samedi 7 octobre 2017

La faucheuse, tome 1

Auteur : Neal Shusterman
Editeur : Robert Laffont, Collection R
Parution : 16 février 2017
Pages : 493

Résumé :

Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.


Mon avis :

Le thème de la mort est un sujet qui, s'il est bien traité, me fascine. Des séries comme Dead like me et Pushing Daisies m'ont scotché, et je cherchais à retrouver ce genre d'histoire dans un roman. C'est alors que je me suis tourné vers le premier tome de la série La faucheuse, un livre qui a été fortement mis en avant par la Collection R.

Dans l'univers de La faucheuse, la mort n'existe plus comme nous l'entendons. Les gens ne meurent pas vraiment, ils peuvent être ressuscités dans des centres prévus à cet effet et se voir offrir une nouvelle jeunesse, un nouveau cycle de vie. Mais notre planète n'étant pas extensible, il faut bien réguler la population grandissante. C'est pourquoi il y a des Faucheurs, des gens chargés de glaner des personnes qu'elles auront choisies. Glaner, vous dites ? Oui, il s'agit de les faire mourir, définitivement. Bien entendu, chaque faucheur est soumis à une liste de dix commandements, mais autrement, les lois classiques ne s'appliquent pas à eux. Ils possèdent même une bague pour accorder une immunité d'un an à quiconque l'embrasse. Ce beau monde est régit par le Thunderhead, une sorte de Cloud amplifié, qui veille sur chaque personne et a fait disparaitre les inégalités, la famine et bien des maux pour assurer un monde en paix. 

Citra et Rowan, nos deux héros, sont un jour choisis contre leur gré pour être formés par une sommité parmi les Faucheurs, Maitre Faraday. Les jeunes gens seront alors mis en compétition avec, au bout, l'obtention de la fameuse bague et de la cape de Faucheur. Et leur parcours sera jonché de difficultés et de retournements de situation, je peux vous le dire.

Ce que je peux vous dire aussi, c'est que ce roman a été une magnifique surprise, une belle petite claque. Je l'ai savouré, j'ai pris mon temps pour le lire, et pourtant je désirais juste en profiter au maximum. L'univers créé par Neal Shusterman est incroyablement bien construit et réfléchi. Il est logique, et même s'il arrive qu'on se dise "tiens, et si...", la réponse ne se trouve pas très loin, nous donnant satisfaction.

Un autre point que j'ai apprécié, c'est que ni Citra ni Rowan ne tombent dans le cliché des héros de Young Adult classique, comme "le beau ténébreux" et "la fille timide mais badass". Ils sont physiquement ordinaires et dotés d'un caractère bien trempé et même un peu atypique. Leur complicité du départ devra être mise à rude épreuve par la suite, jusqu'à nous faire douter. Les zones d'ombre seront nombreuses et ce que nous penserons avoir deviné pourrait se révéler par la suite erroné, au résultat surprenant. Certains personnages croisés ne seront ni tout blancs ni tout noirs, et leur développement est tout simplement fascinant. 

Entre chaque chapitre se situe également un extrait du journal d'un Faucheur, ceux-ci étant obligés d'en tenir un, et leur présence est justifiée et permet d'apporter un nouveau regard sur certains événements, ou simplement sur ces faucheurs-là. 

La Faucheuse est un bon gros coup de coeur. Un univers construit de main de maitre et un suspens aux petits oignons, je ne peux que recommander sa lecture.


jeudi 5 octobre 2017

Throwback Thursday 52 : C'est la guerre


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...


La guerre, ou plus généralement un conflit, un combat... un thème très vaste. J'ai pas mal réfléchi à une lecture moins conventionnelle que d'habitude, je voulais éviter de tomber dans ces livres très connus comme Hunger Games... et puis, je me suis dit que j'avais assez peu parlé d'un manga qui entre bien dans la catégorie du conflit.

Assassination Classroom est un manga de Yûsei Matsui de type shonen (pour les garçons) et qui a commencé à être publié au Japon en 2012. Voici le résumé :

Un jour, des membres du gouvernement ont débarqué dans la classe des élèves en échec du célèbre collège Kunugigaoka. Ils sont arrivés escortés d’une créature tentaculaire prétentieuse. Elle a des raisons de l’être, car elle vient juste de réduire en poussière 70 % de la Lune. Comme son œuvre suivante est l’anéantissement de la Terre, elle est venue annoncer son projet à l’humanité. La réaction de celle-ci a été des plus saines : tenter d’éliminer la créature avant qu’elle n’accomplisse son projet…

Seul bémol, elle se déplace à une vitesse hypersonique. Aucune armée d’élite ni aucun sniper chevronné ne sont parvenus à atteindre une cible aussi rapide. À court de solutions, les gouvernements de la planète ont décidé de confier la lourde tâche de l’élimination de cette menace à la classe de 3e E.

En effet, pour une raison encore mystérieuse, la créature a désiré devenir le professeur de cette classe en particulier. Les élèves d’abord déconcertés vont accepter de jouer le jeu à l’annonce des 100 milliards de yens de récompense. La classe de 3e E reste composée malgré tout de tueurs improvisés. Depuis, les élèves doivent comploter quotidiennement pour trouver un moyen d’éliminer leur curieux professeur titulaire avant la fin de l’année scolaire. Cette étrange créature à l’apparence de poulpe est devenue leur cible à abattre !

Il faut alors faire preuve d’ingéniosité pour tuer un prof qui se déplace à Mach 20 et qui se régénère en quelques secondes. Le pire, c’est qu’il est plutôt bon prof ! Il sait conserver l’ordre au sein de son cours : “Les tentatives d’assassinat ne doivent pas perturber les cours”. Mais attention, les élèves de la 3e E ne sont pas les seuls ! Un agent du ministère de la Défense surentraîné comme prof de sport et des tueurs à gages faisant office de professeurs remplaçants sont là pour les coacher et tenter eux-mêmes d’assassiner Korosensei.

Une année scolaire mouvementée est à prévoir au sein de cette classe qui tue !  

Comme vous l'aurez constaté, le conflit est bel et bien au centre de l'histoire, et je dois dire qu'on en prend plein les mirettes. Si vous avez soif d'action, ne cherchez pas plus loin, ce manga est fait pour vous.

Toutefois, et c'est ce que j'apprécie dans cette série, l'auteur ne se contente pas que de combats et autres plans visant à tuer cet créature, il nous montre également la vie d'une troupe d'étudiants rejetés au sein même de leur école à cause de leurs échecs scolaires, mis au rebut (littéralement : ils sont scolarisés dans une cahutte en retrait du prestigieux établissement scolaire) et abandonnés à leur sort, moqués par les élèves de plus hauts niveaux. Leur rencontre avec Koro Sensei va changer leur vie au plus haut point, car contre toute attente, il les prendra sous son aile (ou ses tentacules) et se fera un devoir de les aider à progresser dans leurs études.

D'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait croire, Koro Sensei est un personnage vraiment intéressant. Hormis ses pouvoirs hallucinants, il déborde de générosité et est assez comique, notamment par son coté timide ou légèrement pervers, ou encore sa couleur de peau qui change selon son humeur. Il a aussi ses péchés mignons et n'hésitera pas à parcourir la moitié du globe pour aller se chercher un croissant à Paris, et il lui arrive même de se retrouver sans le sou en fin de mois, une situation assez peu courante avec les extra-terrestres. Mais il faut garder en tête que c'est une créature dangereuse, et les passages où il entre dans une colère noire suffisent à se le rappeler...

Les élèves de la classe possèdent tous leur propre personnalité et se verront dotés au moins une fois de passages les mettant en avant. Certains sont plus récurrents que d'autres, comme Nagisa, qui est un peu le personnage principal (après Kuro), doté d'une apparence androgyne et d'une intelligence fine, ce qui se révélera fort utile au fil des tomes. Découvrir tous ces personnages est l'un des plaisirs de cette série, donc je choisis de ne pas trop en divulguer ici, j'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Au niveau des dessins, c'est assez bon, les personnages sont expressifs, ils adoptent même parfois des attitudes assez cartoonesques. Bon, je pinaille, mais il y a parfois des poses et attitudes qui semblent raides ou simplement bizarres, mais en général le tout se tient bien. Quant aux décors et à l'encrage, rien à redire, c'est impeccable.

J'apprends en écrivant cette chronique que la série s'achève au tome 21, les éditions Kana ne devraient pas tarder à sortir le tome 19. Une série pas trop longue et qui, sous un aspect basique et bourrin, cache une histoire plus profonde qu'il n'y parait, avec un personnage central vraiment atypique et inattendu.




lundi 2 octobre 2017

La vague

Auteur : Todd Strasser
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2009
Pages : 229

Résumé :

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970.
Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement, la Vague, aux slogans fort : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action". En l'espace de quelques jours, le paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur livre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

Mon avis :

J'ai lu ce livre car il était court et j'avais envie d'une lecture rapide entre d'autres plus longues. Le thème m'intéressait également, bien évidemment. Je sais qu'il a été adapté en film mais je ne l'ai pas encore vu.

Comment les Allemands ont-ils pu suivre Hitler et son régime nazi ? Pourquoi personne n'a rien dit ? Ce sont les questions que se posent quelques élèves d'un lycée californien suite au visionnage d'un reportage sur le sujet, en cours d'histoire. Leur professeur, Ben Ross, décide alors de se lancer dans une expérience avec cette classe, à base de discipline, d'aspect communautaire et de discours forts. Surnommé "La Vague", ce mouvement va se répandre petit à petit dans l'établissement, mais Ben pourra-t-il éviter les dérapages ?

La vague se lit rapidement, il ne m'a fallu que quelques heures pour en arriver au bout, et ne manque pas d'intérêt. Il nous parle de libre arbitre, et du fait que les humains peuvent accepter de le perdre pour suivre un meneur, une personne qui s'impose à eux et leur promet monts et merveilles, notamment une certaine égalité dans le groupe. Mais cette égalité se transforme souvent en sentiment de supériorité envers les personnes qui ne font pas partie du mouvement, et cette supériorité entraine bien souvent de mauvaises réactions.

Ce livre nous montre également que ce genre d'action peut se passer très vite, sans qu'on ne s'aperçoive de quoi que ce soit, mais qu'il y a souvent moyen de faire ouvrir les yeux aux gens avant qu'il ne soit trop tard. On réalise également que la liberté n'est jamais acquise, qu'elle peut nous être retirée à tout moment sur un coup de tête et que ça reste une bataille de tous les jours, comme c'est malheureusement le cas dans certaines parties de notre monde.

J'ai eu un peu de mal à m'accrocher aux personnages, qui n'étaient pas vraiment creusés et même un peu clichés. Le professeur, bien qu'enthousiaste, m'a semblé un peu inconscient par moment, et je dois dire qu'il a de la chance d'avoir sa femme à ses cotés...

Il n'en reste que La vague est un roman intéressant ne fut-ce que pour ce coté humain, pour voir jusqu'où les hommes sont prêts à aller sous l'influence d'une personne qui parle juste plus fort que les autres. Un roman à lire au moins une fois.

vendredi 29 septembre 2017

Everything, everything

Autrice : Nicola Yoon
Editeur : Bayard
Parution : Avril 2016
Pages : 360

Résumé :

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Mon avis :

Il y a peu, j'ai étrenné une book jar, une boite contenant des titres de livres qui trainent dans ma PAL depuis plus d'un an, et pour ce mois de septembre, j'ai pioché Everything Everything, un livre dont on a beaucoup entendu parler sur la blogosphère. J'avoue que je l'avais acheté sans trop me renseigner dessus, la couverture ayant fortement attiré mon regard.

 Madeline est atteinte d'un mal nommé le DCIS, que nous connaissons sous le terme d'enfant-bulle. Elle est restée confinée dans la maison de sa mère depuis son plus jeune âge, vivant seule avec sa mère, son père et son frère étant décédé dans un terrible accident. La jeune fille a bien grandi depuis, entourée également par Carla, son infirmière attitrée et amie. Un beau jour, Maddy découvre que de nouveaux voisins viennent d'emménager, et elle découvre Olly, un jeune homme qui sera peut-être la clef de nouvelles découvertes.

Autant vous le dire, ne vous attendez pas à une redite de Nos étoiles contraires. Je le précise car c'est une crainte que j'avais en commençant ce roman. Maddy va petit à petit s'affranchir et s'imposer, en refusant d'être définie par sa maladie. Olly y est pour quelque chose, car c'est lui qui va lui donner la force et le déclic dont elle avait besoin pour sortir de sa bulle. "Le plus grand risque dans la vie, c'est de ne pas en prendre". Une phrase qui trouve tout son sens entre les pages de ce livre et qui nous permet de découvrir une histoire magnifique. Et je dois dire que je n'ai pas vu venir un certain rebondissement de situation qui a fait que je n'ai pas pu lâcher ce bouquin avant d'avoir tourné la dernière page !

 J'ai bien aimé la diversité du découpage de l'histoire, où des diagrammes, des illustrations ou encore des extraits de conversations électroniques se mêlent aux chapitres plus classiques. Ceux-ci sont souvent courts, pour une lecture rapide et pleine de plaisir.

 Everything everything est une ode à la vie, un message de liberté et d'émancipation, il nous dit de ne pas gaspiller notre vie et de savoir prendre des risques afin de ne pas avoir de regrets. Il faut savoir s'ouvrir au monde pour que le monde vienne à soi. Nicola Yoon fait passer, au travers de sa plume, des messages forts transmis par un duo de personnages attachants et hauts en couleurs.

 

jeudi 28 septembre 2017

Throwback Thursday #51 : Artiste en scène !


Bienvenue, chers panda, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday, le rendez-vous hebdomadaire lancé par la charmante BettieRose et qui nous permet de revenir sur des lectures passées, sur un thème donné.


Que voilà un thème qui me parle. Artiste moi-même mais aussi grand lecteur d'oeuvres illustrées, j'ai eu beaucoup d'idées pour ce thème, mais il y a une œuvre que j'ai envie de présenter :

Auteurs : Hirosuke Kizaki (dessins), Karibou Marley (scénario)
Editeur : Soleil Manga
Parution : 25 janvier 2006
Pages : 250


Ce manga parle de Nemu, une jeune fille de 13 ans qui possède un don incroyable pour le dessin. Celle-ci n'ose pas montrer ses créations en personne à la mangaka du coin, Reiko Itoh et les lui laisse dans sa boite aux lettres en n'indiquant que son nom...
C'est alors qu'elle fera la rencontre avec un autre mangaka à qui, cette fois, elle montrera ses planches en personne avec l'aide de ses camarades de classe, ce qui pourrait changer à tout jamais sa vie...

Les dessins de la vie est un manga calme et contemplatif, doté de dialogues courts, parfois même de cases muettes et qui laisse son récit avancer doucement mais sûrement. Cette douceur dans le rythme, que l'on retrouve d'ailleurs dans le caractère de Nemu, nous permet aussi de voir les personnages évoluer et grandir, mentalement et artistiquement. 

Au niveau des dessins, c'est du bonbon pour les yeux. Magnifiques, fins, précis et stylés, je suis admiratif devant ces planches, ces cases. Les expressions, l'encrage, tout me plait, me fascine et me donne envie de m'arrêter et d'observer. Les personnages sont représentés en animaux anthropomorphes, le plus souvent des chats, et ça passe tout seul. 


Véritable petite perle, Les dessins de la vie fait partie de ces livres qui resteront toujours dans ma bibliothèque. Il est d'autant plus tragique qu'il ne connaitra jamais de fin. D'abord parce que l'artiste Hirosuke Kizaki a mis en suspend ses trois séries, persuadé de ne pas pouvoir aller au-delà d'un tome par série. Mais surtout parce que l'artiste est décédé d'une crise cardiaque à 35 ans, en l'an 2000.

mercredi 27 septembre 2017

Je suis ton soleil

Autrice : Marie Pavlenko
Editeur : Flammarion Jeunesse
Parution : 8 mars 2017
Pages : 462

Résumé :

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.
Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.


Mon avis :

Il y a quelques jours, nous vivions la fin de l'été et le soleil hésitait encore à se montrer. Même si j'adore l'automne et ses couleurs, les doux rayons de soleil de l'été me manquaient, et quoi de mieux pour en retrouver un peu que de lire un livre dont le titre parle de cet astre ?

L'histoire de Je suis ton soleil nous fait rencontrer Déborah, qui vit avec ses parents et Isidore, le chien-clodo qui sent mauvais et dévore ses chaussures. La vie de la jeune fille est assez classique, avec les études et les amis, jusqu'à cet instant où elle aperçoit son père avec une femme qui n'est pas sa mère, alors qu'il leur raconte qu'il est débordé de travail. Ajoutons à cela le comportement de sa mère, qui se met à découper sans relâche dans des magazines et s'isole mentalement, et vous aurez déjà une petite idée du point de départ du scénario.

Je suis ton soleil, c'est d'abord une histoire sur la quête de soi, sur l'acceptation de soi et de ses choix. C'est un livre où on rencontre des gens qui sont à un moment de leur vie décisif, où ils doivent faire des choix et aller dans la direction qui leur convient. 

Mais c'est aussi une histoire portée par l'amour, sur plusieurs aspects. D'abord le coté familial, représenté par la famille de Déborah, qui d'abord se fissure, éclate, se retrouve en danger, pour finalement se révéler tellement plus fort qu'il brille et se répare, se modifie et se renouvelle. Il y a aussi cet amour amical, avec des personnages comme Eloïse, l'amie de Déborah, ou encore Jamal, le pote passionné par les grosses araignées. Et Victor, qui va osciller entre l'amour amical et l'amour avec majuscule. Et puis il y a Isidore, le chien pépère, une présence agressive olfactivement mais indispensable dans le foyer de notre héroïne.

Sous ses apparences d'histoire pour adolescents se cache un récit plus profond et assez touchant. Le style de Marie Pavlenko est fluide et teinté de dérision, c'est un plaisir de lire sa plume. 

Je suis ton soleil est un rayon de douceur, de rires et de larmes, et il ne manque pas de réchauffer notre coeur. Mention spéciale à cette couverture brillante qui ne manque pas de se faire repérer dans les rayons des librairies.

lundi 25 septembre 2017

Swap anti swap


Bienvenue, chers pandas, pour la découverte d'un nouveau swap. Au programme, ce sera un "anti swap". Vous ne savez pas ce que c'est ? Je laisse Laurence Authentique, l'organisatrice, vous l'expliquer :

"J'ai envie de vous proposer un anti-swap, un concept qui, même si le nom prête à confusion à mon sens, correspond à beaucoup de mes valeurs. Et je me suis dit que, peut-être, je n'étais pas la seule par ici.
J'ai découvert le principe sur la chaîne de Laëtitia "Le corps, la maison, l'esprit" et j'adore !
Un anti-swap c'est un swap SANS RIEN ACHETER.
Donc c'est recevoir plein de surprises, que ce soit des livres d'occasion, des MP déjà utilisés peut-être, des petits objets de seconde main, ou faits main d'ailleurs, uniquement des choses que vous avez déjà chez vous !
Alors peut-être que votre binôme aura chez elle un livre que vous rêvez d'avoir et qu'elle a déjà lu. Ou peut-être que vous découvrirez un livre dont vous n'avez jamais entendu parlé. Bien sûr, vous pourrez vous appuyer sur la bibliothèque Livraddict de votre binôme pour ne pas lui envoyer un livre qu'elle possède déjà
Pour rester dans l'état d'esprit, rien ne sera imposé, chacun sera libre de se mettre d'accord avec son binôme, tiré au hasard
Place à l'impro et à l'altruisme

L'occasion de montrer que les swaps ce n'est pas une question d'argent, de moyens, et qu'on peut tout à fait se faire plaisir en donnant une seconde vie à nos objets (sans transformer votre swap en poubelle, cela va de soi ! )

Vous l'aurez compris, pour apprécier cet anti-swap il faut aimer les surprises, les livres d'occasion, le seconde main, avoir cet état d'esprit de recyclage, d'économie, d'écologie... Etc."

C'est sûr que c'est un état d'esprit. Comme par exemple en tant que swappeuse, accepter de voir passer dans d'autres swaps des livres ou des MP qu'on a reçu/envoyé  Personnellement cela ne me pose aucun problème (tout comme revendre, échanger, etc.) mais si tu aimes conserver tes livres, tu as le droit "

Le but est principalement de faire plaisir, avec ce qu'on a chez soi. Une idée très plaisante, qui permet d'offrir une nouvelle vie à ses livres et à divers objets.

J'ai eu le plaisir de faire cet échange avec Shirley Vonkarot avec qui j'ai pu papoter, nous donnant l'occasion de nous découvrir. Je vous conseille également sa chaine Youtube.

Passons au contenu du swap. Shirley m'a gâté comme pas permis !


Je suis un gourmand, je ne le cache pas, et cette barquette de nougats ne va pas faire long feu. Je raffole du nougat !!


Un gel douche et une crème pour la peau, deux produits qui sentent très bon et que je suis curieux d'essayer dans la douche. En plus, j'ai vu que la crème peut aussi servir pour les pieds fatigués, ça tombe bien dans mon cas ^^


J'ai été très agréablement surpris en déballant ce livre. Il y a quelques années, j'ai trouvé le premier tome des Chroniques de Pont-aux-Rats, que je n'ai pas encore lu car je savais qu'un tome 2 était sorti mais impossible de le trouver. Je l'avais mis dans ma wish-list sur Livraddict sans trop y croire, et le voilà. Shirley, tu viens de combler une frustration et je t'en remercie !


Un assortiment de figurines super sympa ! Déjà, je suis fan de Sailor Venus, la figurine va aller décorer une de mes étagères à mangas ! J'adore le Dingo, je n'avais jamais vu cette gamme de figurines. Le Pez Yoshi m'a fait rire, car il y a quelques semaines, je regardais ce qui se faisait en Pez ces temps-ci et j'hésitais à en acheter un. Pratiques-tu la télépathie, Shirley ? Oh, et j'adore les figurines Frozen, en particulier le renne qui est tout bonnement a-do-ra-ble.


La trilogie des Chroniques du monde émergé ! Je lorgne dessus depuis quelques mois, j'en ai entendu tellement de bien, et ici je reçois les trois d'un coup ! Vous ne le voyez pas là, mais je frétille de joie ^^


Lors de nos discussions, nous avons découvert que nous aimons tous les deux les joies des agendas/planners/bullet journals. J'en ai commencé un cette année et je réussis à m'y tenir, et je m'amuse à le décorer. Shirley a eu le nez fin et m'offre carrément tout un kit avec des porte-mines (ça tombe très bien, le mien se fait vieux !), des post-its, un joli carnet bleu, des marqueurs à deux pointes, du masking tape aux motifs marins et des clips, pratiques pour mon agenda ! Sur la photo, j'ai aussi mis la superbe carte ^^

Que dire d'autre à part un énorme merci à toi Shirley ? Tout me comble, tout me plait, j'ai hâte d'étrenner ce matériel de papeterie et ces livres, ces nougats... bref, tout. Merci, et j'espère que nous garderons contact car c'est un plaisir d'échanger avec toi, et qui sait, peut-être nous retrouverons-nous sur un futur swap ?

Voici la vidéo de Shirley :

 

Merci aussi à Laurence pour l'organisation de ce swap. J'espère qu'une nouvelle édition sera lancée.

Sur ce, je vous laisse avec un de mes deux gredins qui a apprécié les rubans d'emballage et je vous dis à bientôt !