qui n'est guère glorieuse. Mais Kayla se dévoile au fil des pages, tout doucement, tout en pudeur, et l'on s'y attache de plus en plus. On la redécouvre, on veut le mieux pour elle. 

Petite anecdote : un passage parlant cuisine et chocolat chaud m'a fait me lever pour m'en préparer un, en testant l'ajout de cannelle (ce que je ne faisais jamais) et d'un morceau de chocolat. Un délice, qui m'a mis encore plus dans l'ambiance de ce roman. La magie a vraiment opéré sur moi !

Une romance tendre et sucrée, ancrée dans une ambiance des plus chaleureuse. Voilà ce qui vous attend lorsque vous ouvrez ce livre, et moi j'en redemande. J'ai la suite dans ma bibliothèque et je la lirai avec plaisir !

samedi 4 novembre 2017

54 minutes

Autrice : Marieke Nijkamp
Editeur : Hachette
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 290

Résumé :

Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule.

Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. Tous ont un lien avec Tyler : Claire, son ex-petite amie, Autumn, sa propre sœur, Sylvia, la petite amie d’Autumn et le frère de celle-ci, Thomas.

Cinquante-quatre minutes pendant lesquelles Tyler force ses otages terrorisés à l’écouter se plaindre. Il n’a jamais été aimé, ni par sa petite amie Claire, ni par son père violent et alcoolique, et encore moins par sa sœur Autumn, à laquelle il ne pardonne pas de vouloir partir à New York pour être danseuse.

Mais loin d’être une victime, Tyler est avant tout un psychopathe, qui assassine trente-neuf personnes.


Mon avis :

54 minutes est un livre que j'avais repéré il y a quelques temps car quelques booktubeurs anglophones en avaient dit du bien et j'ai patiemment attendu une sortie française. Je vous livre mon impression à chaud, l'ayant terminé il y a à peine quelques minutes.

Comme vous l'aurez lu dans le résumé, l'histoire nous plonge dans un établissement scolaire aux Etats-Unis, lors d'une fusillade. En effet, un des élèves, Tyler, décide de se venger et prend en otages les élèves et professeurs qu'il a enfermés dans l'auditorium où ils s'étaient rendus pour écouter le discours de la directrice. Nous suivons alors le point de vue de plusieurs élèves mais aussi les messages envoyés notamment sur Twitter, ces messages s'intercalant entre deux chapitres. Les narrateurs ont ça de commun qu'ils ont chacun un lien avec Tyler...

Que dire ? Ce livre est percutant. Les actions de Tyler, ainsi que son comportement, sont glaçants. Les tentatives de survie des otages sont désespérées, la situation est tout simplement atroce et cette heure qui s'écoule semble durer des jours. 

Les personnages sont assez bien développés, notamment grâce à des flashbacks, établissant leurs liens mais surtout leur passé et ce qui a conduit Tyler a arriver à un acte aussi cruel. L'autrice nous plonge dans cette heure infernale et il devient difficile de décrocher. J'ai enchainé les deux cent dernières pages en une après-midi tellement j'étais pris dedans et tellement je voulais connaître la fin. Alors oui, on se doute un peu de ce qu'il peut se passer, mais l'effet est là, c'est un vrai page turner.

Je ne ferai pas une longue chronique, car c'est un livre qu'il faut lire, qu'il faut vivre soi-même sans avoir lu trop d'informations à son sujet. Connaissez juste la base de l'histoire mais ne cherchez pas plus loin, ne vous gâchez pas cette lecture. C'est un livre coup de poing, car il n'épargne pas ses lecteurs et encore moins ses personnages.


jeudi 2 novembre 2017

Chroniques homérides, tome 1 : Le souffle de Midas

Autrice : Alison Germain
Editeur : Editions du chat noir (Féline)
Parution : 31 octobre 2017
Pages : 272

Résumé :

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.
Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.
Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…


Mon avis :

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire que je présente Lili Bouquine, de son vrai nom Alison Germain (mais je me permets de rester sur "Lili"), célèbre Booktubeuse de talent. Je me suis abonné à sa chaine il y a deux ans maintenant, car j'aime son travail. Il se trouve aussi que Lili aime l'écriture et elle a parlé plusieurs fois de son projet de roman, "Le souffle de Midas", qu'elle avait publié en ligne mais que je n'avais pas lu, préférant le support papier. Les mois passent et voilà que le projet se concrétise et se voit édité aux éditions du Chat Noir, avec en prime une dédicace si on le précommandait en septembre, ce que j'ai fait, et j'ai reçu mon exemplaire dédicacé il y a peu.

Alors pour commencer, regardez-moi cette couverture qu'elle est belle. Et encore, vous ne voyez ici qu'une image, mais en vrai il y a du vernis doré, ça brille, c'est magique. En plus, l'aspect doré est tout à fait adapté, le livre parle tout de même de Midas.

Parce que Lili ne fait pas les choses à moitié, elle nous plonge dans un univers où les légendes grecques sont bien vivantes. Pour preuve, Louise, notre personnage principal, se voit dotée du "souffle de Midas" suite à sa rencontre mouvementée avec Lia, blessée gravement, dans un parc. La demoiselle en détresse lui confie ce fameux pouvoir, avant de mourir. Si vous connaissez un minimum le mythe de Midas, vous savez que le bougre avait la faculté de transformer en or ce qu'il touchait. Louise découvrira à ses dépends ses nouvelles facultés, et comme dans toute bonne intrigue, ce pouvoir marquera le début d'une aventure qui chamboulera sa vie.

Louise est le personnage central et en même temps le personnage qui nous permet d'entrer petit à petit dans le monde des Homérides, ces gens qui ont des pouvoirs liés à la mythologie. Projetée malgré elle dans un monde inconnu, j'ai apprécié le fait qu'elle mette du temps à accepter la situation, elle ne se contente pas de faire "Ok, allons sauver le monde derechef", au contraire elle évolue. Elle sait tout de même s'imposer et s'affirme de plus en plus. J'ai bien aimé le personnage d'Angus, le détective, même si je l'ai imaginé un poil plus vieux, et la romance (légère) m'a un peu surpris, mais en même temps c'est assez attendu pour un ouvrage orienté Young Adult. J'attends aussi d'en savoir plus sur Moira, qui m'a l'air fort intéressante.

Le début m'a semblé quelque peu long, même si l'autrice se sert de la première centaine de pages pour installer son histoire et ses personnages. Mais une fois que l'histoire démarre vraiment, que le rythme s'accélère un peu, je me suis laissé entrainer avec plaisir dans le voyage de Louise.

Un autre tout petit reproche que je peux évoquer, c'est qu'il y a parfois des références de trop, ou plutôt trop pointues. Bon, on est toujours tenté d'inclure l'une ou l'autre référence à quelque chose qu'on aime, et il n'y a aucun mal à ça. Mais ici, je suis sorti de ma lecture à l'évocation d'une ou deux références. Je pense à un passage où un personnage cite un épisode précis de Game of Thrones, série que je ne regarde pas. Je n'ai donc pas saisi la raison ni l'impact de ce clin d'oeil. Mais comme je l'ai dit, rien de grave, ça n'altère pas le reste de la lecture.

Je dois aussi souligner l'excellent travail de documentation de Lili, qui nous offre une histoire inspirée de légendes grecques, et nous avons parfois droit à des explications en bas de page, toujours bienvenu pour s'informer et mieux comprendre.

Le souffle de Midas est en tout cas réussi, c'est une lecture agréable et bien ficelée. Et au vu du cliffhanger, je pense que je sauterai sur le tome 2 à sa sortie ! Félicitations, Lili, pour ce bel ouvrage, et je te souhaite une longue et belle carrière d'autrice !

Throwback Thursday : Un livre dont je n’aimais pas la couverture et pourtant…


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...



Il nous arrive de temps en temps de trouver certaines couvertures peu plaisantes, pour l'une ou l'autre raison, et c'est tout à fait normal, nous avons nos goûts et nos critères. Je dois avouer qu'il y a un genre de couvertures que je n'aime pas trop, ce sont celles présentant des torses dénudés, coupant souvent le visage du/de la mannequin. Je ne sais pas, je trouve que ça fait un peu étalage... et puis il y a souvent les connotations qui vont avec. Je l'avoue, j'essaie d'éviter ce genre de couvertures, ou en tout cas si le livre que je lis en arbore une et que je dois me déplacer, j'ai tendance à la dissimuler un minimum, pour éviter les blablas.

Pourtant, le premier tome de la série The Mortal Instruments est illustré de la sorte, et même si j'ai grogné, j'ai quand même adoré le contenu de ce premier opus. Je vous propose un extrait de ma chronique :

J'ai beaucoup apprécié la plume de Cassandra Clare que j'ai trouvée fluide et agréable, malgré quelques petits couacs dans la traduction française. L'univers qu'elle développe me semble riche, avec ces créatures que nous connaissons pourtant bien, et qui nous paraissent classiques. Mais je sens (et souhaite) qu'elle va étoffer tout ça et nous offrir quelque chose de riche et de passionnant.

Si vous voulez lire la suite de mon avis, cliquez sur le titre de la série, au-dessus. Comme l'adage le dit, il ne faut pas juger un livre sur sa couverture et celui-ci le prouve. Maintenant, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas avoir nos préférences. Les couvertures jouent quand même un rôle essentiel dans la vente d'un livre.

Et vous, quels sont vos exemples de couvertures que vous n'aimiez pas ?

mardi 31 octobre 2017

Les filles sauvages

Autrice : Pat Murphy
Editeur : Bayard (Millézime)
Parution : 20 février 2014
Pages : 347

Résumé :

Joan vient d'emménager avec sa famille près de San Francisco, à la lisière d'un bois. Là, elle rencontre une fille étrange qui prétend s'appeler Renarde et vit seule avec son père dans une maison délabrée, au coeur de la forêt. Les deux filles deviennent amies et participent ensemble à un concours de nouvelles. Elles remportent le premier prix et sont invitées à suivre un stage d'écriture pendant l'été. La porte d'un nouveau monde s'ouvre alors pour Joan : un monde merveilleux, plein d'ombres et de contradictions, mais aussi de lumières et de possibles.

Mon avis :

J'ai d'abord découvert Les filles sauvages sur le blog de Margaud Liseuse et j'avoue que son avis m'avait donné envie de le lire. Une petite commande plus tard, et je le plaçais dans ma PAL. En cette période d'automne, je me suis dis qu'il serait parfait pour la saison.

Nous découvrons ici l'histoire de Joan, qui vient d'emménager près de San Francisco, dans un coin situé près d'un bois. C'est en s'y baladant qu'elle rencontre Renarde, une jeune fille qui s'amuse comme une sauvageonne. Cette rencontre marque le début d'une très belle amitié mais aussi d'une leçon de vie.

Ce roman, je l'ai dévoré, je l'ai adoré. D'abord parce qu'il m'a transporté dans cette époque que je n'ai pas connue, les années 70. Le début, se déroulant durant les vacances d'été, m'a rappelé certains étés de ma jeunesse où, avec des amis, nous explorions le bois situé près du camping où nous allions, ou encore nos balades le long de la rivière et nos jeux de découverte et d'imagination et où les amitiés se forment et se renforcent. Et qu'est-ce que j'aime l'image de la maison de Renarde, près de ce bois, d'où sort le son des touches de la machine à écrire de son père, auteur de romans de science-fiction.

Mais ce livre ne se centre pas que sur ces vacances. Nos deux héroïnes se mettent à l'écriture, d'abord grâce à un concours puis avec un cours de huit semaines où elles vont apprendre bien des choses, comme découvrir et observer les gens, approfondir leur point de vue notamment en posant des questions, et tout simplement à poser un regard différent sur le monde. Comment aborder le fait que des parents ne s'entendent plus ? Comment réagir face à un père qui prend tout le monde pour des imbéciles ? Que faire quand une mère refait soudain son apparition après avoir délaissé son mari et son enfant ? Joan/Salamandre et Sarah/Renarde sauront répondre à ces questions tout en grandissant au fil de leurs aventures.

Pat Murphy nous offre ici un roman atypique, mais d'une douceur rare et qui fait du bien. Sa plume est fluide, sans fioritures et elle parvient à nous happer dans cette merveilleuse histoire. Poétique, elle a su nous transporter dans un petit monde à l'ambiance réconfortante, malgré les aléas de la vie qui surviennent mais qui ne sont pas insolvables.

J'ai envie de lui donner un coup de coeur, pour tout ce qu'il a éveillé, réveillé en moi et pour le merveilleux moment qu'il m'a fait passer. Les filles sauvages, c'est un peu comme cette tasse de boisson chaude que l'on s'offre en revenant d'une longue journée froide, cette boisson qui nous réchauffe et nous apaise.




lundi 30 octobre 2017

La ménagerie de papier

Auteur : Ken Liu
Editeur : Folio SF
Parution :Septembre 2017
Pages : 503
Résumé :
« Elle plaque la feuille sur la table, face vierge exposée, et la plie. Intrigué, j’arrête de pleurer pour l’observer. Ma mère retourne le papier et le plie de nouveau, avant de le border, de le plisser, de le rouler et de le tordre jusqu’à ce qu’il disparaisse entre ses mains en coupe. Puis elle porte ce petit paquet à sa bouche et y souffle comme dans un ballon.
“Kan, dit-elle. Laohu.” Elle pose les mains sur la table, puis elle les écarte.
Un tigre se dresse là, gros comme deux poings réunis. Son pelage arbore le motif du papier, sucres d’orge rouges et sapins de Noël sur fond blanc.
J’effleure ce qu’a créé Maman. Sa queue bat et il se jette, joueur, sur mon doigt… »
Le présent recueil, élaboré au sein d’un corpus considérable, et sans équivalant en langue anglaise, consacre l’éclosion du plus brillant des talents, protéiforme et singulier — l’avènement d’un phénomène.
Mon avis : 
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat sur Livraddict et je remercie Folio pour l'envoi de cet exemplaire.
Je n'en chronique pas souvent, mais j'aime bien lire de temps à autres des recueils de nouvelles. Je trouve que c'est un bon moyen de découvrir le style d'un écrivain sur plusieurs histoires différentes, souvent courtes. J'avais déjà entendu parler de Ken Liu sans avoir eu l'occasion de lire ses oeuvres, et je ne regrette pas d'avoir participé à ce partenariat.
Ce recueil se démarque par la diversité de ses thèmes. Se situant toujours dans des univers ancrés dans le science-fiction ou encore dans le fantastique, les histoires ne manquent pas de variété, et certainement pas de qualité. La plupart sont prenantes et se lisent d'un trait tant la plume de Ken Liu est entraînante et agréable. L'auteur nous parle notamment de l'importance de la communication, entre nous mais aussi entre espèces, terriennes ou pas d'ailleurs, sous plusieurs formes (orales, écrites...) et les drames qui peuvent en découler. Il met aussi en avant les avancées technologiques et ce qu'elles peuvent apporter au genre humain, autant en positif qu'en négatif. Je pense notamment à la nouvelle Trajectoire qui parle du rajeunissement éternel de l'organisme humain au travers d'un personnage marqué par l'abandon de son enfant.

Je retiens essentiellement La ménagerie de papier, que j'ai trouvé splendide et qui n'a pas manqué de me toucher, surtout avec cette fin. A elle seule, elle permet de se faire une bonne idée des écrits de Ken Liu, à la fois réalistes, profonds mais dotés d'une touche de magie (ou de science-fiction), de poésie et d'humanité, avec ses failles et sa force.

Mais je tiens également à citer Le golem au GMS, qui met en scène Dieu face à une petite fille d'origine chinoise qui n'a pas sa langue dans la poche. Cette histoire m'a beaucoup fait rire et s'est hissée dans mes préférées dès les premières pages !

La ménagerie de papier m'a permit de découvrir un auteur talentueux, qui a su me toucher au travers de plusieurs nouvelles magnifiques, que je relirai avec plaisir. Ce recueil déborde d'idées et de thèmes intéressants, émouvants et prenants, et il mérite une belle place dans nos bibliothèques.

dimanche 29 octobre 2017

Une braise sous la cendre, tome 2 : Une flamme dans la nuit

Autrice : Sabaa Tahir
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 17 novembre 2016
Pages : 541

Résumé :

Une Torche Contre La Nuit emmène les lecteurs au cœur de l'Empire, alors que Laia et Elias se dirigent tant bien que mal vers le nord pour libérer le frère de Laia des horreurs de la prison de Kauf. Pourchassés par les soldats de l'Empire, manipulés par le Commandant, et hantés par leurs passés, Laia et Elias doivent être plus rusé que leurs ennemis et se confronter à la traitrise de leurs propres cœurs.
Dans la cité de Serra, Helene Aquilla se retrouve liée à la à volonté du sadique nouveau leader de l'Empire, Marcus. Lorsque sa loyauté est remise en question, Helene doit accepter une mission pour faire ses preuves - une mission qui, au contraire, pourrait bien la détruire.

Mon avis :

Une braise sous la cendre a été une lecture formidable, l'année dernière, et je n'ai pas voulu lire la suite trop vite, sachant que le troisième volet des aventures de Laia ne sortirait qu'en 2018. Presqu'un an après, je me suis dit qu'il était grand temps de connaitre la suite. Attention aux spoilers si vous n'avez pas encore lu le premier opus !

Elias et Laia se sont échappés et partent à la recherche de Darin, le frère de cette dernière, retenu prisonnier dans la terrible prison de Kauf. Pourchassés par les soldats de l'empire mais surtout par l'impitoyable Commandante, nos deux héros vont devoir faire preuve d'intelligence et de ruse afin de survivre dans ce monde terrible. Pendant ce temps, Helene est déchirée entre son devoir et son amitié, son amour pour Elias...

Cette suite nous fait sortir de Blackcliff et nous découvrons la vie en dehors de ce lieu, les déserts, la vie dans les caravanes mais aussi dans la sinistre prison. Sabaa Tahir exploite efficacement son univers et j'ai beaucoup aimé en apprendre davantage sur le coté surnaturel de ce monde, avec ces éfrits et autres démons cachés, sans parler des pouvoirs que développeront certains personnages. Mais ce n'est pas tout, car l'autrice nous plonge également au sein de l'Empire et ses intrigues. Marcus, le nouvel empereur, n'hésite pas à utiliser tous les moyens mis à sa disposition pour asseoir son autorité, quitte à faire couler le sang d'innocents, dans une sorte de jeu pour voir qui sera le plus abject entre lui et la Commandante...

J'ai beaucoup apprécié l'ajout d'un troisième point de vue, celui d'Helene, la Pie de Sang, soeur d'armes d'Elias dans le premier livre et qui se dévoile petit à petit ici. Tiraillée entre son amitié et son devoir, Helene se révèle plus humaine qu'elle ne veut le faire croire et devra faire preuve de vigilance afin de distinguer ses alliés des espions au solde de la Commandante. Je peux dire que c'est son histoire qui m'a le plus intéressé, de part la découverte du personnage mais aussi des enjeux qui se dressent sur sa route.

Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs dans cette aventure, des passages où j'avais l'impression de ne pas avancer. C'est un peu ce qu'on reproche, généralement, aux tomes 2 de trilogie, cette impression d'être un tome de transition, avec ses personnages en route vers une destination précise. Je pense que ce voyage aurait pu être plus court sans perdre en efficacité scénaristique.

Une flamme dans la nuit est une suite de qualité pour une saga forte portée par des personnages valeureux et un univers fascinant. La plume de Sabaa est toujours agréable et son imagination ne cesse de m'émerveiller. Je suis impatient de lire la suite et d'obtenir réponse à toutes les questions qui me trottent dans la tête à la fin de cette lecture !


jeudi 26 octobre 2017

Throwback Thursday : Fais-moi peur


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...


Quelque chose qui fait peur... un thème assez varié ! Le truc avec moi, c'est qu'une oeuvre me fait moins peur en écrit qu'en télévisuel, mais je cherche, je cherche... et je trouve !

Voici donc le premier tome de "Fille des cauchemars".


Cas Lowood a hérité de son père une charge bien étrange : il tue les morts. Armé d'un poignard que lui seul peut maîtriser, Cas parcourt le monde accompagné de sa sorcière de mère et de son chat, véritable radar à fantôme.
Sa prochaine mission : anéantir Anna Korlov, dite "Anna vêtue de sang" . Encore vêtue de la robe qu'elle portait le soir de sa mort, l'esprit de la jeune fille hante la maison où elle a été assassinée. Malheur à quiconque ose s'aventurer de sa demeure : on n'en sort pas vivant.
Ce qui devait être un travail de routine se solde par un désastre. De chasseur, il devient la proie. Anna, la fascinante Anna, est bien plus puissante qu'il ne le pensait. Pourtant, elle a choisi de l'épargner... Pourquoi ? Qu'est-ce qui la rend si différente des autres fantômes ? Et qu'est-ce qui le pousse à remettre sa vie en jeu pour tenter de la tuer - ou de lui parler à nouveau ?


Un extrait de ma critique :

Je dois accorder à ce livre qu'il possède une ambiance fantastique. Pesante, parfois angoissante, morbide et dotée de quelques passages gores, je peux dire qu'elle m'a aidé à m'immerger dans le récit. Et c'est assez rare, car ayant vu pas mal de films d'horreur et joué à des jeux terrifiants comme Silent Hill, il devient difficile de me convaincre et encore plus de m'effrayer. Mais ici, c'est bien passé, j'ai réussi à imaginer le décor et ce qu'il se passait, créant un sentiment de malaise correspondant tout à fait à ce que l'auteur voulait faire passer.

Il faudrait d'ailleurs que je lise la suite, ça commence à faire un moment qu'elle attend.

Avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout... et si vous avez des conseils de livres effrayants, je prends !

samedi 21 octobre 2017

Tag PKJ : Les livres préférés


Salutations, chers pandas. Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouveau tag lancé par Pocket Jeunesse. Je peux déjà vous dire que je vais avoir du mal à faire des choix, au vu des questions...

Allez, on se lance !

Quel est votre livre one-shot préféré (livre en un seul volume qui n'a pas de suite)?

On commence déjà avec un choix cornélien ! J'hésite entre La fille de l'hiver et Fangirl. Les deux m'ont marqué à des niveaux différents, chacun à leur manière... mais je vais choisir Fangirl.

Quelle est votre série préférée? (Si vous répondez Harry Potter, citez également votre 2e série livresque préférée.)

Ici, j'ai un ex-aequo et il m'est impossible d'en choisir un plutôt que l'autre.

Gardiens des cités perdues. J'y retrouve un univers chaleureux, magique et mystérieux, et chaque tome mûrit avec son héroïne. Et j'attends fébrilement la sortie de chaque nouvel opus.

A la croisée des mondes. La trilogie de Philip Pullman m'a transporté, je suis fan de ce monde, avec ces daemons, ces sorcières, ces animaux qui parlent, et bien entendu les personnages forts qu'on y retrouve. Sans parler de l'histoire, profonde et intelligente.

Quel est votre auteur préféré?

 Je n'ai pas vraiment d'autrice/auteur préféré, il y en a pas mal que j'aime beaucoup.Cindy Van Wilder, Philip Pullman, J.K.Rowling, Shannon Messenger, Stéphanie Moins, et bien d'autres.

Quelle est votre meilleure lecture de l'année en cours?

The hate U give d'Angie Thomas, une lecture poignante et "coup de poing".

Citez un livre dont vous n'attendiez pas grand chose et qui est finalement devenu l'un de vos livres préférés.

Apprentie sorcière de James Nicol. Je ne pensais pas que j'allais autant accrocher à cet univers et au personnage d'Arianwynn !

Quel est votre PKJ préféré?

Une braise sous la cendre, de Sabaa Tahir ! Je lis la suite au moment où j'écris ces lignes.

Quel livre conseillez-vous souvent autour de vous?

Shades of Magic de V.E.Schwab, je l'ai même offert à l'une ou l'autre personne.

Quel était votre livre préféré lorsque vous étiez enfant?

Une question assez difficile, car je lisais surtout des bandes-dessinées comme Bob & Bobette et l'univers de Picsou ou encore Astérix... Je citerai l'album Le pollen du monde Urticando du Marsupilami, j'aimais beaucoup l'ambiance qui se dégageait de cette histoire, et le fait que les bébés marsupilamis devaient se débrouiller seuls.

Citez un de vos livres préférés dans un genre que, normalement, vous aimez moins.

Le Pacte de Stéphanie Moins, un livre autoédité que j'ai découvert l'année dernière et que j'ai dévoré ! J'ai accroché à ce mélange de contemporain et d'univers de légende arthurienne, et il faut absolument que je lise le tome 4 !

Citez un de vos livres préférés que peu de gens connaissent.

Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché, de David Safier. Un livre hilarant et qui nous fait voyager aux cotés d'une vache et de ses amis qui veulent changer de pays pour éviter de finir dans une assiette.

Voilà pour mes réponses. Merci à Dame PKJ pour ses tags toujours aussi amusants à reprendre, et n'hésitez pas à partager vos réponses avec moi ! 

jeudi 19 octobre 2017

Throwback Thursday : Sanglant


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...


Quoi de plus indiqué pour cette période d'Halloween ?

Attention, vu le thème, je vais parler d'une oeuvre déconseillée aux moins de 15 ans, avec des images qui ne sont pas pour les yeux sensibles !


Une fois encore, je vais aborder une série dont je n'ai pas encore parlé sur le blog. Nommée "Kurosagi, livraison de cadavres" dans notre bonne vieille langue française, cette série de manga ne manque pas d'hémoglobine et de corps mutilés. Je vous laisse vous faire un premier avis avec le résumé :

Sasaki, Karatsu, Numata, Yata et Makino sont tous étudiants en 4è année dans une université bouddhiste. Ils font également partie d'une amicale un peu spéciale qui aide la police locale à ramasser des cadavres en forêt... A cette occasion, Karatsu, le dernier venu, découvre avec étonnement les compétences particulières de ses compagnons : Numata est médium et repère les cadavres grâce à son pendule, Yata communique avec les extra terrestre par l'intermédiaire de sa marionnette , Makino n'a pas son pareil pour embaumer un corps et le rendre présentable et Sasaki adore photographier les morts avant de les exposer sur internet... Pas en reste Karatsu va avouer à ses camarades qu'il possède lui aussi un don, il peu communiquer avec les esprits des défunts...

Ce que je peux dire, c'est qu'il s'agit d'un manga atypique, qui ose allier l'humour (parfois noir) avec des histoires plus sombres et sérieuses. Écrites par ÔTSUKA Eiji, celles-ci s'apparentent le plus souvent à des enquêtes visant à retrouver un assassin suite à la découverte d'un corps, ou à exaucer le dernier souhait du cadavre retrouvé, souhait exprimé à travers le pouvoir de Karatsu, qui lui permet de parler aux morts en posant la main dessus. Bon, le plus souvent, ce sont des histoires impliquant des crimes, tantôt classiques tantôt assez... originaux. Sans oublier une petite dose de surnaturel...

L'un des points forts de la série, ce sont les dessins de YAMAZAKI Hôsui, qui sont fins et détaillés, mais également assez expressifs sans toutefois tomber dans l'absurde. L'artiste parvient également à rendre un aspect macabre et malsain quand il le faut, essentiellement sur les illustrations représentant des cadavres et des mutilations... j'avoue que certains m'ont fait tourner la tête, et jamais je n'oublierai une certaine histoire avec un parasite qui prend possession des corps humains.

Mais une autre force de ce manga, ce sont ses personnages. Notre petite bande est diversifiée et complémentaire et aucun personnage n'est superflu, pas même la marionnette extra-terrestre (toute une histoire !) portée par Yata. Bien souvent sans le sou, ils se débrouillent toujours pour survivre, à l'aide de petits jobs, jusqu'à ce qu'une nouvelle affaire leur tombe dessus et leur rapporte, parfois, un petit quelque chose. 

Les tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres sans que ça ne pose de problème pour comprendre le scénario. Il y a quand même un petit fil rouge, essentiellement sur les relations entre les personnages mais aussi sur l'entité qui suit Karatsu et qui l'aide souvent lors des enquêtes. Aussi, je sais que la plupart des lecteurs jette le petit bandeau de papier qui entoure un ouvrage, mais pour cette série, je suggère de les garder, car ils changent à chaque volume, mettant en scène nos personnages dans des situations souvent cocasses.

Vingt tomes sont parus à ce jour, et la série reste toujours aussi intriguante. Je reprocherais un léger manque d'innovation sur les tomes les plus récents, mais c'est un problème qui survient toujours au moins une fois sur les longues séries. Il n'empêche que si vous aimez les enquêtes, les ambiances un peu "thriller", le surnaturel et les personnages originaux, ce manga est fait pour vous.




samedi 7 octobre 2017

La faucheuse, tome 1

Auteur : Neal Shusterman
Editeur : Robert Laffont, Collection R
Parution : 16 février 2017
Pages : 493

Résumé :

Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.


Mon avis :

Le thème de la mort est un sujet qui, s'il est bien traité, me fascine. Des séries comme Dead like me et Pushing Daisies m'ont scotché, et je cherchais à retrouver ce genre d'histoire dans un roman. C'est alors que je me suis tourné vers le premier tome de la série La faucheuse, un livre qui a été fortement mis en avant par la Collection R.

Dans l'univers de La faucheuse, la mort n'existe plus comme nous l'entendons. Les gens ne meurent pas vraiment, ils peuvent être ressuscités dans des centres prévus à cet effet et se voir offrir une nouvelle jeunesse, un nouveau cycle de vie. Mais notre planète n'étant pas extensible, il faut bien réguler la population grandissante. C'est pourquoi il y a des Faucheurs, des gens chargés de glaner des personnes qu'elles auront choisies. Glaner, vous dites ? Oui, il s'agit de les faire mourir, définitivement. Bien entendu, chaque faucheur est soumis à une liste de dix commandements, mais autrement, les lois classiques ne s'appliquent pas à eux. Ils possèdent même une bague pour accorder une immunité d'un an à quiconque l'embrasse. Ce beau monde est régit par le Thunderhead, une sorte de Cloud amplifié, qui veille sur chaque personne et a fait disparaitre les inégalités, la famine et bien des maux pour assurer un monde en paix. 

Citra et Rowan, nos deux héros, sont un jour choisis contre leur gré pour être formés par une sommité parmi les Faucheurs, Maitre Faraday. Les jeunes gens seront alors mis en compétition avec, au bout, l'obtention de la fameuse bague et de la cape de Faucheur. Et leur parcours sera jonché de difficultés et de retournements de situation, je peux vous le dire.

Ce que je peux vous dire aussi, c'est que ce roman a été une magnifique surprise, une belle petite claque. Je l'ai savouré, j'ai pris mon temps pour le lire, et pourtant je désirais juste en profiter au maximum. L'univers créé par Neal Shusterman est incroyablement bien construit et réfléchi. Il est logique, et même s'il arrive qu'on se dise "tiens, et si...", la réponse ne se trouve pas très loin, nous donnant satisfaction.

Un autre point que j'ai apprécié, c'est que ni Citra ni Rowan ne tombent dans le cliché des héros de Young Adult classique, comme "le beau ténébreux" et "la fille timide mais badass". Ils sont physiquement ordinaires et dotés d'un caractère bien trempé et même un peu atypique. Leur complicité du départ devra être mise à rude épreuve par la suite, jusqu'à nous faire douter. Les zones d'ombre seront nombreuses et ce que nous penserons avoir deviné pourrait se révéler par la suite erroné, au résultat surprenant. Certains personnages croisés ne seront ni tout blancs ni tout noirs, et leur développement est tout simplement fascinant. 

Entre chaque chapitre se situe également un extrait du journal d'un Faucheur, ceux-ci étant obligés d'en tenir un, et leur présence est justifiée et permet d'apporter un nouveau regard sur certains événements, ou simplement sur ces faucheurs-là. 

La Faucheuse est un bon gros coup de coeur. Un univers construit de main de maitre et un suspens aux petits oignons, je ne peux que recommander sa lecture.


jeudi 5 octobre 2017

Throwback Thursday 52 : C'est la guerre


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...


La guerre, ou plus généralement un conflit, un combat... un thème très vaste. J'ai pas mal réfléchi à une lecture moins conventionnelle que d'habitude, je voulais éviter de tomber dans ces livres très connus comme Hunger Games... et puis, je me suis dit que j'avais assez peu parlé d'un manga qui entre bien dans la catégorie du conflit.

Assassination Classroom est un manga de Yûsei Matsui de type shonen (pour les garçons) et qui a commencé à être publié au Japon en 2012. Voici le résumé :

Un jour, des membres du gouvernement ont débarqué dans la classe des élèves en échec du célèbre collège Kunugigaoka. Ils sont arrivés escortés d’une créature tentaculaire prétentieuse. Elle a des raisons de l’être, car elle vient juste de réduire en poussière 70 % de la Lune. Comme son œuvre suivante est l’anéantissement de la Terre, elle est venue annoncer son projet à l’humanité. La réaction de celle-ci a été des plus saines : tenter d’éliminer la créature avant qu’elle n’accomplisse son projet…

Seul bémol, elle se déplace à une vitesse hypersonique. Aucune armée d’élite ni aucun sniper chevronné ne sont parvenus à atteindre une cible aussi rapide. À court de solutions, les gouvernements de la planète ont décidé de confier la lourde tâche de l’élimination de cette menace à la classe de 3e E.

En effet, pour une raison encore mystérieuse, la créature a désiré devenir le professeur de cette classe en particulier. Les élèves d’abord déconcertés vont accepter de jouer le jeu à l’annonce des 100 milliards de yens de récompense. La classe de 3e E reste composée malgré tout de tueurs improvisés. Depuis, les élèves doivent comploter quotidiennement pour trouver un moyen d’éliminer leur curieux professeur titulaire avant la fin de l’année scolaire. Cette étrange créature à l’apparence de poulpe est devenue leur cible à abattre !

Il faut alors faire preuve d’ingéniosité pour tuer un prof qui se déplace à Mach 20 et qui se régénère en quelques secondes. Le pire, c’est qu’il est plutôt bon prof ! Il sait conserver l’ordre au sein de son cours : “Les tentatives d’assassinat ne doivent pas perturber les cours”. Mais attention, les élèves de la 3e E ne sont pas les seuls ! Un agent du ministère de la Défense surentraîné comme prof de sport et des tueurs à gages faisant office de professeurs remplaçants sont là pour les coacher et tenter eux-mêmes d’assassiner Korosensei.

Une année scolaire mouvementée est à prévoir au sein de cette classe qui tue !  

Comme vous l'aurez constaté, le conflit est bel et bien au centre de l'histoire, et je dois dire qu'on en prend plein les mirettes. Si vous avez soif d'action, ne cherchez pas plus loin, ce manga est fait pour vous.

Toutefois, et c'est ce que j'apprécie dans cette série, l'auteur ne se contente pas que de combats et autres plans visant à tuer cet créature, il nous montre également la vie d'une troupe d'étudiants rejetés au sein même de leur école à cause de leurs échecs scolaires, mis au rebut (littéralement : ils sont scolarisés dans une cahutte en retrait du prestigieux établissement scolaire) et abandonnés à leur sort, moqués par les élèves de plus hauts niveaux. Leur rencontre avec Koro Sensei va changer leur vie au plus haut point, car contre toute attente, il les prendra sous son aile (ou ses tentacules) et se fera un devoir de les aider à progresser dans leurs études.

D'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait croire, Koro Sensei est un personnage vraiment intéressant. Hormis ses pouvoirs hallucinants, il déborde de générosité et est assez comique, notamment par son coté timide ou légèrement pervers, ou encore sa couleur de peau qui change selon son humeur. Il a aussi ses péchés mignons et n'hésitera pas à parcourir la moitié du globe pour aller se chercher un croissant à Paris, et il lui arrive même de se retrouver sans le sou en fin de mois, une situation assez peu courante avec les extra-terrestres. Mais il faut garder en tête que c'est une créature dangereuse, et les passages où il entre dans une colère noire suffisent à se le rappeler...

Les élèves de la classe possèdent tous leur propre personnalité et se verront dotés au moins une fois de passages les mettant en avant. Certains sont plus récurrents que d'autres, comme Nagisa, qui est un peu le personnage principal (après Kuro), doté d'une apparence androgyne et d'une intelligence fine, ce qui se révélera fort utile au fil des tomes. Découvrir tous ces personnages est l'un des plaisirs de cette série, donc je choisis de ne pas trop en divulguer ici, j'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Au niveau des dessins, c'est assez bon, les personnages sont expressifs, ils adoptent même parfois des attitudes assez cartoonesques. Bon, je pinaille, mais il y a parfois des poses et attitudes qui semblent raides ou simplement bizarres, mais en général le tout se tient bien. Quant aux décors et à l'encrage, rien à redire, c'est impeccable.

J'apprends en écrivant cette chronique que la série s'achève au tome 21, les éditions Kana ne devraient pas tarder à sortir le tome 19. Une série pas trop longue et qui, sous un aspect basique et bourrin, cache une histoire plus profonde qu'il n'y parait, avec un personnage central vraiment atypique et inattendu.




lundi 2 octobre 2017

La vague

Auteur : Todd Strasser
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2009
Pages : 229

Résumé :

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970.
Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement, la Vague, aux slogans fort : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action". En l'espace de quelques jours, le paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur livre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

Mon avis :

J'ai lu ce livre car il était court et j'avais envie d'une lecture rapide entre d'autres plus longues. Le thème m'intéressait également, bien évidemment. Je sais qu'il a été adapté en film mais je ne l'ai pas encore vu.

Comment les Allemands ont-ils pu suivre Hitler et son régime nazi ? Pourquoi personne n'a rien dit ? Ce sont les questions que se posent quelques élèves d'un lycée californien suite au visionnage d'un reportage sur le sujet, en cours d'histoire. Leur professeur, Ben Ross, décide alors de se lancer dans une expérience avec cette classe, à base de discipline, d'aspect communautaire et de discours forts. Surnommé "La Vague", ce mouvement va se répandre petit à petit dans l'établissement, mais Ben pourra-t-il éviter les dérapages ?

La vague se lit rapidement, il ne m'a fallu que quelques heures pour en arriver au bout, et ne manque pas d'intérêt. Il nous parle de libre arbitre, et du fait que les humains peuvent accepter de le perdre pour suivre un meneur, une personne qui s'impose à eux et leur promet monts et merveilles, notamment une certaine égalité dans le groupe. Mais cette égalité se transforme souvent en sentiment de supériorité envers les personnes qui ne font pas partie du mouvement, et cette supériorité entraine bien souvent de mauvaises réactions.

Ce livre nous montre également que ce genre d'action peut se passer très vite, sans qu'on ne s'aperçoive de quoi que ce soit, mais qu'il y a souvent moyen de faire ouvrir les yeux aux gens avant qu'il ne soit trop tard. On réalise également que la liberté n'est jamais acquise, qu'elle peut nous être retirée à tout moment sur un coup de tête et que ça reste une bataille de tous les jours, comme c'est malheureusement le cas dans certaines parties de notre monde.

J'ai eu un peu de mal à m'accrocher aux personnages, qui n'étaient pas vraiment creusés et même un peu clichés. Le professeur, bien qu'enthousiaste, m'a semblé un peu inconscient par moment, et je dois dire qu'il a de la chance d'avoir sa femme à ses cotés...

Il n'en reste que La vague est un roman intéressant ne fut-ce que pour ce coté humain, pour voir jusqu'où les hommes sont prêts à aller sous l'influence d'une personne qui parle juste plus fort que les autres. Un roman à lire au moins une fois.

vendredi 29 septembre 2017

Everything, everything

Autrice : Nicola Yoon
Editeur : Bayard
Parution : Avril 2016
Pages : 360

Résumé :

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Mon avis :

Il y a peu, j'ai étrenné une book jar, une boite contenant des titres de livres qui trainent dans ma PAL depuis plus d'un an, et pour ce mois de septembre, j'ai pioché Everything Everything, un livre dont on a beaucoup entendu parler sur la blogosphère. J'avoue que je l'avais acheté sans trop me renseigner dessus, la couverture ayant fortement attiré mon regard.

 Madeline est atteinte d'un mal nommé le DCIS, que nous connaissons sous le terme d'enfant-bulle. Elle est restée confinée dans la maison de sa mère depuis son plus jeune âge, vivant seule avec sa mère, son père et son frère étant décédé dans un terrible accident. La jeune fille a bien grandi depuis, entourée également par Carla, son infirmière attitrée et amie. Un beau jour, Maddy découvre que de nouveaux voisins viennent d'emménager, et elle découvre Olly, un jeune homme qui sera peut-être la clef de nouvelles découvertes.

Autant vous le dire, ne vous attendez pas à une redite de Nos étoiles contraires. Je le précise car c'est une crainte que j'avais en commençant ce roman. Maddy va petit à petit s'affranchir et s'imposer, en refusant d'être définie par sa maladie. Olly y est pour quelque chose, car c'est lui qui va lui donner la force et le déclic dont elle avait besoin pour sortir de sa bulle. "Le plus grand risque dans la vie, c'est de ne pas en prendre". Une phrase qui trouve tout son sens entre les pages de ce livre et qui nous permet de découvrir une histoire magnifique. Et je dois dire que je n'ai pas vu venir un certain rebondissement de situation qui a fait que je n'ai pas pu lâcher ce bouquin avant d'avoir tourné la dernière page !

 J'ai bien aimé la diversité du découpage de l'histoire, où des diagrammes, des illustrations ou encore des extraits de conversations électroniques se mêlent aux chapitres plus classiques. Ceux-ci sont souvent courts, pour une lecture rapide et pleine de plaisir.

 Everything everything est une ode à la vie, un message de liberté et d'émancipation, il nous dit de ne pas gaspiller notre vie et de savoir prendre des risques afin de ne pas avoir de regrets. Il faut savoir s'ouvrir au monde pour que le monde vienne à soi. Nicola Yoon fait passer, au travers de sa plume, des messages forts transmis par un duo de personnages attachants et hauts en couleurs.

 

jeudi 28 septembre 2017

Throwback Thursday #51 : Artiste en scène !


Bienvenue, chers panda, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday, le rendez-vous hebdomadaire lancé par la charmante BettieRose et qui nous permet de revenir sur des lectures passées, sur un thème donné.


Que voilà un thème qui me parle. Artiste moi-même mais aussi grand lecteur d'oeuvres illustrées, j'ai eu beaucoup d'idées pour ce thème, mais il y a une œuvre que j'ai envie de présenter :

Auteurs : Hirosuke Kizaki (dessins), Karibou Marley (scénario)
Editeur : Soleil Manga
Parution : 25 janvier 2006
Pages : 250


Ce manga parle de Nemu, une jeune fille de 13 ans qui possède un don incroyable pour le dessin. Celle-ci n'ose pas montrer ses créations en personne à la mangaka du coin, Reiko Itoh et les lui laisse dans sa boite aux lettres en n'indiquant que son nom...
C'est alors qu'elle fera la rencontre avec un autre mangaka à qui, cette fois, elle montrera ses planches en personne avec l'aide de ses camarades de classe, ce qui pourrait changer à tout jamais sa vie...

Les dessins de la vie est un manga calme et contemplatif, doté de dialogues courts, parfois même de cases muettes et qui laisse son récit avancer doucement mais sûrement. Cette douceur dans le rythme, que l'on retrouve d'ailleurs dans le caractère de Nemu, nous permet aussi de voir les personnages évoluer et grandir, mentalement et artistiquement. 

Au niveau des dessins, c'est du bonbon pour les yeux. Magnifiques, fins, précis et stylés, je suis admiratif devant ces planches, ces cases. Les expressions, l'encrage, tout me plait, me fascine et me donne envie de m'arrêter et d'observer. Les personnages sont représentés en animaux anthropomorphes, le plus souvent des chats, et ça passe tout seul. 


Véritable petite perle, Les dessins de la vie fait partie de ces livres qui resteront toujours dans ma bibliothèque. Il est d'autant plus tragique qu'il ne connaitra jamais de fin. D'abord parce que l'artiste Hirosuke Kizaki a mis en suspend ses trois séries, persuadé de ne pas pouvoir aller au-delà d'un tome par série. Mais surtout parce que l'artiste est décédé d'une crise cardiaque à 35 ans, en l'an 2000.

mercredi 27 septembre 2017

Je suis ton soleil

Autrice : Marie Pavlenko
Editeur : Flammarion Jeunesse
Parution : 8 mars 2017
Pages : 462

Résumé :

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.
Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.


Mon avis :

Il y a quelques jours, nous vivions la fin de l'été et le soleil hésitait encore à se montrer. Même si j'adore l'automne et ses couleurs, les doux rayons de soleil de l'été me manquaient, et quoi de mieux pour en retrouver un peu que de lire un livre dont le titre parle de cet astre ?

L'histoire de Je suis ton soleil nous fait rencontrer Déborah, qui vit avec ses parents et Isidore, le chien-clodo qui sent mauvais et dévore ses chaussures. La vie de la jeune fille est assez classique, avec les études et les amis, jusqu'à cet instant où elle aperçoit son père avec une femme qui n'est pas sa mère, alors qu'il leur raconte qu'il est débordé de travail. Ajoutons à cela le comportement de sa mère, qui se met à découper sans relâche dans des magazines et s'isole mentalement, et vous aurez déjà une petite idée du point de départ du scénario.

Je suis ton soleil, c'est d'abord une histoire sur la quête de soi, sur l'acceptation de soi et de ses choix. C'est un livre où on rencontre des gens qui sont à un moment de leur vie décisif, où ils doivent faire des choix et aller dans la direction qui leur convient. 

Mais c'est aussi une histoire portée par l'amour, sur plusieurs aspects. D'abord le coté familial, représenté par la famille de Déborah, qui d'abord se fissure, éclate, se retrouve en danger, pour finalement se révéler tellement plus fort qu'il brille et se répare, se modifie et se renouvelle. Il y a aussi cet amour amical, avec des personnages comme Eloïse, l'amie de Déborah, ou encore Jamal, le pote passionné par les grosses araignées. Et Victor, qui va osciller entre l'amour amical et l'amour avec majuscule. Et puis il y a Isidore, le chien pépère, une présence agressive olfactivement mais indispensable dans le foyer de notre héroïne.

Sous ses apparences d'histoire pour adolescents se cache un récit plus profond et assez touchant. Le style de Marie Pavlenko est fluide et teinté de dérision, c'est un plaisir de lire sa plume. 

Je suis ton soleil est un rayon de douceur, de rires et de larmes, et il ne manque pas de réchauffer notre coeur. Mention spéciale à cette couverture brillante qui ne manque pas de se faire repérer dans les rayons des librairies.