dimanche 22 avril 2018

La douce caresse d'un vent d'hiver

Autrice : Sarah Morgan
Editeur : Harlequin
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 512

Résumé :

Cet hiver, Tyler O’Neil, ex-champion de ski, ancien bourreau des cœurs et désormais père célibataire, n’a qu’une seule mission : tout faire pour que sa fille, Jess, passe le meilleur Noël de sa vie. Le fait que sa meilleure amie Brenna emménage temporairement dans son chalet n’est qu’une délicieuse distraction qu’il se doit d’ignorer. Leur relation est la seule qu’il n’ait jamais détruite, et il est hors de question d’y remédier.

Brenna Daniels, skieuse professionnelle, connaît tout des risques et périls d’un amour non partagé : elle aime Tyler depuis des années. Vivre avec lui est une véritable torture : comment peut-elle se comporter en amie alors qu’il dort dans la chambre d’à côté ? C’est alors que Tyler l’embrasse. Soudain, la relation dont elle a toujours rêvé semble à portée de main. Se pourrait-il que ce Noël voit ses rêves de bonheur se réaliser enfin ?


Mon avis :

Avertissement, ceci est le dernier tome d'une trilogie. Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas cette chronique afin d'éviter d'éventuels spoilers.

Comme vous l'avez peut-être vu dans mes chroniques précédentes, j'ai découvert il y a quelques mois la plume de Sarah Morgan avec les deux premiers tomes de sa série Snow Crystal/Les frères O'Neil. Ne voulant pas laisser trop de temps entre ces lectures, j'ai donc lu ce dernier opus, mais m'a-t-il plu, comme les autres ?

Hé bien, oui. J'ai retrouvé cette ambiance si particulière, propre à la station de vacances Snow Crystal et la famille O'Neil, toujours aussi unie et touchante. L'histoire s'attarde cette fois sur Tyler, ancienne vedette du ski qui a été forcé d'arrêter suite à un accident grave. Il vit avec Jess, sa fille, depuis quelques mois et a encore du mal à se faire à cette nouvelle vie. A coté, nous avons Brenna, amie d'enfance de la famille qui a toujours été amoureuse de Tyler mais n'a jamais osé le lui avouer, sa confiance ayant été fissurée dans sa jeunesse suite à des brimades à l'école. Les deux adultes vont devoir cohabiter ensemble, avec tout ce que ça entraine...

Les personnages sont encore une fois fort bien écrits, j'ai beaucoup aimé Brenna et son histoire, je l'ai trouvée assez touchante. Tyler m'a semblé parfois un peu idiot et il m'est arrivé de me dire que si ces personnages daignaient se parler cinq minutes, leurs problèmes seraient déjà résolus... mais du coup l'histoire perdrait un peu. 

Concernant le scénario, il reste aussi agréable que dans les deux autres volumes, même si je l'ai trouvé un peu plus prévisible ici. J'ai tout de même passé un très bon moment de lecture, mais il m'a aussi manqué un petit quelque chose que je ne saurais décrire, mais qui fait que de toute la trilogie, le premier reste mon préféré. 

Sarah Morgan termine ici une douce trilogie, pleine de beaux sentiments et d'amour. C'est parfois un peu facile, mais après tout, c'est le genre de livre qu'on lit pour s'évader et se laisser emporter dans ce tourbillon de paillettes. Une trilogie merveilleuse, idéale pour toute personne désirant lire des histoires pleines de positif.

samedi 21 avril 2018

Swap papeterie

Salut les pandas, je vous retrouve en cette belle journée ensoleillée pour vous montrer le swap papeterie que j'ai fait avec ma chère Orana Noctua, anciennement Shirley Von Karot, avec qui j'avais déjà swappé.

Voici le contenu du colis :
- un livre de la wishlist (ou plus, à vous de vous mettre d'accord avec votre binôme) si possible en lien avec le thème (pas facile, mais pourquoi pas un livre style journal intime de personnage ou épistolaire, à vous de voir !)
- des surprises "papeterie" : carnets, stylos, stickers, washi, postits, papier à lettre, et j'en passe !
- une carte, évidemment
- un (ou plusieurs) marque page
- une gourmandise à manger ou à boire !

Sans plus tarder, je vous dévoile le contenu du merveilleux paquet reçu : 





- Une plaque en métal avec aimants avec le design de la carte du Maraudeur de Harry Potter. Je l'ai déjà placée dans la cuisine ^^
- Des grenouilles au chocolat, qui furent délicieuses !!
- De jolis rouleaux de washi tape, pour décorer mon journal
- Des tampons encreurs !!
- Une délicieuse boisson bio, je n'avais encore jamais testé ce genre-là et c'est très bon !
- Boisson que j'ai testée dans cette superbe tasse blaireau, pour rappeler ma maison de Poudlard, Poufsouffle
- Une belle carte style polaroïd qui décore désormais mon frigo.



- "Le livre de Perle" de Timothée de Fombelle, dont j'ai beaucoup entendu parler, et qui me faisait tellement envie !
- Le tome 15 des histoires courtes de Tezuka, une relique de ma wishlist !
- Le premier tome de "Multiversum", une trilogie que j'ai très envie de découvrir !
- Deux carnets lignés Harry Potter, qui s'ajoute à ma collection de carnets. Je ne sais pas encore ce que j'y mettrai, mais je trouverai !

Encore une fois, je suis comblé et gâté. Merci Orana, tu ne pouvais pas me faire plus plaisir, j'adore tout !! Et ce sera un plaisir de refaire un swap ensemble :)



jeudi 19 avril 2018

L'épouvanteur, tome 08 : Le destin de l'épouvanteur


Autrice : Joseph DelaneyEditeur : Bayard Jeunesse
Parution : 2012
Pages : 330

Résumé :

L'épouvanteur, Tom et Alice partent dans le sud de l'Irlande pour fuir la guerre qui ravage le comté. La seule chose qui protège Tom et Alice est la fiole de sang. S'ils s'éloignent de trop ou si la fiole est brisée, ils seront à la merci du diable.

Pendant ce temps, Tom est recruté pour faire face à une alliance maléfique de mages, et prend possession de la Lame de l'Épouvanteur. Une épée avec une face sombre et qui a soif de son propre sang ... C'est la seule arme qui a une chance de battre le Diable en combat. Mais d'abord, Tom a besoin de s'entrainer, et la seule personne qui peut l'aider est Grimalkin, la sorcière assassin. Viendra-t-elle ?



Mon avis :

Avertissement : ne lisez cette chronique que si vous avez lu les tomes précédents, sinon vous serez spoilés.

La saga de Joseph Delaney arrive déjà à son huitième tome (et d'autres attendent encore derrière), ce qui peut sembler énorme. La qualité s'en ressent-elle ? Peut-on craindre que l'auteur s'essouffle ou soit en manque d'idées ?

Hé bien non. Que du contraire même. Déjà parce qu'il parvient encore et toujours à entraîner son lectorat dans ce monde qui est le sien, à la fois obscur et rempli d'êtres démoniaques, dès les premières lignes. Mais aussi parce que même si j'ai trouvé cette aventure en peu en-dessous des autres, je suis resté accroché, désireux de voir où les pas de Tom allaient le mener.

Quand je dis que l'aventure est un peu en-dessous, c'est simplement parce que je n'ai pas ressenti de sentiment de grand danger. Certes, on est amenés à s'inquiéter pour Tom et Alice, dont la fiole de sang qui les unit se voit fendue, mais il m'a manqué un petit quelque chose. Peut-être est-ce la menace de la sorcière qui n'était pas assez pesante ou marquante ? Certains passages m'ont semblé un peu longs. Par contre, les choses se bousculent vers la fin, avec une confrontation attendue depuis quelques tomes déjà, et le personnage d'Alice gagne encore en profondeur.

Toutefois, nous restons face à une saga jeunesse solide, qui a encore de beaux jours devant elle. Les petites faiblesses que j'ai relevées durant ma lecture n'entachent en rien mon amour pour cette série, et je suis curieux de lire la suite !

dimanche 15 avril 2018

Sous le même ciel

Autrice : Erika Boyer
Editeur : Autoédité
Parution : 22 novembre 2017
Pages : 343

Résumé :

Alejandro n’a eu d’autre choix que de suivre ses parents qui ont décidé de quitter l’Espagne pour s’installer en France. Taciturne et introverti, il a peur de ne pas réussir à trouver sa place dans ce nouvel environnement et s’inquiète que ses différences l’empêchent de se faire des amis.

Mais ses craintes se meurent lorsqu’il rencontre son voisin, Hugo. Jovial et chaleureux, ce dernier aime l’accent hispanique du garçon d’en face, tout autant que son prénom et ses étonnants cheveux longs. Alors, aussi vite que le permet l’innocence de leur jeune âge, les deux enfants se lient d’amitié.

Sous le ciel de la Ville d’Hiver, Alejandro et Hugo deviendront des hommes. Ils découvriront l’amitié et l’amour, et embrasseront la vie pour en comprendre le véritable sens.


Mon avis :

Erika Boyer est une autrice qui m'avait déjà enchanté avec ses romans Pardon et Le langage des fleurs. C'est avec joie que j'ai commencé à lire son troisème ouvrage, au titre bien intriguant.

Je l'ai terminé la nuit dernière à presque quatre heures du matin, et en larmes. Erika maîtrise les mots et parvient, en quelques phrases, à nous faire ressentir mille émotions, ou parfois une, principale, mais incroyablement forte. Chacun de ses livres m'a secoué, mais celui-ci m'a bouleversé. Erika a également l'art de surprendre son lectorat et elle aborde également des sujets difficiles, parfois tabous, mais importants dans ses romans. Je ne mentionnerai pas le plus important d'entre eux car cela gâcherait un élément-clé de l'intrigue.

L'histoire entre Alejandro (Alex) et Hugo est magnifique. Nous assistons à la naissance de leur liaison, un amour pur et sublime, au fil des années. Les deux hommes grandissent sous nos yeux, ils étudient, ils exercent un métier, ils adoptent un chien, mais surtout, ils s'aiment, ils se découvrent, ils vivent. Vous l'aurez compris, nous sommes dans une romance M/M, qui ne tombe heureusement pas dans les gros clichés du genre. Sous le même ciel est bien plus que ça, c'est une romance entraînante et tragique. Parce qu'après un certain évènement important, toutes nos certitudes sont chamboulées et il est presque impossible de refermer ce livre sans en avoir lu la dernière ligne (et c'est ce qui m'est arrivé)...

Sous le même ciel est une nouvelle réussite pour l'autrice, et c'est un coup de coeur pour ma part. Ce livre ne laissera personne de marbre et ravira les adeptes de belles romances. J'ajouterai aussi qu'Erika est, pour moi, la preuve que les livres autoédités (qui ont parfois mauvaise presse) peuvent nous proposer des aventures aussi merveilleuses que les livres édités de façon traditionnelle et il serait regrettable de passer à coté des romans de cette autrice.


lundi 2 avril 2018

Point cardinal

Autrice : Léonor de Récondo
Editeur : Sabine Wespieser
Parution : 24 août 2017
Pages : 224

Résumé :

Sur le parking d'un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses cheville : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable.
Laurent, en tenue de sport, a remis de l'ordre dans sa voiture. Il s'apprête à rejoindre femme et enfants pour le dîner.. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Laurent s'est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Sa vie bascule quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois dans le foyer qu'ils ont bâti ensemble. A son retour, Solange trouve un cheveu blond...



Mon avis :

Léonor de Récondo, un nom que j'ai entendu quelques fois dans la blogosphère, dont les écrits ont su conquérir bien des lecteurices. Comme vous le savez, je suis un grand curieux et lorsque j'ai trouvé ce roman en rayons, je n'ai pas hésité trop longtemps, d'autant que son synopsis me plaisait.

Je n'ai pas réussi à le lâcher. Ce livre m'a transporté dès la première page et je n'ai pas vu les pages défiler. 

Point cardinal traite de la transidentité. Laurent, notre protagoniste, s'est toujours senti femme. Depuis quelques temps, il se transforme en Mathilda et va retrouver ses amies au Zanzibar, avant de reprendre son rôle et de retourner dans sa famille retrouver femme et enfants, qui ne sont pas au courant de son autre identité. Petit à petit, et grâce à son amie Cynthia, Laurent va s'affirmer et assumer cet aspect de lui mais le chemin vers son but sera loin d'être aisé, surtout quand sa femme va trouver un cheveu blond dans leur foyer. Elle va alors le pousser à voir un psy pour "guérir de cette maladie" ! Des propos aberrants alors que l'on parle d'une personne qui se cherche, qui se sent mal dans sa peau et qui cherche simplement à s'épanouir, quitte à changer de mode de vie.

Je salue la plume de l'autrice, à la fois tranchante et percutante. Léonor n'hésite pas à ébranler son lectorat avec des phrases qui nous fait l'effet de gifles. Concernant le traitement de la transidentité, je n'ai décelé aucune fausse note. Elle retranscrit de façon juste et réelle les différents stades que peut traverser une personne qui change de sexe : déni, peur, rejet mais aussi, dans ce cas-ci, progression et acceptation de soi. Mais elle nous montre aussi les réactions des gens autour du processus de Laurent. Sa famille d'abord, dont chaque membre réagira à sa façon. Les voisins, qui sont assez curieux. Mais aussi les collègues de travail. 

Une histoire qui a su m'accrocher de bout en bout, avec un personnage fort et courageux, voilà ce que je peux dire. Point cardinal est le récit émouvant d'une transformation, d'une recherche d'identité mais surtout, d'un être qui avance sur le chemin du bonheur.

vendredi 23 mars 2018

Indéterminés

Autrice : Samantha Bailly
Editeur : JC Lattès
Parution : 7 mars 2018
Pages : 446

Résumé :

Ophélie est promue, en moins de cinq ans, directrice de communication dans une entreprise du divertissement. Lorsque la société est rachetée par le géant de l'industrie des jeux vidéo, les licenciements et la tension font douter la jeune femme de son avenir. Sa vie professionnelle et personnelle est d'autant plus bousculée lorsque son ancien amant, Arthur Mareuil, est nommé analyste financier.

Mon avis :

Voici l'ultime tome de la série de Samantha Bailly Les stagiaires, série dont j'avais adoré les deux premiers opus. Une série qui se passe dans le monde du travail, au sein de la société Pyxis, spécialisée dans le divertissement et le manga. 

Ophélie est devenue directrice de la Communication et s'est bien installée à Paris. Sa vie professionnelle se voit secouée lors du rachat de Pyxis par un géant de l'industrie du jeu vidéo tandis que sa vie sentimentale n'est pas au beau fixe, surtout lorsqu'elle retrouve Arthur Mareuil, ancien stagiaire qu'elle a connu cinq ans plus tôt. Celui-ci est engagé chez Pyxis et est bien décidé à reprendre contact avec notre héroïne...

Nos deux protagonistes ont beaucoup évolué depuis leurs débuts et c'est un plaisir de les observer et de les comprendre. A travers leurs expériences, nous comprenons également que même dans une entreprise de rêve comme Pyxis, tout est loin d'être rose et idyllique ! Derrière les grands sourires se cachent bien des secrets et de la manipulation, et Ophélie va devoir faire face à des situations difficiles, qui ne la ménageront pas. Plus mâture et ancré dans la réalité, ce tome ne manque pas de surprendre. J'ai également apprécié le fait de retrouver Lou et Sonia, les héroïnes de l'autre trilogie de Samantha, Nos âmes jumelles

Encore une fois, la plume de Samantha est superbe, les mots sont choisis efficacement, elle parvient si facilement à nous transmettre des émotions au bon moment, il n'y a vraiment rien à redire là-dessus. Elle possède un univers facile d'accès et passionnant, et je suis curieux de découvrir ses prochains écrits.

Indéterminés termine donc la saga des Stagiaires avec brio. Les aventures d'Ophélie m'ont complètement happé sur ces trois romans et je peux dire qu'il s'agit d'une série coup de coeur. Je suis triste de quitter ces personnages mais je suis également ravi de les avoir rencontré et d'avoir suivi leurs aventures.

jeudi 22 mars 2018

Silent hill tome 1 : Rédemption

Auteurs : Tom Waltz (Scénario) et Steph Stamb (Art)
Editeur : Mana Books
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 100

Résumé :

Lorsque Jack Stanton, un tueur à gages surnommé le Chiot , s'enfuit avec Jill, la femme de son patron, il s'attend évidemment à devenir une cible. Il ne doute pas que les hommes de main de Finn Conway vont se lancer à sa poursuite, et il sait bien que Jill et lui ne seront pas en sécurité très longtemps. Mais rien n'aurait pu le préparer à Silent Hill. En partant à la recherche de Jill, kidnappée à proximité de ce lieu maudit, Jack se retrouve confronté aux monstres qui peuplent la ville : corps déformés, cadavres animés, loups sanguinaires... Pour survivre, il va devoir affronter une multitude de démons ¿ à commencer par les siens. Et c'est sans compter l'ombre menaçante de Finn Conway qui se jette, revolver au poing, aux trousses des deux amants... Piégé entre les fantômes du passé et sa quête d'un futur rédempteur, Jack va devoir, avec l'aide de la jeune Sara, trouver en lui le courage de tenter de sauver Jill. Et pour finir, peut-être, lui-même.

Mon avis :

Silent Hill est une saga de jeux-video que j'aime beaucoup, en particulier les trois premiers opus sortis sur Playstaion et Playstation 2. J'avais d'ailleurs adoré le premier film (que je suis allé voir cinq fois au cinéma !) et beaucoup moins le second (qui, pour moi, ne comprend pas ce qui fait le sel de la série mais je digresse). Silent Hill, c'est une ville mystique, où toute personne qui y pénètre doit tôt ou tard affronter ses démons, prenant des formes horrifiques, souvent grotesques mais surtout mortelles. Le scénario des jeux est fascinant, surtout celui du deuxième jeu, et si vous aimez les jeux de style survival horror, je vous invite à découvrir cette fantastique saga.

C'est donc avec une grande curiosité que j'ai découvert le premier tome de ce nouveau comic-book. Au point de vue de l'histoire, je n'ai pas grand chose à en redire : elle est assez tordue et digne des jeux. J'ai été entrainé dans cette nouvelle page de la ville maudite et je n'ai pas boudé mon plaisir. 

J'ai eu un peu plus de mal avec les planches. Visuellement, il y a de bonnes idées, comme l'utilisation de certaines textures pour rendre ce coté sale et organique, une idée que nous pouvions retrouver dans Silent Hill 2. Non, ce qui me gêne, c'est que j'ai parfois l'impression d'avoir devant moi des décors 3D venant des jeux, avec un angle de vue différent et des personnages rajoutés par-dessus, avec des textures. J'ai reconnu quelques décors venant de Silent Hill 3, comme l'hôpital. Je regrette également qu'il n'y ait pas de prise de risque au niveau du bestiaire : la majorité des créatures que rencontrent notre héros viennent aussi du troisième jeu, avec un petit Pyramid Head (l'exécuteur à tête de pyramide) du deuxième jeu, alors que les jeux nous offraient de nouveaux monstres, ou en tout cas de nouveaux designs pour les monstres récurrents comme les infirmières... J'espère que les tomes suivants iront un peu plus loin à ce niveau, car Silent Hill ne demande qu'à développer la richesse de son univers !

Bon, je rouspète, mais l'aventure était quand même agréable à suivre. Peut-être un peu rapide, avec une ou deux ficelles un brin trop faciles. Mais j'ai pu retrouver l'espace d'un moment cette ambiance si particulière, ce coté tordu et malsain que j'aime dans les jeux et je pense que je prendrai la suite.