dimanche 19 novembre 2017

Le pacte, tome 4 : Au-delà du monde

Autrice : Stéphanie Moins
Editeur : Auto édité
Parution : 8 mars 2017
Pages : 472

Résumé :

Au-delà du monde, il y a Avalon…

Cette contrée sacrée, où Julie et Gauvain sont destinés à s’unir l’un à l’autre.

Cet endroit s’apparentant au paradis, où Galaan et Gen découvriront que c’est là que tout, entre eux, a commencé…

Mais le Pacte n’attend pas et presse nos deux héros à poursuivre leur quête, ainsi qu’à recouvrer ce pendentif dérobé par Morgane. Tandis que Valérie soumet Galaan à un chantage cruel, une véritable course contre la montre s’engage et amène une fois encore le couple à croiser le chemin de Renaud, avec lequel s’établit progressivement une relation singulière… Qui est-il réellement?? Et pourquoi sont-ils irrésistiblement attirés vers cet homme prêt à tout pour leur venir en aide??

Pourront-ils récupérer ce bien si précieux, clé de leurs visions et leur assurant l’ultime protection??

Réussiront-ils à déjouer les plans diaboliques dressés par l’enchanteresse de l’Ombre plus que jamais déterminée à les séparer??

Seront-ils capables de faire face au mal infligé par Guillaume Blanec, assoiffé de vengeance à l’égard de Galaan et détenant un secret les liant tous deux??
 
Mon avis :

Si vous me suivez depuis au moins un an, vous vous souviendrez que j'ai adoré les trois premiers tomes de la série "Le pacte" écrite par Stéphanie Moins. Le tome 4 a attendu quelques mois, mais je viens de le terminer...

Et je ne peux rien dire d'autre que je n'ai déjà dit dans mes critiques des tomes précédents : Stéphanie a toujours cette faculté magnifique de nous emporter dans un tourbillon d'aventure, de révélations et de romance. Gen et Galaan sont toujours aussi attachants, Gauvain et Julie restent aussi électriques qu'auparavant (et je les adore toujours autant, ces deux-là, ils sont fantastiques, l'un des plus beaux couples de fiction à mes yeux), Morgane est toujours aussi fourbe, aidée de ses complices qui ne cessent de vouloir briser le bonheur de nos héros... Et puis, il y a ce personnage, apparu dans le tome 3, ce Renaud, qui ne cesse de titiller la curiosité des lecteurs, qui fascine pourtant de par son charisme et sa présence, et quand on comprend pourquoi... c'est juste magique. Les pièces du puzzle scénaristique se placent petit à petit, et on en veut encore.

Je ne spoilerai rien, mais je le répète encore une fois : si vous aimez les romances contemporaines et le mythe du roi Arthur, foncez ! Lisez cette saga extraordinaire !!

Ma chronique est courte car je ne veux pas en dévoiler trop sur l'intrigue, mais sachez que j'ai à nouveau dévoré ce livre, qui est un coup d'coeur. Je tiens aussi à remercier Stéphanie pour le remerciement qu'elle m'adresse à la fin du livre. Merci à toi surtout pour ces ouvrages magnifiques, et je suis impatient de lire la suite !

Retrouvez la saga sur ces liens :

 
 

mercredi 15 novembre 2017

Nos âmes jumelles, tome 3 : Nos âmes plurielles

Autrice : Samantha Bailly
Editeur : Rageot
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 295

Résumé :

Sonia et Lou se sont rencontrées sur un forum autour de leur passion créative : l’écriture pour Sonia, le dessin pour Lou. Leur blog BD, Trames jumelles, a été remarqué par un éditeur qui les a encouragées dans leur vocation. Bac en poche, elles réalisent leur rêve : s’installer à Paris en coloc ! Mais leurs tempéraments sont radicalement opposés… Sonia adore sa nouvelle liberté et les fêtes étudiantes, tandis que Lou s’investit pleinement dans sa formation aux Gobelins. L’année s’annonce électrique !
 
Mon avis :

Connaissez-vous ce plaisir que l'on ressent lorsqu'on s'apprête à retrouver des gens qu'on apprécie mais qu'on n'a pas vu depuis un bon moment ? Hé bien c'est un peu ce que j'ai ressenti avant d'ouvrir le troisième tome des aventures de Lou et de Sonia, comme si je retrouvais deux copines.

Parce que dès les premières lignes, Samantha nous remet dans le bain avec aisance, elle nous fait retrouver ses héroïnes et leur univers d'écriture et de dessin. Lou et Sonia vivent à présent en colocation, l'une étudie la philosophie et apprécie de plus en plus les soirées animées, l'autre a commencé ses cours dans la prestigieuse école des Gobelins, se renfermant petit à petit sur elle-même. Cette nouvelle étape mettra ces jeunes filles sur la route de l'âge adulte, où il faut apprendre à être plus responsable, à savoir entretenir un appartement et son ménage mais aussi à se connaitre et savoir se dire si la voie que l'on a prise est la bonne ou pas.

Je vais me répéter, mais la plume de Samantha est toujours aussi agréable et plaisante. Les mots se lisent de façon très fluide et surtout, on ressent derrière son histoire qu'elle se base sur certaines de ses expériences, notamment concernant la création d'une page Youtube (je vous recommande d'ailleurs sa chaine, si vous ne la connaissiez pas encore) et l'importance des réseaux sociaux pour tout créateur. 

Ce dernier tome se place sous le signe du changement et de la maturité. Samantha aborde avec énormément de justesse certains sujets qui touchent les jeunes d'aujourd'hui, en particulier le choix de sa vie professionnelle mais aussi tout ce qui touche à l'amitié et aux relations amoureuses ainsi qu'à la famille. J'imagine cette trilogie comme le cycle du papillon : la chenille insouciante (le premier tome), le cocon (le deuxième tome) et enfin la consécration, la naissance du papillon qui s'en va vivre sa plus grande aventure.

C'est avec une certaine nostalgie que j'ai terminé ce dernier opus ce matin, et pourtant je sais que nous les retrouverons dans le troisième tome de son autre série Les stagiaires, que je suis également impatient de lire ! Nos âmes plurielles marque la fin d'une trilogie coup de coeur, avec un dernier tome abouti et prenant !

Si ça vous intéresse, voici mon avis sur le premier tome et sur le deuxième.


vendredi 10 novembre 2017

La danse hésitante des flocons de neige

Autrice : Sarah Morgan
Editeur : Harlequin (&H poche)
Parution : 26 octobre 2016
Pages : 473

Résumé :

Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Mon avis :

Après ma précédente lecture, qui était assez sombre, j'avais envie de trouver un univers doux, chaleureux et sentant bon le cocooning. Les fêtes approchant à grand pas, je me suis tourné vers les quelques livres de ma pile à lire évoquant Noël, et j'ai eu envie de commencer cette trilogie et de découvrir la plume de Sarah Morgan, dont j'entends beaucoup de bien.

Et voilà, j'ai été séduit par cette découverte. Et j'ai eu ce que je cherchais. L'ambiance est on ne peut plus chaleureuse, d'abord par le décor de Snow Crystal, qui fait tout simplement rêver, avec sa forêt, ses bungalows, sa faune et le confort qui en émane. Mais aussi par la famille de Jackson, les O'Neil, une famille qui, malgré les disputes et l'éloignement de certains membres, est soudée et accueillante. 

Je ne suis pas un grand connaisseur en romances, mais même si celle-ci n'est pas transcendante, elle est prenante. Notre héroïne, Kayla, est un personnage réussi et intéressant à suivre. La jeune femme vit pour son travail et se réfugie derrière ses dossiers. Elle a Noël en horreur suite à une enfance difficile et fera tout pour y échapper. Sans parler de sa vision de la famille, qui n'est guère glorieuse. Mais Kayla se dévoile au fil des pages, tout doucement, tout en pudeur, et l'on s'y attache de plus en plus. On la redécouvre, on veut le mieux pour elle. 

Petite anecdote : un passage parlant cuisine et chocolat chaud m'a fait me lever pour m'en préparer un, en testant l'ajout de cannelle (ce que je ne faisais jamais) et d'un morceau de chocolat. Un délice, qui m'a mis encore plus dans l'ambiance de ce roman. La magie a vraiment opéré sur moi !

Une romance tendre et sucrée, ancrée dans une ambiance des plus chaleureuse. Voilà ce qui vous attend lorsque vous ouvrez ce livre, et moi j'en redemande. J'ai la suite dans ma bibliothèque et je la lirai avec plaisir !

samedi 4 novembre 2017

54 minutes

Autrice : Marieke Nijkamp
Editeur : Hachette
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 290

Résumé :

Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule.

Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. Tous ont un lien avec Tyler : Claire, son ex-petite amie, Autumn, sa propre sœur, Sylvia, la petite amie d’Autumn et le frère de celle-ci, Thomas.

Cinquante-quatre minutes pendant lesquelles Tyler force ses otages terrorisés à l’écouter se plaindre. Il n’a jamais été aimé, ni par sa petite amie Claire, ni par son père violent et alcoolique, et encore moins par sa sœur Autumn, à laquelle il ne pardonne pas de vouloir partir à New York pour être danseuse.

Mais loin d’être une victime, Tyler est avant tout un psychopathe, qui assassine trente-neuf personnes.


Mon avis :

54 minutes est un livre que j'avais repéré il y a quelques temps car quelques booktubeurs anglophones en avaient dit du bien et j'ai patiemment attendu une sortie française. Je vous livre mon impression à chaud, l'ayant terminé il y a à peine quelques minutes.

Comme vous l'aurez lu dans le résumé, l'histoire nous plonge dans un établissement scolaire aux Etats-Unis, lors d'une fusillade. En effet, un des élèves, Tyler, décide de se venger et prend en otages les élèves et professeurs qu'il a enfermés dans l'auditorium où ils s'étaient rendus pour écouter le discours de la directrice. Nous suivons alors le point de vue de plusieurs élèves mais aussi les messages envoyés notamment sur Twitter, ces messages s'intercalant entre deux chapitres. Les narrateurs ont ça de commun qu'ils ont chacun un lien avec Tyler...

Que dire ? Ce livre est percutant. Les actions de Tyler, ainsi que son comportement, sont glaçants. Les tentatives de survie des otages sont désespérées, la situation est tout simplement atroce et cette heure qui s'écoule semble durer des jours. 

Les personnages sont assez bien développés, notamment grâce à des flashbacks, établissant leurs liens mais surtout leur passé et ce qui a conduit Tyler a arriver à un acte aussi cruel. L'autrice nous plonge dans cette heure infernale et il devient difficile de décrocher. J'ai enchainé les deux cent dernières pages en une après-midi tellement j'étais pris dedans et tellement je voulais connaître la fin. Alors oui, on se doute un peu de ce qu'il peut se passer, mais l'effet est là, c'est un vrai page turner.

Je ne ferai pas une longue chronique, car c'est un livre qu'il faut lire, qu'il faut vivre soi-même sans avoir lu trop d'informations à son sujet. Connaissez juste la base de l'histoire mais ne cherchez pas plus loin, ne vous gâchez pas cette lecture. C'est un livre coup de poing, car il n'épargne pas ses lecteurs et encore moins ses personnages.


jeudi 2 novembre 2017

Chroniques homérides, tome 1 : Le souffle de Midas

Autrice : Alison Germain
Editeur : Editions du chat noir (Féline)
Parution : 31 octobre 2017
Pages : 272

Résumé :

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.
Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.
Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…


Mon avis :

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire que je présente Lili Bouquine, de son vrai nom Alison Germain (mais je me permets de rester sur "Lili"), célèbre Booktubeuse de talent. Je me suis abonné à sa chaine il y a deux ans maintenant, car j'aime son travail. Il se trouve aussi que Lili aime l'écriture et elle a parlé plusieurs fois de son projet de roman, "Le souffle de Midas", qu'elle avait publié en ligne mais que je n'avais pas lu, préférant le support papier. Les mois passent et voilà que le projet se concrétise et se voit édité aux éditions du Chat Noir, avec en prime une dédicace si on le précommandait en septembre, ce que j'ai fait, et j'ai reçu mon exemplaire dédicacé il y a peu.

Alors pour commencer, regardez-moi cette couverture qu'elle est belle. Et encore, vous ne voyez ici qu'une image, mais en vrai il y a du vernis doré, ça brille, c'est magique. En plus, l'aspect doré est tout à fait adapté, le livre parle tout de même de Midas.

Parce que Lili ne fait pas les choses à moitié, elle nous plonge dans un univers où les légendes grecques sont bien vivantes. Pour preuve, Louise, notre personnage principal, se voit dotée du "souffle de Midas" suite à sa rencontre mouvementée avec Lia, blessée gravement, dans un parc. La demoiselle en détresse lui confie ce fameux pouvoir, avant de mourir. Si vous connaissez un minimum le mythe de Midas, vous savez que le bougre avait la faculté de transformer en or ce qu'il touchait. Louise découvrira à ses dépends ses nouvelles facultés, et comme dans toute bonne intrigue, ce pouvoir marquera le début d'une aventure qui chamboulera sa vie.

Louise est le personnage central et en même temps le personnage qui nous permet d'entrer petit à petit dans le monde des Homérides, ces gens qui ont des pouvoirs liés à la mythologie. Projetée malgré elle dans un monde inconnu, j'ai apprécié le fait qu'elle mette du temps à accepter la situation, elle ne se contente pas de faire "Ok, allons sauver le monde derechef", au contraire elle évolue. Elle sait tout de même s'imposer et s'affirme de plus en plus. J'ai bien aimé le personnage d'Angus, le détective, même si je l'ai imaginé un poil plus vieux, et la romance (légère) m'a un peu surpris, mais en même temps c'est assez attendu pour un ouvrage orienté Young Adult. J'attends aussi d'en savoir plus sur Moira, qui m'a l'air fort intéressante.

Le début m'a semblé quelque peu long, même si l'autrice se sert de la première centaine de pages pour installer son histoire et ses personnages. Mais une fois que l'histoire démarre vraiment, que le rythme s'accélère un peu, je me suis laissé entrainer avec plaisir dans le voyage de Louise.

Un autre tout petit reproche que je peux évoquer, c'est qu'il y a parfois des références de trop, ou plutôt trop pointues. Bon, on est toujours tenté d'inclure l'une ou l'autre référence à quelque chose qu'on aime, et il n'y a aucun mal à ça. Mais ici, je suis sorti de ma lecture à l'évocation d'une ou deux références. Je pense à un passage où un personnage cite un épisode précis de Game of Thrones, série que je ne regarde pas. Je n'ai donc pas saisi la raison ni l'impact de ce clin d'oeil. Mais comme je l'ai dit, rien de grave, ça n'altère pas le reste de la lecture.

Je dois aussi souligner l'excellent travail de documentation de Lili, qui nous offre une histoire inspirée de légendes grecques, et nous avons parfois droit à des explications en bas de page, toujours bienvenu pour s'informer et mieux comprendre.

Le souffle de Midas est en tout cas réussi, c'est une lecture agréable et bien ficelée. Et au vu du cliffhanger, je pense que je sauterai sur le tome 2 à sa sortie ! Félicitations, Lili, pour ce bel ouvrage, et je te souhaite une longue et belle carrière d'autrice !

Throwback Thursday : Un livre dont je n’aimais pas la couverture et pourtant…


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...



Il nous arrive de temps en temps de trouver certaines couvertures peu plaisantes, pour l'une ou l'autre raison, et c'est tout à fait normal, nous avons nos goûts et nos critères. Je dois avouer qu'il y a un genre de couvertures que je n'aime pas trop, ce sont celles présentant des torses dénudés, coupant souvent le visage du/de la mannequin. Je ne sais pas, je trouve que ça fait un peu étalage... et puis il y a souvent les connotations qui vont avec. Je l'avoue, j'essaie d'éviter ce genre de couvertures, ou en tout cas si le livre que je lis en arbore une et que je dois me déplacer, j'ai tendance à la dissimuler un minimum, pour éviter les blablas.

Pourtant, le premier tome de la série The Mortal Instruments est illustré de la sorte, et même si j'ai grogné, j'ai quand même adoré le contenu de ce premier opus. Je vous propose un extrait de ma chronique :

J'ai beaucoup apprécié la plume de Cassandra Clare que j'ai trouvée fluide et agréable, malgré quelques petits couacs dans la traduction française. L'univers qu'elle développe me semble riche, avec ces créatures que nous connaissons pourtant bien, et qui nous paraissent classiques. Mais je sens (et souhaite) qu'elle va étoffer tout ça et nous offrir quelque chose de riche et de passionnant.

Si vous voulez lire la suite de mon avis, cliquez sur le titre de la série, au-dessus. Comme l'adage le dit, il ne faut pas juger un livre sur sa couverture et celui-ci le prouve. Maintenant, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas avoir nos préférences. Les couvertures jouent quand même un rôle essentiel dans la vente d'un livre.

Et vous, quels sont vos exemples de couvertures que vous n'aimiez pas ?

mardi 31 octobre 2017

Les filles sauvages

Autrice : Pat Murphy
Editeur : Bayard (Millézime)
Parution : 20 février 2014
Pages : 347

Résumé :

Joan vient d'emménager avec sa famille près de San Francisco, à la lisière d'un bois. Là, elle rencontre une fille étrange qui prétend s'appeler Renarde et vit seule avec son père dans une maison délabrée, au coeur de la forêt. Les deux filles deviennent amies et participent ensemble à un concours de nouvelles. Elles remportent le premier prix et sont invitées à suivre un stage d'écriture pendant l'été. La porte d'un nouveau monde s'ouvre alors pour Joan : un monde merveilleux, plein d'ombres et de contradictions, mais aussi de lumières et de possibles.

Mon avis :

J'ai d'abord découvert Les filles sauvages sur le blog de Margaud Liseuse et j'avoue que son avis m'avait donné envie de le lire. Une petite commande plus tard, et je le plaçais dans ma PAL. En cette période d'automne, je me suis dis qu'il serait parfait pour la saison.

Nous découvrons ici l'histoire de Joan, qui vient d'emménager près de San Francisco, dans un coin situé près d'un bois. C'est en s'y baladant qu'elle rencontre Renarde, une jeune fille qui s'amuse comme une sauvageonne. Cette rencontre marque le début d'une très belle amitié mais aussi d'une leçon de vie.

Ce roman, je l'ai dévoré, je l'ai adoré. D'abord parce qu'il m'a transporté dans cette époque que je n'ai pas connue, les années 70. Le début, se déroulant durant les vacances d'été, m'a rappelé certains étés de ma jeunesse où, avec des amis, nous explorions le bois situé près du camping où nous allions, ou encore nos balades le long de la rivière et nos jeux de découverte et d'imagination et où les amitiés se forment et se renforcent. Et qu'est-ce que j'aime l'image de la maison de Renarde, près de ce bois, d'où sort le son des touches de la machine à écrire de son père, auteur de romans de science-fiction.

Mais ce livre ne se centre pas que sur ces vacances. Nos deux héroïnes se mettent à l'écriture, d'abord grâce à un concours puis avec un cours de huit semaines où elles vont apprendre bien des choses, comme découvrir et observer les gens, approfondir leur point de vue notamment en posant des questions, et tout simplement à poser un regard différent sur le monde. Comment aborder le fait que des parents ne s'entendent plus ? Comment réagir face à un père qui prend tout le monde pour des imbéciles ? Que faire quand une mère refait soudain son apparition après avoir délaissé son mari et son enfant ? Joan/Salamandre et Sarah/Renarde sauront répondre à ces questions tout en grandissant au fil de leurs aventures.

Pat Murphy nous offre ici un roman atypique, mais d'une douceur rare et qui fait du bien. Sa plume est fluide, sans fioritures et elle parvient à nous happer dans cette merveilleuse histoire. Poétique, elle a su nous transporter dans un petit monde à l'ambiance réconfortante, malgré les aléas de la vie qui surviennent mais qui ne sont pas insolvables.

J'ai envie de lui donner un coup de coeur, pour tout ce qu'il a éveillé, réveillé en moi et pour le merveilleux moment qu'il m'a fait passer. Les filles sauvages, c'est un peu comme cette tasse de boisson chaude que l'on s'offre en revenant d'une longue journée froide, cette boisson qui nous réchauffe et nous apaise.