mercredi 29 juin 2016

Les gens heureux lisent et boivent du café

Auteur : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Pocket
Parution : Mai 2014
Pages : 186
EAN-13  : 9782266243537

Résumé :

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.


Mon avis :

Je suis parti hier me perdre sur la plage d'Ostende, sur un coup de tête. Envie d'évasion, d'évacuer certaines tensions, de découvrir un endroit que je n'avais pas encore visité, et surtout de voir la mer. Mais pour le trajet en train, il me fallait de la lecture car avec 2h20 de route (par voyage), j'avais le temps. Mon choix s'est porté sur le premier livre d'Agnès Martin-Lugand, qui m'avait séduit avec Désolée, je suis attendue il y a quelques semaines.

Le livre commence très fort, avec le décès du mari et de la fille de Diane dans un accident de la route. Un véritable drame pour Diane, qui s'éteint, perd l'envie de vivre et se reclut dans son appartement. Coupée du monde, elle n'accepte, parfois à contrecœur, que la visite de son ami Félix, grand fêtard et amoureux des rencontres d'un soir. Celui-ci l'aide dans son ménage et désespère de rallumer un jour la flamme de son amie. Même la gestion de son café littéraire, Les gens heureux lisent et boivent du café, ne l'intéresse plus et c'est Félix qui s'en charge, avec peu de succès. C'est après que son ami lui ait cassé les pieds avec l'idée d'un voyage pour la requinquer que Diane se décide à se retirer quelques temps en Irlande, une destination qu'a toujours voulu visiter son défunt mari. Une fois sur place, elle loue une maisonnette près de la plage sans se douter que son voisin, Edward, va la faire passer par un éventail large d'émotions...

Je dois dire que ce roman est bouleversant. Rien qu'au premier chapitre, j'avais la larme à l'oeil, tant l'auteur réussit à faire passer les émotions vécues par son personnage principal. J'ai été de suite happé dans l'histoire, les pages se tournant sans arrêt avec cette envie de suivre Diane, d'assister à son réveil et de découvrir en même temps qu'elle les nouveaux événements qui surgissent dans sa vie, parfois sans crier gare. Le style d'Agnès est d'une fluidité exemplaire, sans temps mort. Elle nous livre ici une histoire forte et poignante aux travers des yeux d'une femme dont la vie a été brisée et qu'elle s'efforce, non sans peine, de reconstruire.

Diane se verra donc entourée de plusieurs personnes rencontrées en Irlande. Il y a Abby et Jack, les sympathiques propriétaires du logement de Diane, qui lui offrent un peu de cette chaleur humaine dont elle a besoin. Mais il y a surtout Edward, leur neveu et voisin de notre protagoniste, un photographe aigri et assez désagréable au premier abord. Celui-ci rendra Diane complètement chèvre, avec son sale caractère bourru et les secrets qui l'entourent. Viendra ensuite la soeur de celui-ci, Judith, qui étonne de par le contraste qu'elle offre par rapport à son frère. Une galerie de personnages hauts en couleurs qui vont secouer Diane, mais pas toujours comme on l'espérerait.

Ce roman est une réussite. Je me suis quand même attendu à une fin clichée, dans le style de P.S. I love you (le film, je n'ai pas encore lu le livre) et j'ai été ravi d'être surpris, l'auteur nous évitant quelque chose de trop attendu. Diane est un personnage authentique, avec ses défauts et ses qualités. On pleure avec elle, on rit avec elle. Je suis impatient de la retrouver dans la suite La vie est facile, ne t'inquiète pas.

lundi 27 juin 2016

Doctor Who : The legends of River Song

Auteur : Multiples
Editeur : BBC Books
Parution : Mai 2016
Pages : 219

Résumé :

"My life - well, my life hasn't known much calm, and that's the way I like it... being thrown from one death-defying escapade to the next is what keeps me going."

Mon avis :

Je pense que vous savez déjà que j'adore la série Doctor Who. Mais je ne pense pas avoir parlé de l'un de mes personnages préférés : River Song. Alors pour ceux et celles qui ne connaissent pas trop, disons que River Song est un personnage assez particulier. En effet, elle rencontre le Docteur... à l'envers : lorsqu'il la rencontre pour la première fois, il ne sait rien d'elle alors qu'elle connait tout de lui, et vice-versa. Pour s'y retrouver, River tient un journal où elle consigne toutes ses aventures, y compris celles avec le Docteur, pour faire un point sur leur ligne du temps à chaque rencontre. Et ce livre va nous permettre de découvrir cinq aventures inédites de notre héroïne.

Picnic at Asgard, par Jenny T.Colgan

Le pique-nique à Asgard est un événement qui a été mentionné dans la série télévisée mais jamais montré, et nous avons enfin l'occasion d'en savoir plus. River retrouve le Docteur à Asgard, un parc d'attractions de la taille d'une planète, le ciel est rose et toujours traversé d'un splendide rayon de soleil. Tout visiteur peut assister au grand rituel du feu, ou rejoindre l'attraction Beating Tunnel Ship of 10 000 Drums, ou encore s'envoler sur des aigles mécaniques et traverser des chutes d'eau. Ils possèdent un hotel situé dans une caverne éclairée naturellement par des prismes.Bien entendu, il n'y a pas de répit possible pour notre duo de héros, et les choses vont s'envenimer assez vite notamment à cause d'un gamin et d'une attraction assez particulière...

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire, je la trouvais un peu trop linéaire, je n'y ai pas trouvé vraiment de "twist" à la Doctor Who et ça m'a manqué. Toutefois, la relation entre les héros est bien dépeinte, je les voyais bien réagir comme ça dans la série.



Suspicious Minds, de Jacqueline Reyner

L'histoire commence dans le musée de Madame Tussauds, où River a repéré qu'un mannequin d'Elvis ne semblait pas être comme les autres statues, et pour cause : il s'agit d'un Auton (en gros, il existe une Conscience Nestene qui donne vie à des mannequins en plastique, les transformant en armes dangereuses) qui a été laissé sur place lorsque la Conscience a quitté la planète. Cet Elvis a cependant gardé une forme de conscience personnelle et est resté, pour observer les gens, un passe-temps qu'il a appris à apprécier. Naturellement, quand le Docteur a eu vent de son existence, il n'était pas très enjoué par la perspective d'un Auton libre, mais River réussit à le persuader de le laisser en "vie". Elvis ne pourra plus jouir de sa liberté très longtemps, la Conscience revenant bientôt pour une nouvelle tentative d'invasion, qui aura pour effet qu'elle pourra reprendre le contrôle de l'infortuné mannequin. River désire alors lui offrir la chance de voir l'endroit qu'il désire visiter le plus, et Elvis demande à aller dans une région spécifique de la Terre dotée de prés magnifiques. Un coup de TARDIS et notre trio se retrouve chez une certaine Melissa Tokana, propriétaire des lieux, qui semble adorer les insectes et le cycle de la nature...

Cette histoire m'a beaucoup plu. J'ai enfin trouvé mon compte d'éléments originaux, l'histoire va de surprise en surprise et se dote même de passages assez sombres. Celle-ci aurait fait un bon épisode télévisuel. Le personnage d'Elvis l'Auton est bien amené et surtout bien utilisé, et j'avais presque de la peine qu'il ne serve qu'à cette seule histoire car il aurait pu devenir un compagnon original.

A gamble with Time, de Steve Lyons. 

Tout commence durant l'été 2016 à Londres. La ville est frappée par une tempête électrique et seuls River et un certain Martin Flint connaissent la cause de ce désastre. Mais comment cela s'est-il produit ? Quelques heures auparavant, le Docteur est venu quérir l'aide de River. En effet, il a perdu une personne dans le temps, le fameux Martin. "Perdu", ou plutôt déplacé dans le temps. Toutefois, le Docteur ne peut l'approcher à cause d'une créature alien à l'apparence d'une limace verte. Martin a donc été ramené du futur dans le passé, plus précisément le matin du 7 juillet. L'ennui est que les voyages dans le temps peuvent comporter des risques pour les non initiés, et Martin pourrait chercher à rencontrer son double pour lui donner des informations sur le futur, pouvant causer d'irrémédiables dommages dans le tissu de l'espace-temps !

Je pense pouvoir affirmer que cette histoire est ma préférée. Du voyage temporel, du paradoxe, un alien ridicule mais dangereux, et cette impression de danger font que cette histoire m'a absorbé. River et le Docteur forment décidément un duo explosif que j'adore et l'auteur nous enveloppe dans une histoire fascinante qui ne tient pourtant qu'en une quarantaine de pages.


Death in New Venice, par Guy Adams

Ici, River se retrouve à New Venice et s'est fait engager par la société DreamInc, créée au 27ème siècle comme agence de voyage au départ, rachetée par une grosse boite ensuite. La nouvelle invention de cette société, WishCrete, est dotée d'une technologie innovante de construction par la pensée, via une matière malléable et contrôlée grâce aux ondes mentales et s'adaptant à tous les désirs de ceux qui en sont proches.  Le travail de notre héroïne se résume à se lever chaque jour et s'y raccorder durant une heure afin que le programme absorbe ses connaissances sur la vraie Venise afin d'y ressembler au cheveu près. Mais les rumeurs sur des fantômes qui apparaissent à divers endroits vont rendre les choses moins tranquilles pour DreamInc, et par extension pour River.

J'ai bien apprécié l'idée derrière l'histoire, encore une fois je la verrais bien en épisode télévisuel. Les questions fusent tout au long des pages et River a ici l'occasion de briller dans une histoire solo. Seul bémol, le style d'écriture m'a un peu rebuté, un je-ne-sais-quoi m'empêchait de pleinement apprécier ma lecture.

River of Time, par Andrew Lane

River est ici emprisonnée dans la prison Stormcage mais s'apprête à s'offrir une petite balade lorsqu'elle est interrompue dans son escapade par le Gouverneur, qui lui présente le Professeur Darin Forcade. Celui-ci a besoin de ses talents d'archéologue et son expertise concernant le peuple des précurseurs. Une fois la mission acceptée et après un voyage dans un navire fort peu luxueux, River et l'équipe du professeur vont découvrir un objet surprenant dans les ruines : le TARDIS, avec un message destiné à notre héroïne aux cheveux bouclés...

Cette histoire m'a beaucoup plu, elle est accrocheuse et intrigante. On pourrait reprocher qu'elle met du temps à se lancer, mais je pense que c'est assez justifié. Et une fois sur la terre des précurseurs, les événements s’enchaînent très bien et je dois avouer avoir été assez surpris, surtout durant la seconde moitié !


Voici donc une anthologie assez agréable à lire dans l'ensemble, qui nous permet de passer du temps avec l'extraordinaire River Song et de suivre cinq histoires de son point de vue. Un livre à lire si vous aimez la série et surtout, le personnage aux boucles folles.

mercredi 22 juin 2016

Gardiens des Cités perdues, tome 3 : Le Grand Brasier

Auteur : Shannon Messenger
Editeur : Lumen
Parution : 5 novembre 2015
Pages : 598
EAN-13  : 9782371020528

Résumé :

Voilà plusieurs semaines que Sophie Foster n’a plus aucune nouvelle du Cygne Noir, l’organisation clandestine qui l’a créée. Si elle se sent abandonnée, la jeune Télépathe redoute surtout qu’un traître n’ait infiltré leurs rangs. Pourtant, elle a bien vite d’autres chats à fouetter : un mystérieux traqueur est découvert sur Silveny l’alicorne, Vertina, le miroir spectral de Jolie, refuse obstinément de révéler ce qu’elle sait, et le Conseil ordonne à Sophie de guérir Fintan, le Pyrokinésiste à l’esprit brisé, malgré l’immense menace qu’il représente…
Toujours accompagnée de Keefe, Dex, Fitz et Biana, la jeune fille est entraînée dans un tourbillon de révélations et de rebondissements… à tel point que, déterminée à démasquer les rebelles qui menacent les Cités perdues, elle va commettre un terrible faux pas, et conduire les elfes au bord de la guerre !


Mon avis :

Je pense que ce n'est plus un secret : j'adore la série Gardiens des cités perdues, j'en ai parlé quelques fois sur le blog, notamment avec les chroniques des deux premiers romans. C'est, pour moi, une série à la hauteur de Harry Potter et ce troisième tome ne manque pas de le prouver.

Par contre, ne lisez cette chronique que si vous avez lu les premiers tomes car je risque de spoiler un peu.

C'est bon pour vous ? Allons-y, Alonzo !

Suite aux événements d'Exil, Sophie n'a plus aucune nouvelle du Cygne Noir, l'association hors-la-loi qui l'a créée. La jeune fille ne sait qu'en penser mais son courage sera de nouveau sollicité lorsqu'elle est convoquée au Sanctuaire. Elle découvre que l'alicorne Silveny est pistée à l'aide d'un traqueur dissimulé sur son corps, un dispositif fortement lié au peuple des ogres, ennemis des gobelins. Ajoutons à cela l'ordre du Conseil des elfes lui intimant de guérir Fintan, contre toute attente... et contre l'avis d'une bonne partie de la population. Et si cela ne suffisait pas, le passé de Jolie, la défunte fille de ses parents adoptifs, ne cesse de revenir et de s'éclaircir, mais aussi de révéler bien des choses... Heureusement que Sophie est accompagnée de ses amis Keefe, Dex, Fitz et sa soeur Biana et de Sandor le gobelin garde du corps.

Shannon Messenger ne tarde pas à nous plonger à nouveau dans un récit rempli d'action et de rebondissements mais aussi de magie, de joyaux et d'événements extraordinaires. Elle développe finement son univers, qu'il s'agisse du peuple des elfes ou d'autres créatures comme les ogres et les nains. Sa plume est très agréable à la lecture, les pages se tournent avec plaisir, alimentées par la soif du lecteur d'avancer dans le récit.

Ce que j'aime aussi avec cette série, c'est que les personnages ne cessent d'évoluer. Sophie change, mûrit, s'endurcit, mais elle commet aussi des erreurs (dont une assez grave) et en paie le prix. Il y a aussi le personnage de Keefe qui prend de plus en plus d'importance dans la vie de notre héroïne, mais aussi Fitz et surtout Biana, qui découvre enfin son Talent et devient de plus en plus présente. Enfin Dex, qui peut mettre son Talent de Technopathe au service des autres, même s'il ne prévoit pas toujours ce que les autres peuvent faire de ses inventions. Mais je remarque aussi l'évolution des parents adoptifs de notre héroïne, et en particulier Edaline, qui commence enfin à sortir de son deuil qui la plombait depuis des années.

Avec ses quasi 600 pages, ce troisième opus a de quoi nous occuper. L'aventure déborde de révélations et de surprises, j'ai moi-même été surpris quelques fois, voire irrité lors d'un passage particulier (non à cause de la qualité, juste à cause d'un certain événement ^^) et je ressors très satisfait de cette lecture, qui est encore une fois un coup de coeur et une réussite. Gardiens des cités perdues fait partie des meilleures séries de littérature jeunesse, chaque opus a su me conquérir et je ne cesse de la recommander (et de l'offrir) autour de moi.


mercredi 15 juin 2016

Swap dystopie avec BenHash


Il y a quelques mois, un nouveau swap a été initialisé, cette fois par MadeInFrance, portant sur le genre dystopie.

"Dystoquoi ?", me diront certains. Voici une petite explication :

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une dystopie, petite explication : une dystopie ou contre-utopie est une histoire mettant en scène une société imaginaire dans laquelle on ne voudrait pas vivre, car le bonheur y est banni. C'est un futur apocalyptique. Exemple de livres dystopiques : Hunger Games, Divergente, La 5ème Vague, Battle Royale, etc.
Ce type de lecture est très à la mode depuis quelques années et beaucoup de livres et films sont sortis sur ce sujet, pour notre plus grand bonheur.


Notre colis devait contenir les éléments suivants :

- 2 livres de la wish-list
- 1 DVD
- 1 marque-pages
- des gourmandises (à boire et à manger)
- une surprise (papeterie, figurine, beauté, cuisine, etc.etc.)
- une lettre ou carte


Pour l'occasion, j'ai été mis en binôme avec BenHash avec qui j'ai eu le plaisir de papoter tout au long de la préparation de cet échange. Et c'est aujourd'hui que le facteur m'a apporté son paquet, donc autant en partager le contenu avec vous.

Tout d'abord, ouvrons la boite.

Une bonne odeur en ressort, ma curiosité s'éveille, ne tardons plus !

Commençons par les livres.

BenHash a visé juste. En effet, ça fait un bail que je lorgne sur Le passage, que je vois fréquemment à la Fnac du coin, j'en entends énormément de bien et j'en avais très envie. J'ai même failli l'acheter il y a une dizaine de jours mais je me suis ravisé, et j'ai bien fait ! Pour La route, j'admets que je ne le connaissais pas, mais le résumé au dos, et ce que BenHash m'en dit sur sa jolie lettre, me donnent une énorme envie de le lire : références à la mythologie, survie, un monde ravagé, je suis comblé !

Deux superbes marque-pages, l'un avec d'amusants moutons (de l'Atelier de Sophie Boitel), l'autre avec un beau dragon (réalisé par la talentueuse Mandyne), vont s'ajouter à ma collection. Inutile de dire que je les adore :)

Vient ensuite le DVD de Divergente, que je n'ai encore ni vu ni lu, mais une fois mes lectures de juin terminées, j'attaque cette saga car j'avoue avoir bien envie de la découvrir.

BenHash a choisi comme surprise un porte-clef panda, un excellent choix pour moi qui collectionne les porte-clefs et qui, si vous ne l'aviez pas encore remarqué, adore les pandas.

Enfin, les gourmandises. J'adore les Skittles et ça fait un bon moment que je n'en avais pas mangé. L'heure est venue de m'y remettre ! A coté, une boite de "financiers", une spécialité française à base d'amandes, réalisée par Laëti Délices, qui porte très bien son nom car j'en ai goûté et ils sont divins !! Ils ne survivront pas longtemps, je peux vous le dire ;)

Voilà donc le résultat d'un bel échange, BenHash a eu le nez fin pour me proposer de belles choses. C'est simple, j'adore tout, et au diable la sagesse, ces financiers sont trop bons ^^

Un énorme merci, Benoîte, ton colis m'a énormément fait plaisir et j'espère que le mien sera à la hauteur. A très bientôt !

Edit : Voici l'article de BenHash avec le colis que je lui ai envoyé.








samedi 11 juin 2016

Miss Dumplin

Auteur : Julie Murphy
Editeur : Michel Lafon
Parution : 4 mai 2016
Pages : 376
EAN-13  : 9782749928180

Résumé :

 Willowdean est ronde, et alors ? Pas besoin d'être super slim pour s'assumer. Jusqu'au jour où elle rencontre Bo, qui porte un peu trop bien son nom, et ne tarde pas à lui voler un baiser. Mais peut-il vraiment l'aimer ? On lui a tellement dit que les filles comme elle ne sont que des seconds rôles.
Un seul moyen de retrouver confiance en elle : faire la chose la plus inimaginable qui soit... s'inscrire au concours de beauté local présidé par sa propre mère, ex-miss au corps filiforme. Entraînant dans son sillage tout un groupe de candidates hors normes, Will va prouver au monde, et surtout à elle-même, qu'elle aussi a sa place sous les projecteurs.


Mon avis :

Je remercie les éditions Michel Lafon et Livraddict pour leur confiance et l'envoi de ce livre dans le cadre du partenariat.

Willowdean est une jeune fille ronde mais qui s'assume. Surnommée "Boulette" (Dumplin) par sa mère, la jeune fille s'est forgée une volonté de fer et ne laisse personne ébrécher sa confiance, sa carapace. Avec son amie de toujours, Ellen, au corps de véritable lauréate de concours de beauté, elle vit sa vie, entre son boulot chez Harpy's, ses études et les disques de la chanteuse Dolly Parton dont elle partageait la passion avec Lucy, sa tante décédée depuis quelques mois.
La routine commence à changer lorsque Will remarque Bo, qui travaille aux cuisine du fast food. Le jeune homme ne la laisse pas indifférente, et il semble qu'elle-même produit un effet chez lui, à sa grande surprise. Will commence à douter : comment un garçon aussi beau peut-il tomber amoureux d'une fille comme elle, avec ses bourrelets ? Les moqueries vont fuser, a-t-elle envie de lui infliger ça ?  C'est là que notre héroïne va prendre une décision inattendue : participer au concours de beauté local, présidé justement par sa mère ! Et lorsqu'elle se dispute avec Ellen, Will se voit entourée d'un petit groupe de filles aussi atypiques qu'elle, qui vont l'accompagner au concours et y participer.

L'auteur aborde un sujet délicat : l'obésité et l'acceptation de soi à l'adolescence. Et elle réussit son coup ! C'est au travers des efforts de Will et de ses amies que la beauté du roman ressort et que le message passe. Willowdean nous le fait notamment comprendre lorsqu'elle nous dit qu'il est faux de devoir mériter de porter un maillot de bain. Vous en avez un ? Portez-le. Simplement.
Je pense pouvoir dire que pas mal de lectrices et même de lecteurs vont se reconnaitre dans ce roman, tant certaines situations et certaines paroles sont le reflet de ce qu'on peut voir et entendre au quotidien, surtout pour les personnes au physique atypique. Mais ce livre fait du bien, il rend confiance, il nous donne un message positif : acceptez votre corps.
L'auteur aborde aussi le sujet du deuil et des conséquences sur ceux qui restent au travers du décès de la tante Lucy, victime d'une attaque quelques mois plus tôt. Atteinte d'une forte obésité, la tante de Will vivait recluse dans la maison commune, où elle vivait avec sa soeur et Will, sa nièce. Le passé de Lucy sera une source d'inspiration pour la jeune fille tout au long du récit, de même que sa passion pour Dolly.

Je me suis pas mal attaché à Will. Etant en surpoids depuis l'enfance, j'ai eu, contrairement à elle, beaucoup de mal à m'accepter durant mon adolescence et ces années-là furent difficiles. Comme dans le livre, le regard des gens est parfois cruel, les messes-basses ne sont pas discrètes et certaines amitiés sont fragiles et ne tiennent qu'à un fil, surtout lorsqu'il y a des différences. Sans parler de l'amour où, comme je le disais un peu plus tôt, on se demande si l'autre va réellement accepter les formes et ce qui va avec. Et notre Will va passer par ces étapes, elle va se poser des questions et, forcément, va gaffer. Et bien sûr, elle croisera sur sa route une sale peste nommée Callie (qu'est-ce que j'avais envie de la gifler !!) qui ne tardera pas à lâcher son ignoble venin dès qu'elle en aura l'occasion.

Attention, ne pensez surtout pas que nous avons ici un livre qui fait la morale, ou qui propose 1001 astuces pour s'accepter : c'est simplement le récit des aventures d'une adolescente, et ce sont ces aventures qui vont en inspirer plus d'un/une au travers d'une histoire magnifique et très bien écrite.

Miss Dumplin est un livre touchant et qui parlera à beaucoup de personnes. Willowdean, malgré ses quelques maladresses, est un personnage qui inspire, un bon exemple de confiance en soi.

Je termine avec une citation de Will :

Parfois, pour comprendre qui on est, il faut se considérer comme une mosaïque d'expériences, un ensemble de facettes différentes. Je suis Boulette. Et Will. Et Willowdean. Je suis grosse. Je suis heureuse. Je suis complexée. Je suis courageuse.

mardi 7 juin 2016

The Mortal Instruments, tome 1 : La Cité des Ténèbres

Auteur : Cassandra Clare
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2008
Pages : 571
EAN-13  : 9782266244299

Résumé :

 Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d'un seul coup!
Mais le pire reste à venir...Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté.

Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.


Mon avis :

Que voilà encore une série dont j'ai énormément entendu parler sur Booktube ! Alors j'avoue, j'ai regardé le premier épisode de la série sur Netflix, mais comment dire... je ne l'ai pas vraiment apprécié et j'en suis resté là. Et pourtant, j'ai pris les bouquins, car il arrive assez souvent que le livre soit meilleur que son adaptation.

Hé bien encore une fois, c'est le cas : j'ai pas mal aimé ma lecture.

Nous suivons donc la jeune Clarissa, ou plutôt Clary, qui se rend un beau soir au Pandémonium avec son ami de toujours, Simon. Elle ne tarde pas à remarquer d'étranges personnes qu'elle suit dans la ruelle derrière et quelle n'est pas sa surprise de voir l'une de ces personnes, un beau garçon, tuer un autre qui, étrangement, disparait. Cerise sur le gâteau, personne d'autre ne les voit, pas même Simon. Ensuite, un monstre saccage l'appartement dans lequel elle vit avec sa mère, et celle-ci se fait kidnapper ! Les individus bizarres refont leur apparition et Clary doit à présent cohabiter avec eux. Ils se présentent comme Jace, Alec et sa soeur Isabelle, qui vivent sous la tutelle de Hodge, un homme mystérieux. Ces gens sont en fait des Chasseurs d'Ombres (Shadowhunters), des êtres destinés à protéger les plus faibles des créatures de l'ombre. Dans leurs combats, ces combattants utilisent la magie des runes, qui apparaissent sur leur corps tels des tatouages. Et c'est sans parler des autres créatures fantastiques cachées aux yeux des humains qui peuplent les rues de notre monde, dissimulés par des charmes, tels que des vampires et autres loups-garous. Clary va avoir fort à faire et beaucoup à apprendre, surtout qu'une ancienne menace connue sous le nom de Valentin refait surface...

J'ai beaucoup apprécié la plume de Cassandra Clare que j'ai trouvée fluide et agréable, malgré quelques petits couacs dans la traduction française. L'univers qu'elle développe me semble riche, avec ces créatures que nous connaissons pourtant bien, et qui nous paraissent classiques. Mais je sens (et souhaite) qu'elle va étoffer tout ça et nous offrir quelque chose de riche et de passionnant.

Question rythme, nous n'avons guère le temps de nous ennuyer. Cassandra développe son intrigue sans discontinuer, avec tantôt des scènes d'action intenses, tantôt des scènes plus posées mais riches de révélations. Toutes ces informations arrivent parfois en masse et il faut s'accrocher, mais le jeu en vaut la chandelle ! Les destins sont mêlés, liés, jusqu'à la fin, et je dois dire qu'elle a réussi à me surprendre plus d'une fois.

Les personnages sont eux aussi très agréables à suivre. Clary se révèle être le personnage auquel nous nous identifions le plus, car la pauvre est aussi perdue que nous en débarquant dans cet univers inconnu et qui possède ses règles et ses propres méthodes de fonctionnement. Jace donne au début cette impression du beau gosse tombeur au début, mais sous cette couche se cache une certaine souffrance due à la perte de ses proches, une sous-intrigue qui se développe au fil des pages. Pas d'affolement, il est doté d'un grand sens de l'humour qui fait que, finalement, on s'y attache aussi. Alec et Isabelle ne sont pas en reste, de même que Simon, embarqué un peu malgré lui.

Je n'ai au final presque rien à lui reprocher, juste un ou deux passages lents, mais le reste du livre m'a séduit et j'en redemande. Et c'est bien, car j'ai justement tous les tomes dans ma PAL. Il me tarde déjà de retrouver cette joyeuse bande de personnages. Cassandra Clare, vous m'avez convaincu !

mercredi 1 juin 2016

Elia, la passeuse d'âmes, tome 1

Auteur : Marie Vareille
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 4 mai 2016
Pages : 317
EAN-13  : 9782266264440

Résumé :

“Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l'aider à s’échapper, alors même qu'elle avait ordre de l'exécuter. Accusée de trahison, Elia s'enfuit...


Mon avis :

Voici encore un livre dont j'ai pas mal entendu parler sur Twitter bien avant sa sortie. Essentiellement sur le compte de l'éditeur, et il faut dire qu'ils arrivent de plus en plus à me tenter, avec leurs séries.  En plus, le résumé m'a fait envie, et j'avoue que j'adore aussi les héroïnes aux cheveux flamboyants.

Nous sommes ici dans un monde dystopique, le monde de Tasma. Après une longue guerre, les survivants ont créé une nouvelle société où les gens sont séparés en trois castes : les Kornésiens, au sommet ; les Askaris pour le secteur du commerce et, tout en bas de l'échelle, les Nosobas. Ce monde prône également les valeurs de la Communauté, au mépris de l'individualisme qui est plutôt mal vu : ainsi, si vous êtes solitaire, vous êtes vu comme un égoïste qui pourrait présenter des risques de révolte et vous risquez les pires ennuis.
Mais qu'en est-il d'Elia, me direz-vous ? Hé bien notre jeune héroïne est une Kornésienne, qui vit donc dans le confort, et sa fonction est Passeuse d'Âmes. Ainsi, lorsqu'une personne devient inutile à la société (vieillesse, handicap...) ou est considérée comme dangereuse, elle passe par les mains d'un passeur, qui l'euthanasie. Et un jour arrive entre ses mains un Nosoba, qu'elle ne peut se résoudre à tuer et elle le laisse partir en tentant de dissimuler ce fait. Son action est cependant découverte, et avec l'aide de son père, elle se retrouve sur le territoire des Nosobas où elle va devoir changer ses habitudes de vie pour de nouvelles, assez rudes, et où elle va devoir dissimuler une particularité physique très rare qui pourrait lui valoir des ennuis, à savoir la couleur de ses cheveux...

Je dois dire que cette dystopie est très bien construite et crédible. La différence entre les castes, surtout les Kornésiens et les Nosobas est palpable. Là où les uns vivent dans le luxe et mangent à leur faim, les autres doivent suer sang et eau toute la journée pour un salaire de misère qui ne leur permet pas toujours de se remplir l'estomac, au fond des mines de Phosnium, le minerai qui alimente la cité. Les ouvriers sont souvent contraints de se booster à la Redmoon, une drogue rouge qui amplifie leurs capacités mais qui a des effets néfastes sur leur corps.
Une véritable dictature, qui proscrit toute pensée individuelle et qui a même supprimé son département de recherche, trouvant que leur technologie n'a plus besoin de progresser. Leurs lois se basent sur le Livre d'Hubohn dont la citation principale est "La liberté, autrement appelée individualisme, est un poison source d’angoisse, de solitude et de chaos. Elle n’est qu’un concept théorique inaccessible, l’illusion d’une civilisation arriérée qui a causé sa propre perte. Pour le bonheur collectif et pour éviter la reproduction des erreurs passées, la suprématie de la Communauté sur l’individu doit être absolue et irrévocable"... ce qui en dit long.

Elia se révèle tout au long de l'histoire. D'abord une simple adolescente qui fait son travail tout en rêvant de devenir médecin, elle va devoir fuir et se retrouvera en terrain inconnu, sans aucune notion de la vraie vie des Nosobis. Elle sera prise en charge par Tim, Solstan et Arhia, qui lui trouveront un travail, un logement et surtout, une amitié dont elle a bien besoin pour surmonter les épreuves auxquelles elle doit faire face. D'un tempérament généreux, Elia se dévouera pour venir en aide aux malades et aux blessés, ayant pu observer les médecins lors de sa vie de Kornésienne. Pour couronner le tout, certaines personnes pensent qu'elle est l'élue d'une prophétie ! Elle se retrouve donc avec beaucoup de choses à gérer.

La plume de Marie Vareille est fluide et hautement addictive, les pages se tournent avec appétit et chaque chapitre apporte sa dose de révélation et de nouveauté. Le parcours d'Elia est savamment orchestré, elle fait plusieurs rencontres, toutes plus ou moins utiles, et sa progression est un véritable plaisir à suivre.

Un premier tome fantastique et accrocheur, avec une héroïne pleine de ressources. J'ai hâte de lire la suite !

Pour finir, je me suis fait plaisir et ai croqué Elia dans mon carnet, avec quelques marqueurs.